Macron : "Je ne veux plus entendre autre chose que 'L'important, c'est de travailler'"

Macron :

Emmanuel Macron, le 4 février 2017, à Lyon

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le samedi 04 février 2017 à 19h10

À moins de 3 mois du premier tour de la présidentielle, cette "grand-messe" était attendue. Emmanuel Macron a donné ce samedi 4 février un discours d'1h40, qu'il annonçait comme précisant son "identité politique".

Avec 8.000 personnes réunies au palais de Sports de Gerland, et près de la même affluence à l'extérieur de la salle, cette réunion prévue de longue date et désignée comme une borne symbolique dans le parcours de M. Macron devait être le point d'orgue d'une semaine où les astres ont semblé s'aligner pour l'ancien ministre de l'Economie.

Avant l'entrée d'Emmanuel Macron, le "local de l'étape" Gérard Collomb s'est chargé de chauffer la salle. Est ensuite arrivé le candidat à la présidentielle, qui a lâché quelques pistes, certaines déjà évoquées. Sur le thème de la sécurité, et dans la lignée de ses propos bienveillants vis à vis de la police de proximité, il a ainsi promis le recrutement de "10000 fonctionnaires de police et de gendarmerie dans le mandat à venir". Il a également annoncé que le budget de la Défense sera porté à 2% du PIB.


Le fondateur d'En Marche a surtout martelé son message central : le travail. "Je ne veux plus entendre autre chose que: 'l'important, c'est de travailler'", a t-il ainsi lancé à la foule, rappelant au passage sa promesse de supprimer le RSI. Autre objectif : s'affirmer en pourfendeur du clivage droite-gauche, qu'Emmanuel Macron réfute depuis son entrée en campagne. Rendant hommage à Simone Veil et Valéry Giscard d'Estaing quant à leur combat pour l'IVG, le candidat à l'Élysée a également fait applaudir... Philippe Séguin, ancien "mentor" de François Fillon, dans un appel du pied aux électeurs de la droite.

A son concurrent à gauche, le socialiste Benoît Hamon, M. Macron n'a en revanche réservé que des piques, notamment sur le revenu universel d'existence qu'il a assimilé au RSA actuel. "Et si on savait le multiplier par deux, j'ose espérer qu'on l'aurait fait depuis longtemps", a-t-il insisté. "Liberté, égalité, fraternité, ce ne sont pas des mots usés, ce sont des combats contemporains, ce sont nos combats pour la France, nos combats pour l'Europe", a lancé l'ancien ministre de l'Économie, souhaitant "redonner sens et vitalité" à ces "mots de notre engagement".

Emmanuel Macron a enfin évoqué la laïcité défendue par les radicaux "de gauche et de droite", l'"attachement européen indéfectible" des centristes ou la "volonté de rassemblement" dans "les gènes des gaullistes".

 
194 commentaires - Macron : "Je ne veux plus entendre autre chose que 'L'important, c'est de travailler'"
  • Revenons aux origines de notre civilisation, la Grèce !
    A Athènes, un homme libre était quelqu’un qui ne travaillait pas. Il y avait les esclaves pour travailler.
    Certains pourront dire que ça n’a pas beaucoup changé !

  • CatonAncien  (privé) -

    On attend toujours avec le plus grand intérêt d'avoir une réponse à la question posée : qui sont les généreux donateurs qui financent les grand-messes de macrollande l'illusioniste champion enfonceurs de portes ouvertes : "redonner sens et vitalité, dépasser les haines réciproques" et autres lieux communs enchanteurs de la bobosphère ??

    cet hère macron, ne doit plus se rappeler ou perdu de vue qu'il y a un PEUPLE,
    pour lui dans son crâne travailler c'est vite vite finannnnnnnnnccccccccccccccceeeeeeeeeeee, à MOI : par içi la monnaie

  • Macron c'est notre hilary clinton soutenu par les media et la finance,quand l'on voit laurence haim le soutenir comme elle soutenait Clinton puis fuir a l'arrivé de trump

  • Gaspard Gantzer ami de promotion de Macron serait l'investigateur des fuites de Bercy concernant F.Fillon et cela
    avec la bénédiction de François Hollande. Espérons un retour de boomerang en direction du brillant Emmanuel!!!

    Quand vous dites "serait", ça veut dire que vous n'en êtes pas certain ! Autrement dit, vous n'en savez rien.

  • bituit  (privé) -

    Et moi, je me demande si on ne commence pas à entendre que les bruits qui courent dans Paris sur les affinités de Macron avec Mathieu Gallet ?

  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]