Malek Boutih réclame une "vraie offensive anti-racaille dans les banlieues"

Malek Boutih réclame une "vraie offensive anti-racaille dans les banlieues"

Malek Boutih, le 27 octobre 2012, à Toulouse

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Orange avec AFP, publié le jeudi 20 octobre 2016 à 10h14

Interrogé sur le mouvement de protestation des forces de l'ordre, Malek Boutih a réclamé une "vraie offensive antiracaille dans les banlieues", alors que les policiers manifestent depuis trois jours après la très violente agression de quatre d'entre eux à Viry-Châtillon (Essonne). "Il faut arriver à isoler les voyous aujourd'hui du reste de la population et de la jeunesse.

Il y a une vraie offensive antiracaille à avoir dans les banlieues", a déclaré le député PS de l'Essonne, ancien président de SOS Racisme, au micro de RTL, ce jeudi 20 octobre. "Ce n'est pas qu'une question de moyens. Ce qui a changé, c'est le niveau de violence, le terrorisme, et cette frange de population qui veut tuer un policier", constate t-il.

Malek Boutih estime que les autorités doivent faire face à un "nouveau gangstérisme né de la prohibition de la drogue, de l'abandon des territoires, d'une décentralisation qui fait qu'on a des élus locaux parfois, soit qui parlementent avec les voyous, soit les laissent faire, soit qui disent 'Il me faut de l'argent, de l'argent'". Malgré ces constats sévères, le député a néanmoins rendu hommage à Bernard Cazeneuve. "D'abord, il y a un ministre de l'Intérieur, tout le monde le reconnaît, qui travaille vraiment beaucoup, qui est dévoué à sa tâche, qui n'en fait pas une carrière politique. Pour un ministre de l'Intérieur, ça change un peu quand même", a lancé ce proche de Manuel Valls.

LA "PATTE DU FN?" "PAS LE CŒUR DES MÉCONTENTEMENTS"

Face à la fronde des policiers, Malek Boutih se montre compréhensif : "C'est normal que les mecs aient les boules, qu'ils aient peur, on doit les protéger". Le député a également rebondi sur les propos du patron des socialistes Jean-Christophe Cambadélis, qui avait dénoncé mercredi la "patte" du Front national dans les manifestations de policiers, qu'il a qualifiées d'"hors la loi". "Il y a toujours un peu d'organisation derrière. (...) Je suis un militant, je sais comment ça se passe", explique t-il, tout en relativisant les influences "frontistes" du mouvement. "Il y a peut-être des gens d'extrême droite qui chauffent, il y en a toujours, mais je ne pense pas que ce soit le cœur des mécontentements", estime t-il, jugeant par ailleurs "pas délicat(e)" la sortie du Premier secrétaire du PS. "Qu'on s'occupe de tous les jeunes de banlieue qui, eux, ne sont pas des voyous. Tous ceux dont on ne parle jamais!", a t-il également lancé.
 
392 commentaires - Malek Boutih réclame une "vraie offensive anti-racaille dans les banlieues"
  • C'est marrant : quand Nicolas Sarkozy a parlé de racailles, tout le monde lui est tombé dessus et l'a attaqué. Mais quand il s'agit de ce député d'origine arabe, on ne dit rien. Aurait il le droit de s'exprimer plus librement sans être jugé ? Dans liberté égalité fraternité, il y a liberté et égalité : elles sont où la liberté d'expression et l'égalité de traitement entre les hommes ? C'est tout le problème de ce pays. Les français blancs ne peuvent plus rien dire sur un français issu de l'immigration sans être traité de raciste tandis qu'un maghrébin ou autre a le droit de traiter les blancs de sale français sans que le francais en question puisse porter plainte pour racisme. J'en viens à ces policiers qui ne sont ni plus ni moins victimes d'un racisme des plus violents dont il faut à présent créer le nom comme pour l'islamophobie : le racisme anti flic... Puis le racisme anti francais Blanc ou anti francais catholique. Car tout cela prend des proportions que les politiques dénient encore et toujours, ce qui est très, très grave

  • Pourquoi nos "politiques" n'écoutent-ils pas les gens qui ont un vrai retour d'expérience? la France des banlieues, grandes barres inhumaines, manque de tout, décrochage scolaire, familles monoparentales, flicage par les cairas du quartier qui empêchent les gens normaux de vivre normalement. ce constat a été fait depuis des décennies mais personne n'a jamais eu le courage de remettre de l'ordre dans ces zones de non droit. En attendant, il y a des gens qui souffrent, des parents qui vivent la peur au ventre en permanence de voir leurs gosses tomber. Ce n'est pas une vie qu'on leur offre, après faut pas s'étonner de ce qui arrive. Mario Vargas LLosa posait la question dans son oeuvre "Conversacion en la catedral" : Cuando se jodio el Perù? (dommage pour les accents) jusqu'à présent j'avais du mal à comprendre la question mais maintenant c'est clair en ce qui me concerne, j'ai compris.

    j'ai habité près de ces gens, ils ne s'occupent pas de leurs enfants, ils passent leur temps dehors, déjà les parents ne font pas l'effort de parler Français, supprimer les aides et la France sera moins attractive

  • Enfin un discours sensé qui ne tient pas compte du " gauche-droite " ! A quand un gouvernement de coalition regroupant des gens intelligents qui ne pensent pas carrière mais aide au peuple français dans son ensemble !

  • pour la premiere fois, je suis d'accord avec lui
    il faut dire que c'est la premiere fois qu'il est un peu sérieux cet éternel anti tout

  • Tiens, tiens il me semble que Sarkozy avait employé ce terme et qu'est-ce qu'il n'avait pas dit , le PS "bien pensant" avait crié au scandale !!!!

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