Primaire : la claque pour Arnaud Montebourg

Primaire : la claque pour Arnaud Montebourg

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6Medias, publié le dimanche 22 janvier 2017 à 20h48

C'est l'élimination surprise du premier tour de la primaire de la gauche, Arnaud Montebourg ne disputera pas la finale. Le chantre du "Made in France" a été évincé de la course ce dimanche 22 janvier.

Il était pourtant l'un des premiers parmi les 7 candidats à avoir lancé sa campagne en mai dernier au mont Beuvray, symbole d'une ascension qui n'aura finalement pas lieu. L'annonce d'un come-back après un départ tonitruant du gouvernement sur fond de désaccord sur la ligne économique défendue par François Hollande en 2014.



Une rupture consommée qui aurait pu lui servir tant l'exécutif est impopulaire. Il s'était alors retiré de la politique et lancé dans une reconversion. L'homme politique était devenu notamment vice-président du conseil de surveillance de la chaîne d'ameublement Habitat, ce qui lui avait valu quelques railleries. Mais ça, c'était avant le grand retour. Le 2 octobre dernier, sur TF1, il avait confirmé que c'était bien au sein de la primaire de la gauche que s'inscrivait sa candidature. Soutenu notamment par sa compagne, l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, l'ancien membre du gouvernement voulait croire que la voix qu'il avait portée haut comme ministre du Redressement productif pourrait encore résonner dans les urnes et que le cauchemar de la place du troisième homme dont il avait déjà été victime en 2011 ne lui aurait pas de nouveau été attribué.
Arnaud Montebourg, arrivé troisième au premier tour, a annoncé qu'il soutiendrait Benoît Hamon. "Nous avons combattu ensemble les politiques sociales libérales du gouvernement, nous avons quitté ensemble le gouvernement et veillé ensemble que nos prises de position restent compatibles, malgré nos différends", a-t-il déclaré. Il lui a fait part de "son soutien dans les prochaines épreuves".
L'ancien ministre du Redressement productif a profité de son discours pour tacler notamment Manuel Valls. Il a assuré que les électeurs avaient "massivement et sérieusement condamné le quinquennat en refusant de donner leurs voix à ceux qui collaboraient au gouvernement". Selon lui, "ils ont refusé de considérer que l'avenir du pays se jouerait sur des questions d'identité, mais ont préféré faire de leur priorité l'avenir du travail notamment".
 
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