Primaire à droite : Pécresse soutient Juppé et s'en explique

Primaire à droite : Pécresse soutient Juppé et s'en explique

La présidente Les Républicains de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, le 30 août 2016 à Paris.

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le mercredi 02 novembre 2016 à 09h18

VIDÉO - C'est un soutien de choix pour Alain Juppé. Valérie Pécresse a annoncé mardi qu'elle soutiendrait le maire de Bordeaux dès le premier tour de la primaire de la droite et du centre (20 et 27 novembre).

Pour l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy, proche de François Fillon, c'est "le choix de la bonne personne à la bonne place".

"J'ai longuement réfléchi à ce qui, pour moi, est le meilleur choix pour le pays aujourd'hui et j'ai décidé de soutenir dès le premier tour Alain Juppé. Il sera un président fort, qui saura réformer et restaurer l'autorité de l'État. Après cinq ans de mandat de François Hollande, il est impératif de relever la fonction présidentielle qui a été abaissée", a expliqué au Figaro la présidente LR de la région Île-de-France, assurant que son choix a été "difficile à faire". "J'ai été la ministre de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Je sais que François Fillon a l'étoffe d'un homme d'État. Mais je pense que le score entre les deux favoris va être serré et qu'il faut faire un choix clair dès le premier tour de la primaire. L'enjeu est maximum", a-t-elle ajouté comme pour mieux mettre en garde contre une possible victoire de Nicolas Sarkozy.

"JE SUIS À 150% À LA RÉGION"

Interrogée ce mercredi sur RTL pour savoir si elle accepterait de devenir Premier ministre si Alain Juppé était élu président, Valérie Pécresse a assuré qu'elle n'avait "pas l'intention de quitter l'Île-de-France". "Tout peut se refuser, je suis à 150% à la Région", a-t-elle insisté, affirmant que "la question ne se pose pas". "Je ne le souhaite pas, je ne le demande pas et on ne m'a rien promis", a-t-elle ajouté.


"Alain Juppé a deux atouts majeurs, le premier c'est qu'il a dit qu'il ne ferait qu'un seul mandat, il sera totalement libéré de ce désir de plaire, de séduire qui hante toux ceux qui veulent être réélus", a-t-elle ajouté. "Son deuxième atout, c'est qu'il a dit qu'il ferait des ordonnances dès l'été", a-t-elle insisté, se disant "persuadée que les réformes se font dans les trois premiers mois". "Aujourd'hui, mon choix c'est le choix de la bonne personne à la bonne place, c'est la question de qui est l'homme de la situation pour la France. Ma réponse est claire c'est Alain Juppé qui sera le président fort et respecté".


Valérie Pécresse a expliqué que seulement "six candidats" à la primaire avaient répondu à sa lettre, envoyée début septembre, dans laquelle elle évoquait  sa "vision de la France". "Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas me répondre", a-t-elle dit. "J'ai bien senti que l'idée même que je défendais, qui était que le président de la République allait devoir faire de grandes réformes régaliennes (...) mais qu'il fallait qu'il lâche prise, et que beaucoup d'innovations sociales, économiques, écologiques, se feraient par les territoires, par les associations, par les acteurs économiques, bref, une nouvelle décentralisation, une nouvelle participation citoyenne, j'ai senti que tout ça n'était pas conforme à son idée de la présidence de la République", a-t-elle ajouté.

Elle appelle "tous les électeurs de la droite et du centre" à se mobiliser pour Alain Juppé lors du scrutin des 20 et 27 novembre. "Certains se disent 'on votera plus tard'. C'est cela le danger. S'ils s'abstiennent, ils peuvent être privés de leur choix", avertit-elle encore.
 
60 commentaires - Primaire à droite : Pécresse soutient Juppé et s'en explique
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]