Primaire de droite : Nicolas Sarkozy est-il encore dans la course ?

Primaire de droite : Nicolas Sarkozy est-il encore dans la course ?

Nicolas Sarkozy, photographié lors de son meeting aux Sables-d'Olonne le 1er octobre 2016, attend le grand rassemblement au Zénith de Paris ce dimanche avec détermination.

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Orange avec AFP, publié le dimanche 09 octobre 2016 à 10h53

Mauvais sondages, ralliements d'anciens sarkozystes à Alain Juppé... Nicolas Sarkozy, en difficulté à six semaines du premier tour de la primaire de la droite, cherche la "martingale" : il a proposé deux référendums, sur l'immigration et la sécurité, vendredi sur France 2, avant son grand meeting ce dimanche soir 9 octobre au Zénith de Paris.

Il livre au JDD ses "états d'âme politiques" où se mélangent pêle-mêle chiffres, attirance-répulsion et piques à ses adversaires.

"Qu'est-ce que vous proposez ? Que je parte dans un monastère pour susciter moins de passions ?". Cette punchline "made in Sarkozy" sert d'introduction au JDD pour son article sur l'ex-chef de l'Etat et candidat à la primaire de droite. Distancé dans les sondages par Alain Juppé et attaqué de toutes parts, notamment sur ses casseroles judiciaires, Nicolas Sarkozy n'en reste pas moins fidèle à sa ligne de conduite : s'appuyer sur les chiffres qui lui sont favorables, comme ceux du JT de France 2 vendredi soir où il a annoncé la tenue de deux référendums le 18 juin 2017 s'il est réélu à la tête du pays.



Invité du 20 heures de la chaîne publique, M. Sarkozy a donc annoncé qu'en cas d'élection en 2017, il aurait "recours au peuple" sur deux questions, lors du second tour des élections législatives, le 18 juin 2017 : l'une portera sur "la suspension de l'automaticité du regroupement familial", l'autre sur l'internement administratif des fichés S "les plus dangereux". Proposer ces deux référendums, c'est "faire le choix de la démocratie", a affirmé l'ex-chef de l'Etat, après avoir évoqué l'"immense angoisse" des Français face aux problèmes "de l'emploi, de la sécurité et de l'islam politique" qui veut avoir "la main-mise sur une partie de la société". Il avait déjà promis lors de sa campagne de 2012 de recourir au référendum, notamment sur le droit des étrangers.


LA RÉFÉRENCE À DE GAULLE

Dans son entretien au JDD, il revient sur cette annonce intervenue seulement deux jours avant son grand meeting. "Il faut annoncer la mesure qu'on propose, laisser les pour et les contre s'exprimer et passer la voiture-balai avec deux jours de recul pour tirer les leçons et remettre le train sur les rails". Après de nombreux tacles dont ceux d'Edouard Philippe et de Gilles Boyer, juppéistes convaincus, Nicolas Sarkozy est donc prêt à expliquer ses annonces ce soir au Zénith de Paris. "Le référendum c'est quand même de Gaulle. On l'a appelé César, Bonaparte, on a dénoncé 'le coup d'État permanent'. Le camp de l'immobilisme est le même à travers les générations". Il table sur 7.200 personnes déjà inscrites et "150 journalistes".

Las des attaques à répétition, "buissoneries, bygmalionneries et autres copéisseries", l'ancien président de la République a "décidé de ne pas répondre. D'ailleurs qu'y a-t-il à répondre ? Si j'étais venu dire, 'maintenant il y en a marre', on aurait dit que j'étais touché". Il préfère se concentrer sur l'événement du jour, espérant capitaliser des points en vue de la primaire : ce doit être une "démonstration de la souveraineté populaire contre la souveraineté médiatique".


Pour lui, l'engouement suscité par Alain Juppé, qui creuse l'écart d'après le dernier sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour le 13h15 de France 2 publié ce dimanche, n'est qu'"un phénomène artificiel. Y a-t-il un déplacement où il ait suscité l'amour ? Une réunion publique où il y ait du monde ? Un de ses livres qui ait marché ? C'est totalement hors sol. Si vous regardez l'électorat de droite, c'est plié : c'est moi". Une bonne façon de fustiger l'ouverture de la primaire à tous les électeurs, et notamment à ceux de gauche qui pourraient voter 'tout sauf Sarkozy" et d'abonder dans le sens des sarkozystes qui s'en plaignent également : "Ils mobilisent le cœur des électeurs de droite qui ne veulent pas se laisser voler la primaire".
 
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