"Pas là pour faire une tournée d'adieux, c'est pas Aznavour", assène Baroin à propos de Hollande

"Pas là pour faire une tournée d'adieux, c'est pas Aznavour", assène Baroin à propos de Hollande

Le président François Hollande le 18 novembre 2015 à Paris, serre la main du président de l'association des maires de France, François Baroin, lui-même édile de Troyes.

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Orange avec AFP, publié le mardi 28 février 2017 à 08h58

Invité de la nouvelle chaîne CNews, ex-iTélé, lundi 27 février, pour présenter son dernier ouvrage, le maire de Troyes, François Baroin en a profité pour égratigner le chef de l'Etat, après les propos de ce dernier sur les fonctionnaires.

"Il inaugure les chrysanthèmes Hollande. Franchement, il faut qu'il soit responsable.

Il dit qu'il n'y va plus ... qu'il ne parle plus non plus. Voilà. Il n'est pas là pour faire une tournée d'adieux. C'est pas Aznavour, il n'a pas 90 ans. Il a terminé sa vie politique. Il a pris cette décision. Il entre dans l'histoire par la petite porte. Qu'il nous laisse tranquille", a asséné François Baroin sur le plateau de Laurence Ferrari. Le maire de Troyes répondait aux propos du président de la République, qui, en visite au siège maçonnique du Grand-Orient de France, a fustigé les récentes déclarations de Marine Le Pen à l'encontre des fonctionnaires.


Dimanche 26 février en meeting à Nantes, la présidente frontiste a réalisé une nouvelle sortie dont elle a le secret. Son camp étant visé par des enquêtes judiciaires, elle a demandé aux fonctionnaires "à qui un personnel politique aux abois demande d'utiliser un pouvoir d'Etat pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des coups tordus ou des cabales d'Etat, de se garder de participer à de telles dérives". Et d'ajouter : "Dans quelques semaines, ce pouvoir politique qui n'a plus rien à perdre ou de compte à rendre aura été balayé par l'élection", et "ces fonctionnaires devront assumer le poids de ces méthodes illégales".

Rappelant l'engagement des francs-maçons pour la laïcité, François Hollande a réagi aux propos de la candidate du Front national, en insistant sur les principes qui y étaient attachés, comme la "neutralité de l'Etat" et l'"impartialité des fonctionnaires". "Et je n'accepterai jamais que l'on puisse mettre en cause les fonctionnaires dans notre République au prétexte qu'ils appliquent la loi et qu'ils font en sorte que la justice puisse travailler", a-t-il poursuivi. "Nous sommes dans une période décisive puisque nous aurons à faire un choix qui fera que notre pays pourra avancer (...) ou reculer", a souligné le chef de l'Etat, qui veut que "tout" soit "dit pour que les choix puissent être éclairés" et "pour ne pas avoir péché par indifférence ou par silence".

Si François Baroin a lui aussi condamné les propos de Marine Le Pen, le sénateur-maire de Troyes considère donc que le chef de l'Etat doit d'ores et déjà s'effacer, comme il n'est pas candidat à sa propre succession. Il a aussi été particulièrement véhément à l'égard de Bernard Cazeneuve, qu'il a qualifié de "Premier ministre intérimaire", lui qui a été ministre de l'Intérieur seulement trois mois entre mars et mai 2007.
 
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