Primaire de la gauche : deux députés PS rallient Emmanuel Macron et fustigent Benoît Hamon

Primaire de la gauche : deux députés PS rallient Emmanuel Macron et fustigent Benoît Hamon

Deux députés PS ont rallié Emmanuel Macron, le 29 janvier 2017, après la victoire de Benoît Hamon à la primaire de la gauche. (Photo d'illustration)

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Orange avec AFP, publié le lundi 30 janvier 2017 à 11h25

PRÉSIDENTIELLE - Il veut "rassembler tous les socialistes", mais Benoît Hamon, frondeur emblématique, risque de faire face à une véritable hémorragie d'élus et à une nouvelle fronde -des réformateurs, cette fois-ci.

L'unité était sur toutes les lèvres au Parti socialiste, dimanche 29 janvier après la victoire de Benoît Hamon à la primaire de la gauche. Pourtant, le rassemblement s'annonce compliqué pour le vainqueur de la soirée, "frondeur" et promoteur de la fracture au PS depuis 2014.

Dimanche soir, dès l'annonce de sa victoire, deux députés PS ont annoncé leur ralliement à Emmanuel Macron, a relevé Francetvinfo.



"Malgré ma loyauté sans faille au Parti socialiste auquel j'appartiens depuis 24 ans, il m'est, en conscience, impossible d'apporter mon soutien au vainqueur de la primaire", a écrit le député du Cantal Alain Calmette dans un communiqué. Il reproche à Benoît Hamon d'avoir "sapé de l'intérieur le quinquennat de François Hollande", d'avoir "organisé la division de la majorité parlementaire" et d'avoir "signé une motion de censure contre le gouvernement."

"Pour moi qui ai vécu de près la stratégie de destruction systématique des frondeurs, soutenir le plus emblématique d'entre eux est au-dessus de mes forces", explique-t-il.



Même son de cloche chez le député du Maine-et-Loire, Marc Goua : "il y a un clivage avec ceux qui, pendant les cinq dernières années, ont saboté ce mandat, a-t-il déclaré, cité par le Courrier de l'Ouest. Moi, je n'étais pas toujours d'accord avec le gouvernement mais, par discipline, j'ai voté toutes les lois." Et de conclure : "je confirme que je vais voter Macron."

Quant au député-maire de Wattrelos, Dominique Baert, il n'a pas encore officiellement rallié Emmanuel Macron, mais ses déclarations ne laissent que peu de place au doute. Cité sur Twitter par l'éditorialiste de La Voix du Nord Hervé Favre, il a assuré qu'il préférait son "cousin" Macron, au "faux-frère" Hamon.

Dimanche, avant le résultat de la primaire, les vallsistes s'inquiétaient déjà. La défaite de Manuel Valls, "cela voudrait dire que les trente enfants indisciplinés de la famille, les frondeurs, auront eu fromage et dessert !", avait ironisé un lieutenant de Manuel Valls, Luc Carvounas, dans le JDD.

"OBJECTION DE CONSCIENCE"

Le rassemblement sera d'autant plus difficile que ce sont deux lignes politiques profondément antagoniques qui se sont affrontées tout au long de la campagne, et avec une dureté particulière dans la dernière semaine, notamment sur les thèmes du travail et de la laïcité.

La ligne "progressiste d'Emmanuel Macron est bien plus proche de celle de Manuel Valls que de celle de M. Hamon. Les députés du Pôle des réformateurs ont d'ailleurs prévu de se retrouver mardi matin, et d'examiner un texte préparé par le député Gilles Savary. "C'est un droit de retrait de la campagne de (Benoît) Hamon, une sorte d'objection de conscience", avait-il expliqué à l'AFP vendredi. Selon le vallsiste Philippe Doucet, la moitié des députés réformateurs pourraient "être tentés par l'hypothèse Macron".

Interrogé sur BFMTV dimanche soir, le maire d'Evry Francis Chouat n'a pas exclu un ralliement à l'ex-ministre de l'Economie. Luc Carvounas a indiqué a contrario ne pas vouloir "voir une hémorragie depuis le PS vers Emmanuel Macron, un monsieur dont on ne connaît pas le programme et qui réunit d'ores et déjà Alain Minc, Jean Arthuis et Renaud Dutreil".

Pourtant, estime le Parisien, le PS s'attend à voir "quelques dizaines de ralliements" à l'ancien ministre de l'Economie. Quant au camp d'Emmanuel Macron, on espère que "chez les grands élus, les parlementaires, cela peut monter à quarante."
 
291 commentaires - Primaire de la gauche : deux députés PS rallient Emmanuel Macron et fustigent Benoît Hamon
  • Des tenants de l'aide droite du PS, plus proches des centristes que de la gauche. Ils ont peur pour leur siège et tentent d'être dans les premiers auprès du pasteur méthodiste énarque et banquier Macron. Si le choix au 2° tour de la présidentielle c'est Le Pen vs Macron, alors il restera aux Français à envoyer à l'Assemblée une forte majorité d'Elus de la vraie gauche pour contrer les politiques aussi néfastes l'une que l'autre, mais rien n'est encore joué. Au 1° tour: à gauche toute la vraie.

  • Eh, oui !

    A gauche comme à droite il y a des responsables honnêtes qui rejettent les extrémistes

  • Les socialistes qui rejoignent Macron ont-ils rendu leur carte a Cambadelis comme il était prévu ? Elle va etre belle la nouvelle assemblée.Les nouveaux frondeurs sont la.La France sera aussi bien gouvernée que sous Hollande.Ca promet

  • " En marche " devient le refuge de tous les laissés pour compte de la gauche, qui n' ont méme pas la pudeur d avouer le reniement de leur idéologie. Bien qu' il ne soit pas utile de renier quoi que ce soit lorsque le changement promis ne tient que par des utopiques promesses et utopiques changement de politique avec les mémes acteurs. C'est un Bis repetita de l'union de la gauche et du Centre de Bayrou comme en 2012, seule difference c'est Macron qui prend le rôle de Hollande. Et on en reprend pour 5 ans. Et le même refrain va perdurer avec la méme politique , cette fois cependant au profit du capital qui en recevra un peu plus, soutiens obligé.

    une très bonne analyse.

  • macron est un traite envershollande il brasse du vent sans proqramme ancien banquier il n'a rien fait pour les petits épargnants dont le fond euro continue de chuter ilétait au courant mieux que quiconque mais lui avait bénéficier de son ancienne société.

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