Philippe: une "surprise", mais qui ne remet pas "en cause" le Brexit

Philippe: une

Le Premier ministre français Edouard Philippe à Paris, le 6 juin 2017

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AFP, publié le vendredi 09 juin 2017 à 09h23

Edouard Philippe a jugé vendredi que les résultats du vote en Grande-Bretagne, où les conservateurs ont perdu la majorité absolue, constituaient "une forme de surprise", mais ne remettaient pas "en cause en quoi que ce soit" la position des Britanniques sur le Brexit.

"Les Britanniques se sont exprimés, ils ont voté, donné une majorité au parti conservateur, mais cette majorité est relative, ce qui constitue à bien des égards une forme de surprise", a déclaré le Premier ministre sur Europe 1.

"Je ne suis pas sûr qu'il faille lire les résultats de ce scrutin comme remettant en cause en quoi que ce soit la position exprimée souverainement par les Britanniques sur le Brexit", a affirmé M. Philippe, interrogé sur de possibles conséquences de ce vote sur les négociations de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

"De toutes façons, ce seront des discussions qui seront longues et qui seront complexes", a-t-il pronostiqué.

Selon lui, le scrutin outre-Manche a "assez peu porté sur le Brexit, mais beaucoup plus sur des considérations de politique intérieure, liées par exemple à la sécurité", après les attentats qui ont frappé le pays.

"Donc peut-être que la tonalité des discussions (sur le Brexit, ndlr) s'en trouvera affectée, peut-être que les interlocuteurs s'en trouveront modifiés, mais je ne crois pas qu'il faille lire dans ce scrutin autre chose que la volonté exprimée par les Britanniques de choisir majoritairement le parti conservateur, mais avec une moindre intensité que ce qu'on pensait", a-t-il ajouté.

"Quel que soit le gouvernement qui sort des urnes, ce sera l'interlocuteur légitime du gouvernement français", a également déclaré le Premier ministre, soulignant que "le Royaume-Uni est un allié extrêmement important et décisif pour la France".

La Première ministre conservatrice Theresa May était pressée de démissionner vendredi, au lendemain d'élections qui ont vu son parti perdre la majorité absolue au Parlement britannique, un résultat qui plonge le pays dans l'incertitude peu avant l'ouverture des négociations du Brexit.

Mme May avait convoqué ces élections législatives anticipées en comptant en obtenir une majorité renforcée pour négocier la sortie de l'Union européenne.

En perdant sa majorité absolue au Parlement, la cheffe du gouvernement conservateur a non seulement raté son pari de renforcer son autorité, mais elle a également jeté le trouble sur sa capacité à imposer sa ligne lors des discussions avec Bruxelles, censées commencer dans dix jours, estiment des experts.

 
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