Primaire à droite : les concurrents de Sarkozy l'exhortent à se présenter

Primaire à droite : les concurrents de Sarkozy l'exhortent à se présenter

Nicolas Sarkozy a jusqu'au 25 août pour officialiser sa candidature à la primaire de la droite et du centre.

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Orange avec AFP, publié le mercredi 08 juin 2016 à 16h48

- François Fillon, Benoist Apparu, Nathalie Kosciusko-Morizet... Plusieurs voix se font entendre pour demander à Nicolas Sarkozy d'annoncer rapidement sa candidature à la primaire de la droite et du centre et de quitter la tête des Républicains (LR).

Ils redoutent un mélange des genres et craignent à demi-mots que le président des Républicains profite des moyens du parti pour faire campagne. -

La non-officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy agace à droite. "Nicolas Sarkozy fait des meetings, rencontre les militants et fait une vraie campagne de terrain. Je pense qu'une clarification serait utile", a notamment lancé lundi Jean-Pierre Raffarin sur France Inter. L'ancien Premier ministre s'est rangé depuis plusieurs semaines derrière Alain Juppé. Selon Le Parisien, mardi soir c'est Nathalie Kosciusko-Morizet qui a décrié en plein bureau politique LR "l'inégalité des moyens" entre les candidats. "Si je fais des salles remplies de monde et que d'autres font des salles à moitié vides, c'est peut-être aussi qu'il y a une inégalité de talent", lui a renvoyé Nicolas Sarkozy en pleine assemblée. "On lui reproche d'utiliser les moyens du parti mais il faut bien quelqu'un pour tenir la boutique", explique au quotidien un cadre du parti. "Et il ne va pas non plus rien dire et rien faire pendant que les autres sont tranquillement en campagne".

NICOLAS SARKOZY PEUT ATTENDRE JUSQU'AU 25 AOÛT
Selon les statuts, le président du parti - s'il se déclare - doit quitter ses fonctions au plus tard quinze jours avant la date limite de dépôt des candidatures fixée au 9 septembre. "Il doit démissionner avant le 25 août. Et avant, c'est son calendrier", a rappelé mardi le député LR, Thierry Solère, président du comité d'organisation de la primaire. Peut-il rester président du parti alors que sa candidature ne fait guère de doute ? "On a besoin d'un chef de parti. Il a été élu". "Vous ne pouvez pas organiser des primaires si le parti ne fonctionne pas", a-t-il répondu sur I-Télé. "Cela traduit l'inquiétude et la fébrilité chez ses concurrents", explique Éric Ciotti, l'un des soutiens de Nicolas Sarkozy. Pour le député des Alpes-Maritimes "Nicolas Sarkozy a été élu président des Républicains par les adhérents du parti", il est donc "légitime à s'exprimer à ce titre".

"Juridiquement parlant, il n'y a rien à dire. Financièrement parlant, il n'y a aucun problème. Politiquement parlant, le plus tôt sera le mieux", a expliqué Benoist Apparu, proche d'Alain Juppé, mardi sur France Info. "On voit bien que Nicolas Sarkozy est en campagne. C'est naturel d'ailleurs, il est revenu pour ça, il est légitimement candidat", a ajouté le député de la Marne alors que l'ancien chef de l'État tient un meeting à Saint-André-lez-Lille (Nord) ce mercredi soir. S'il "écarte" la question de l'utilisation par Nicolas Sarkozy de l'argent du parti, Benoist Apparu estime que "si on veut éviter ce type de suspicion pour la primaire, qu'on ait tous les candidats sur la table au plus vite ce sera plus clair pour tout le monde". La semaine dernière, Bernard Accoyer, soutien de François Fillon, avait lui aussi demandé à Nicolas Sarkozy d'"éclaircir sa situation".


FRANÇOIS FILLON EXPRIME SES DOUTES
Invité du journal télévisé de TF1 mardi soir, François Fillon a estimé que Nicolas Sarkozy est "face à sa conscience". "Les statuts de notre formation politique prévoient que quand il annonce sa candidature, il doit quitter la présidence du parti. C'est son choix, c'est lui qui maîtrise le calendrier", a déclaré l'ancien Premier ministre. "Ce que je vous dis simplement, c'est que je mène ma campagne en pleine transparence sans toucher un sou de mon parti, de ma formation politique, avec les dons que m'apportent les Français".

Lui aussi candidat, Hervé Mariton appelle Nicolas Sarkozy à "afficher la couleur". "Il faut être franc du collier. Ca veut dire aussi, quand on est candidat, de l'assumer explicitement, plutôt que d'être candidat tout en l'étant sans l'être, enfin avec toutes ces hypocrisies qui sont dans la démarche de Nicolas Sarkozy aujourd'hui". Douze candidats ont d'ores et déjà annoncé leur candidature à cette primaire (20-27 novembre) : Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Mariton, Nadine Morano, Frédéric Lefebvre, Geoffroy Didier, Jacques Myard et Jean-Frédéric Poisson.
 
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