"On va gagner": à Paris, les frontistes certains de la victoire

Des partisans de Marine Le Pen agitent des drapeaux lors d'une réunion de campagne de la candidate Front national à la présidentielle, le 17 avril 2017 à Paris

A lire aussi

AFP, publié le mardi 18 avril 2017 à 09h48

Le Pen: "On est chez nous", "on va gagner", au Zénith de Paris, les partisans de la candidate Front national crient leur certitude de la victoire

"On est chez nous", "on va gagner" : au Zénith de Paris, les partisans de Marine Le Pen ont crié leur certitude de la victoire prochaine, à six jours du premier tour de la présidentielle et malgré des sondages en baisse.

"Je profite", savoure la candidate FN à la tribune alors que son public tambourine des pieds et crie "on va gagner": peu avant 21H00, Marine Le Pen est arrivée sur scène, précédée par une musique dramatique et un déluge d'applaudissements. 

Régulièrement interrompue par les "on est chez nous" repris en chœur par ses partisans très en forme, Mme Le Pen fait huer "la mondialisation sauvage", les "caïds" de banlieue, "les bobos" ou ceux qui veulent "cacher" les femmes sous des voiles... et acclamer "les patriotes".

Son discours est très principalement axé sur la sécurité et l'identité, et la foule en redemande: c'est quand elle promet l'expulsion des fichés S étrangers et binationaux que le public se lève, s'époumone à crier son soutien en agitant des drapeaux français, avant de reprendre à nouveau en chœur des "On est chez nous".

"On va gagner", lancent-ils aussi régulièrement, même si depuis un mois Mme Le Pen est passée en moyenne de 26% à 23% dans les intentions de vote de premier tour.

Moins fréquent, enfin, ce "la France aux Français", très peu entendu dans les réunions publiques de la dirigeante d'extrême droite.

L'ambiance s'électrise quand, à deux reprises, Marine Le Pen est interrompue par des militantes Femen, expulsées sans ménagement par la sécurité du parti.

- "Les électeurs FN, c'est pas tous des bourrins" -

Avant l'arrivée de sa candidate, Roger, 70 ans, drapeau français à la main, hésite, et accepte de parler même si "c'est clair, les médias mentent".

"Monsieur est agrégé de maths donc c'est pas un con", l'interrompt son voisin. "Les électeurs FN, c'est pas tous des bourrins", continue-t-il.

"Moi je suis professeur de classe préparatoire et agrégé de mathématiques, et je vote Marine Le Pen", explique Roger, qui vote FN "essentiellement pour les questions d'identité".

"Avec l'immigration et l'islamisation, on va perdre notre identité", affirme-t-il. "J'ai envie de me retrouver chez moi... et je dis ça sans haine pour personne", continue-t-il.

Alexandre, 16 ans, est venu de Meaux pour son tout premier meeting. "J'avais vraiment envie de venir", sourit celui qui se dit sympathisant FN "depuis que je suis né". Il est pour "la fin des aides aux étrangers en situation illégale" et la remise en place des frontières, mais "pas pour virer tout le monde non plus".

Un peu plus loin, Jocelyne, est militante "depuis trente ans". "On est le seul parti patriote", dit-elle assez fort, pour couvrir les "on est chez nous" de la salle.

"Voilà, ça c'est normal, c'est une ambiance sympa, ça va chanter +on est chez nous+ toutes les cinq minutes, c'est une ambiance bon enfant", explique-t-elle.

À la fin de son meeting, avant que des mini-feux d'artifice jaillissent du devant de la scène et des confettis du plafond, Marine Le Pen demande à ses partisans de se "battre" pour sa victoire. 

Mais une heure plus tôt, Jocelyne admettait qu'elle, elle n'y croyait pas: "Non, pas au deuxième tour. Les Français ne sont pas encore prêts".

 
117 commentaires - "On va gagner": à Paris, les frontistes certains de la victoire
  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]