Présidentielle: le terrorisme envenime le dernier jour de campagne

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 La maire de Paris, Anne Hidalgo (au centre à gauche) et la maire du 8e arrondissement Jeanne D\

La maire de Paris, Anne Hidalgo (au centre à gauche) et la maire du 8e arrondissement Jeanne D'hauteserre (au centre à droite) se recueillent, le 21 avril 2017, à l'endroit où un policier a été abattu la veille

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© AFP, FRANCOIS GUILLOT
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AFP, publié le vendredi 21 avril 2017 à 20h48

Présidentielle: la question de la lutte contre le terrorisme a envenimé le dernier jour de la campagne présidentielle

La lutte contre le terrorisme a envenimé le dernier jour de la campagne présidentielle, qui s'achève officiellement ce vendredi à minuit, le Premier ministre accusant Marine Le Pen et François Fillon d'avoir fait "le choix de l'outrance et de la division".

Plusieurs candidats -Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron- ont annulé leurs derniers déplacements après l'attentat qui a coûté la vie à un policier jeudi soir à Paris, mais ont saisi l'occasion pour défendre leur projet en matière de sécurité. L'occasion d'ultimes attaques pour la candidate du Front national et celui de la droite.

La présidente du FN a ouvert les hostilités dans une déclaration depuis son QG de campagne parisien. "Depuis dix ans, sous les gouvernements de droite et de gauche, tout a été fait pour que nous perdions" la "guerre qui nous est menée", a-t-elle dénoncé.

François Fillon s'est dit prêt à combattre le terrorisme "d'une main de fer". "Certains n'ont semble-t-il pas encore totalement pris la mesure du mal qui nous agresse", a-t-il critiqué. 

Marine Le Pen "cherche comme après chaque drame à en profiter pour instrumentaliser et diviser", a répliqué Bernard Cazeneuve depuis le perron de Matignon. Quant aux 10.000 créations de postes de policiers promises par François Fillon, "comment croire sur ce sujet un candidat qui lorsqu'il était Premier ministre en avait supprimé 13.000 dans les forces de sécurité ?", a-t-il fustigé.

Emmanuel Macron s'est dit dans une courte allocution "prêt" à assumer "le rôle premier" du président de la République qui est de "protéger les Français", promettant d'être "implacable dans le combat" pour la sécurité.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon a appelé  dans une allocution ses concurrents à la présidentielle à respecter leur "devoir de sang-froid" et à "éviter les polémiques grossières et vulgaires".

Le candidat de La France insoumise, qui a souhaité "ne pas interrompre le processus de notre démocratie", a participé vendredi soir à Paris à un "apéro insoumis" en compagnie de l'Espagnol Pablo Iglesias, le leader de Podemos, au cours duquel il a célébré une "Europe des rebelles".

De son côté, Benoît Hamon a annulé un déplacement en matinée mais maintenu un discours à Carmaux (Tarn) en fin d'après-midi. "Nous ne céderons rien" face aux "terroristes" islamistes, ni aux "intégristes antirépublicains entourant" Marine Le Pen, a lancé le candidat PS sur les terres de Jean Jaurès.

- fin des sondages -

François Hollande, qui a annulé un déplacement en Bretagne, a présidé tôt un Conseil de défense, avant de se rendre avec Bernard Cazeneuve et le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl au chevet du policier grièvement blessé dans l'attentat des Champs-Elysées, à l'Hôpital européen Georges-Pompidou, puis à la Préfecture de police de Paris.

"Rien ne doit entraver ce moment démocratique fondamental pour notre pays", a déclaré le Premier ministre à l'issue du Conseil de défense.

Tous les bureaux de vote de la capitale qui auront besoin d'un renfort d'agents de sécurité en seront pourvus, a assuré de son côté la mairie de Paris.

La campagne officielle s'achève ce vendredi à minuit, les médias n'ayant plus le droit de publier ou de diffuser sondages ni déclarations des candidats jusqu'à dimanche 20H00, lorsque les premiers résultats seront annoncés.

Les derniers sondages publiés vendredi, mais réalisés en partie avant l'attentat, donnent toujours une légère avance à Emmanuel Macron (23 à 24,5%) devant Marine Le Pen (22 à 23%), François Fillon (19 à 21%) et Jean-Luc Mélenchon (18 à 19,5%). Mais les écarts sont suffisamment faibles pour que tous les scénarios restent possibles pour la qualification au second tour, d'autant plus qu'environ trois Français sur dix se disent encore indécis.


Benoît Hamon restait sous les 10% d'intentions de vote, et les six autres candidats (Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, François Asselineau et Jacques Cheminade) sous les 5%.

 
103 commentaires - Présidentielle: le terrorisme envenime le dernier jour de campagne
  • Le terrorisme islamiste contrecarre les savants calculs des manipulateurs de gauche qui ont pensé qu'ils pouvaient garder le pouvoir en détournant habilement l'attention des français sur autre chose. Pas de bol pour eux, la triste réalité qu'ils ont très largement contribué à répandre après des décennies de politique laxiste et irresponsable leur saute à la figure à la veille du scrutin.

    Malgré la récupération honteuse, les français n'ont donné que 22% à l'héritière, contre 30 aux régionales.

  • Tous les forts en gueule , tous les moi je , tous les YAKA , sachez que contre un terroriste qui n'a pas peur de mourir on ne peut rien prevoir , on ne peut pas faire grand chose . Comme un chauffeur bourré qui prend sa voiture et part sur la route . Ceux qui disent : avec moi il ne se serait rien arrivé sont des menteurs dangereux . Condoléances aux familles et restez vigilants . N'écoutez pas ceux qui n'ont jamais rien fait d'autre que de bramer a la lune ..

  • C'est bien triste de lire " comme aprés chaque attentat".. ce n'est pas la réaction de certains politiques qui est regrettable mais que notre sol soit endeuillé régulièrement par des "touristes"que nous avons accueillis sur notre sol , eux ou leurs familles...

    Il y a en France 1 femme qui meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint . Accusez vous les parents , les enfants de ce criminel ? Des fanatiques il y en a toujours eut et de partout dans le monde . Accusez vous les ancêtres Italiens d'un mafieu ? Alors n'accusez pas a tort tout le monde ...

    Et pourquoi marcheavant,ces terroristes sortent ils toujours du même milieu?

    Enmarcheavant, citez moi deux faits divers récents provoqués par des italiens, venus pourtant en nombre en France?

  • Ce terroriste qui se revendique de l'état islamiste (voir la lettre qu'il a laissée) est un multirécidiviste qui avait déjà fait l'objet d'une interpellation en février dernier ?!
    La justice de ce pays a touché le fond depuis longtemps.

  • Campagne "envenimée" ?
    Mais par quoi et surtout par qui ?
    Surtout par une certaine dame qui croit avoir toutes les solutions démagogiques en flattant ses serfs prêts à gober la plus bêtifiante de ses propositions comme celle de "fermer les frontières françaises" !!!!!
    Sans évoquer l'expulsion des fichés 'S' quand on apprend que l'auteur de l'attentat est français et pas fiché !
    Voilà comment elle va se trouver demain à moins de 20% et lui dire enfin bye bye le 7 mai prochain

    Pindare  (privé) -

    Bravo arausio, vous avez fait de Marine un concept peu flatteur; mieux encore; vous conférez à cette femme l'insigne honneur de l'incarner à elle toute seule.

    Mais on va la retrouver avec son groupe à l'assemblée nationale nouvelle ....

    Entièrement d'accord avec vous mais il est difficile de faire comprendre aux fanatiques que leur égérie et ses troupes n'ont seulement aucune compétence et qu'ien plus ils tapent dans la caisse . 28% des élus FN aux municipales en particulier ont désertés le parti . Mais leur vote est acquis aux FN .difficile de faire comprendre

    A mon avis ceux qui enveniment notre pays sont ceux qui agressent et tuent dans nos rues...vous pouvez dire ce que vous voulez...c'est ce qu'il faut constater..

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