Primaire à droite : Sarkozy se rangera derrière le vainqueur en cas de défaite

Primaire à droite : Sarkozy se rangera derrière le vainqueur en cas de défaite

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, le 18 mai 2016 à Paris.

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le lundi 29 août 2016 à 10h27

Nicolas Sarkozy continue son marathon médiatique. Sur RTL, l'ancien chef de l'État a réaffirmé ce lundi 29 août sa volonté de faire voter un loi "qui viserait spécifiquement" le port du burkini sur la plage et dans les piscines.

Il a également assuré qu'en cas de défaite à la primaire de droite, il ferait "partie du rassemblement" derrière le candidat vainqueur.

"Celui qui sort premier rassemble tous les autres, je rassemblerai tout le monde, si c'est pas le cas je ferai partie du rassemblement", a affirmé Nicolas Sarkozy. "Il y a une règle, cette règle elle s'applique". Interrogé sur une possibilité de se présenter seul, même en cas d'échec à la primaire des Républicains, l'ex-président du parti a répondu : "en aucun cas". L'ex-président s'est également justifié sur son retour en politique, alors qu'il avait déclaré pendant la campagne présidentielle de 2012 qu'il la quitterait en cas de défaite. "J'étais parfaitement sincère. Et au bout de deux ans et demi, j'ai vu mon parti d'alors, l'UMP, qui s'effondrait, François Fillon et Jean-François Copé qui se déchiraient, Marine Le Pen qui triomphait. Il a fallu que je reprenne le travail et que je redresse ma formation politique".

"Dix-huit mois après elle est devenue la première formation politique de France. J'ai rassemblé mes amis, nous avons gagné les départementales, les régionales, nous avons rétabli la situation financière du parti", a-t-il expliqué. "Croyez moi, j'étais très heureux dans ma vie d'avant. Mais puisqu'un défi se présente, que ce défi s'appelle la France (...) j'ai bien l'intention de le mener de toutes mes forces".

"JE N'ATTAQUERAI PAS MON ANCIEN PREMIER MINISTRE"

L'ancien président a également expliqué qu'il "ne se donnera(it) pas le ridicule" de répliquer à François Fillon, auteur dimanche lors de sa rentrée politique à Sablé-sur-Sarthe d'une formule assassine sur la probité en politique. François Fillon "a été un bon Premier ministre. Je ne me donnerai pas le ridicule d'attaquer celui avec qui j'ai travaillé pendant cinq ans", a-t-il déclaré. "Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen", avait lancé le député de Paris, après avoir indiqué qu'"il ne sert à rien de parler d'autorité quand on n'est pas soi-même irréprochable". Nicolas Sarkozy est mis en examen dans deux affaires.

A quoi attribuer la pique de François Fillon ? "Une liaison entre les chiffres (...) et la nervosité ambiante", a analysé l'ancien président, alors que son ancien Premier ministre ne décolle toujours pas dans les sondages. "Il y a beaucoup de gens qui sont contre les primaires parce qu'ils ont peur que la droite revienne à ses démons de la division". L'ancien président de la République trouverait "parfaitement ridicule de se déchirer sous les yeux ébahis des Français qui souffrent et sont inquiets". "Je n'attaquerai pas mon ancien Premier ministre, je n'attaquerai pas mes ministres", a-t-il insisté. "Dans deux mois et demi, il faudra bien qu'on se rassemble".

Invité de RMC et BFMTV, François Fillon a maintenu cette formule. "On a un problème de probité" en politique. "Vous avez 18 millions à l'UMP qui ont disparu et que personne n'a retrouvés", a-t-il dit, en référence à l'affaire Bygmalion. L'ancien Premier ministre, que Nicolas Sarkozy avait qualifié à l'époque de "collaborateur", a assuré qu'"en 2012, une grande partie de la majorité de l'époque me le demandait (d'être candidat) et pensait que Nicolas Sarkozy ne serait pas réélu". "Je n'ai jamais pensé être candidat parce que j'étais loyal, j'étais le Premier ministre choisi par le président de la République (...) J'ai été loyal et discipliné. Simplement je le dis aujourd'hui, je pense que j'aurais pu gagner l'élection de 2012", a-t-il dit.

LE BURKINI, "UNE PROVOCATION DE L'ISLAM POLITIQUE"

Sur RTL, Nicolas Sarkozy a réclamé une loi "qui viserait spécifiquement" le port du burkini sur une plage et dans les piscines, une "provocation de l'islam politique" due à "l'absence d'autorité" qu'il souhaite "restaurer" en 2017. "Qu'est-ce que c'est, la liberté, quand il y a la tyrannie des minorités ?", a-t-il lancé, commentant la décision du Conseil d'Etat suspendant un arrêté anti-burkini pris dans une commune des Alpes-Maritimes. "Aujourd'hui, je demande une loi parce qu'on ne peut pas laisser les maires seuls face à cette situation. Une loi d'interdiction, je ne sais pas s'il faut dire le costume de bain islamique ou le burkini, je n'en sais rien... C'est une loi qui viserait spécifiquement le port d'une burkini sur une plage, et dans les piscines".

L'inconstitutionnalité d'une telle loi, mise en avant par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve ? "Parfait. Très bien. Et bien on change la constitution ! On l'a changée une petite trentaine de fois, ce n'est pas gênant. La question qui est posée : est-ce que c'est la société qui s'adapte au droit, ou le droit à la société ?", a rétorqué Nicolas Sarkozy. Sinon, "quelle va être la prochaine demande ? Je vais vous le dire, c'est très simple : on va nous demander des horaires à la piscine pour les femmes et pour les hommes. Et puis à l'arrivée, dans dix ans, qu'est-ce qui va se passer ? (...) "Celles qui ne porteront pas le burkini vont être désignées par leur communauté comme fautives. C'est ce que j'appelle la tyrannie des minorités. Quand même, la liberté de la femme, ce n'est pas rien !"

"C'est une provocation d'un islam politique qui teste la résistance de la République. Il s'agit de savoir si la République est plus forte, si dans le pays il y a une autorité ou pas, je souhaite incarner cette autorité, je souhaite le rétablissement de cette autorité, et je dis que c'est l'absence de règles et d'autorité qui explique cette pagaille généralisée et qui autorise et explique tous les débordements qu'on a vus cet été", a-t-il poursuivi. "Nous avons un mode de vie, nous avons des coutumes, nous avons des usages, nous avons des principes, et je n'ai nullement l'intention d'accepter le moindre compromis raisonnable sur ce sujet".
 
112 commentaires - Primaire à droite : Sarkozy se rangera derrière le vainqueur en cas de défaite
  • Enfin un homme politique réaliste....bravo Nicolas.

  • l est vrai que nous ne sommes plus du tout habitués aux candidats qui ne sont préoccupés que de l'intérêt général et non de leur seul intérêt personnel ! Bravo !

  • avatar
    SANCTION  (privé) -

    "Sarkozy se rangera derrière le vainqueur en cas de défaite "

    On peut croire en sa parole, il devait arrêter la politique en 2012 s'il était battu ....

    Il t a expliqué pourquoi il est revnu et il a bien fait puisqu'il a remis la droite sur la bonne route. Vive Sarko, comique

    Merci jopjo pour ce commentaire. Vous trouvez qu'il a remis la droite sur la bonne voie? Lorsque l' on voit les rivalités, les coups bas entre les différents " ténors " de la droite , votre commentaire est déphasé par la réalité. Les républicains est un parti ou grouillent les intrigants. De plus Sarkozy depuis qu'il est président du parti, a multiplié les meetings les réunions sans se soucier de l'état du parti qui est en faillite avec une dette abyssale. Sarkozy ne sait pas compter, Pendant la campagne de 2012 il voulait toujours plus de meetings, des meetings toujours plus grands sans imaginer ??? que cette frénésie de meetings avait un cout ( 18 millions de fausses factures dans l'affaire Bygmalion pour masquer le véritable cout de sa campagne)
    Non merci

  • Un ensemble de commentaires élogieux pour celui qui a été vaincu pour un tas de bonnes raisons en 2012,si quelqu'un a une traduction du phénomène....Merci

  • Sa sincérité est à géométrie variable et imprévisible !

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]