Primaire à gauche : qui soutient qui dans le duel Hamon/Valls ?

Primaire à gauche : qui soutient qui dans le duel Hamon/Valls ?

Benoît Hamon et Manuel Valls (photo-montage).

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Orange avec AFP, publié le mercredi 25 janvier 2017 à 12h07

Au lendemain du premier tour de la primaire de "La Belle Alliance populaire" réunissant le PS et ses alliés, les rapports de force se font plus précis en vue du duel entre Benoit Hamon et Manuel Valls. Le vainqueur du "1er round" peut d'ores et déjà compter sur un soutien de poids attendu, en la personne d'Arnaud Montebourg.

Le "troisième homme" de la primaire, qui a récolté un peu plus de 18% des voix, a fait savoir qu'il voterait Benoît Hamon au second tour, et a appelé ses électeurs à en faire autant.

Chez les autres candidats, les sons de cloche sont divers. Vincent Peillon n'a pas donné de consigne de vote, mais a appelé les électeurs à "amplifier encore leur vote". L'ancien ministre, arrivé en quatrième position avec un score en dessous des 7% ne s'est pas exprimé sur son propre choix au second tour, se contentant de féliciter "les deux finalistes" et d'adresser un "pensée amicale à Arnaud Montebourg. "J'appelle les électrices et les électeurs à amplifier encore leur vote", a-t-il lancé, évoquant une participation "moyenne".

LES "AUBRYSTES" POUR HAMON, DE RUGY VA SE DÉCIDER (OU PAS)

Jean-Luc Bennahmias, arrivé dernier (1%) du premier tour, se refuse également à prendre clairement parti quant à une consigne de vote. "À titre personnel, je reste partagé. (Manuel) Valls est le plus présidentiable mais c'est (Benoît) Hamon qui va gagner", indique le président du "Front démocrate".

Lundi, le Parti radical de gauche (PRG) a entériné son soutien à Manuel Valls pour le second tour de la primaire socialiste élargie, confirmant l'annonce de Sylvia Pinel. La présidente du PRG a récolté un peu moins de 2% des voix. Le bureau national du parti a "entériné l'engagement du parti derrière la candidature de Manuel Valls pour le second tour des primaires citoyennes".

Le candidat écologiste à la primaire socialiste élargie, François de Rugy, ne "pourra pas voter pour Benoît Hamon" au second tour, mais "à ce stade" n'apporte pas son soutien à Manuel Valls.

Chez les "grands noms" du PS n'ayant pas pris part à la primaire, Martine Aubry et ses proches, dont plusieurs parlementaires et anciens ministres, se sont positionnés en faveur de Benoît Hamon dans une lettre ouverte. "Dimanche prochain, nous voterons Benoît Hamon et nous appelons les électeurs de gauche à se mobiliser nombreux pour lui donner la force, demain, de rassembler les gauches que nous n'avons jamais crues irréconciliables (...) et, après-demain, l'énergie pour conduire la France vers une société plus juste, plus forte et plus durable", écrivent la maire de Lille et vingt autres signataires.

"En plaçant Benoît Hamon en tête du scrutin, avec 36% des suffrages exprimés, les électeurs des primaires ont adressé un message clair, le choix d'une gauche solide sur ses valeurs, lucide sur le défi social-écologique, porteuse d'une Europe refondée, et innovante sur ses solutions d'avenir", poursuivent-ils.

SÉGOLÈNE ROYAL, L'ÉLECTRON LIBRE ?

Chez les membres du gouvernement, c'est globalement Manuel Valls qui emporte l'adhésion. Comme l'a confirmé Stéphane Le Foll, le porte-parole, sur France Info, mercredi 25 janvier. Interrogé longuement sur son choix pour le second tour de la primaire socialiste élargie, Stéphane Le Foll a répété qu'il "n'irait pas voter pour Benoît Hamon", ce qu'il avait déjà indiqué mardi en marge de ses voeux à la presse. Comme les journalistes lui demandaient avec insistance pour qui il voterait, le porte-parole du gouvernement, proche de François Hollande, s'est contenté d'indiquer qu'il voterait "pour les idées qu'(il a) toujours défendues". Reconnaissant que ses échanges avec les journalistes sur cette question relevaient du "sketch", il a clairement indiqué qu'il ne voulait pas dire qu'il voterait pour Manuel Valls : "Non, parce que je ne veux pas qu'on laisse penser que (...) la seule question à laquelle je dois répondre, c'est le nom de la personne".


"Valls a été Premier ministre (...), j'ai été membre du gouvernement de Manuel Valls. Je sais très bien que Benoît Hamon a fait d'autres choix, sur la question du quinquennat, a fait des propositions (...) que je ne partage pas, mais vraiment pas", a-t-il développé. "Donc moi je suis en responsabilité. Mais j'ai parfaitement aussi, par l'attitude qui a été la mienne, montré que je n'étais pas engagé dans cette primaire". Stéphane Le Foll a aussi souligné à l'adresse des candidats qu'il faut "que tout le monde reste avec l'état d'esprit qu'il y aura besoin de se rassembler".

Seule exception : Ségolène Royal. La ministre de l'Écologie a réaffirmé mercredi sur BFMTV/RMC qu'Emmanuel Macron est un homme de gauche. Si le candidat du PS n'est pas suffisamment bien placé dans les sondages à quelques semaines de l'élection, "il faut se réunir et se dire : comment fait-on pour assurer la présence de la gauche au second tour de l'élection présidentielle ?", a expliqué la candidate du PS à l'élection présidentielle de 2007. "Ce que je soutiendrai, c'est le rassemblement, avec le vainqueur des primaires bien évidemment (...) ou avec Emmanuel Macron", a-t-elle souligné. "S'il y a plusieurs candidats à gauche, il n'y a aucune chance".
 
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