Loi Travail : 24 policiers blessés, dont 3 très grièvement

Loi Travail : 24 policiers blessés, dont 3 très grièvement

Des CRS regroupés place de la Nation, le jeudi 28 avril.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 28 avril 2016 à 18h45

Plusieurs défilés ont dégénéré ce jeudi 28 avril lors de la quatrième journée de mobilisation contre la loi Travail. À l'issue des affrontements, "24 policiers et gendarmes ont été blessés" à travers la France (9 à Paris), dont "3 très grièvement", selon Bernard Cazeneuve.

124 personnes ont été interpellées, dont 21 à Paris. Ces violences ont été condamnées "avec la plus grande fermeté" par le ministre de l'Intérieur et le Premier ministre.
Selon un tweet de la préfecture de police de Paris, un fonctionnaire se trouve en état d'"urgence absolue et a été hospitalisé. Il a été blessé durant des affrontements au niveau du pont d'Austerlitz (13e arrondissement). "300 manifestants cagoulés" s'en sont pris aux forces de l'ordre, selon la préfecture. Cinq personnes ont été interpellées à cette occasion.

Des "groupes de casseurs" "très organisés" se sont livrés à des "exactions nombreuses" et à des "actes de violence inqualifiables" envers les forces de l'ordre, a dénoncé dans la soirée le préfet de police Michel Cadot. "Cela traduit une difficulté croissante des organisateurs à maîtriser ces comportements. Je fais solennellement appel à leur capacité à être plus exigeants et plus rigoureux dans le service d'ordre qu'ils ont la responsabilité de mettre en place", a-t-il ajouté. Selon lui, il faut "tirer les leçons de la persistance de ces violences".


Bernard Cazeneuve a "demandé aux organisateurs de condamner (...) les violences à l'encontre des forces de l'ordre". "Ces violences, nous les avons toujours condamnées", lui a répondu Jean-Claude Mailly (FO) sur LCP, faisant valoir qu'elles éclataient "en dehors des manifs, à côté des manifs". Le président de l'Unef, William Martinet, a lui aussi condamné les casseurs mais également dénoncé un "usage disproportionné de la force par la police" et "exigé" l'arrêt de l'utilisation des flashballs.

Dans un message posté sur Twitter, Manuel Valls a condamné jeudi soir "avec force les violences d'une MINORITE d'irresponsables". Le Premier ministre a également affirmé que les auteurs de ces actes "devront rendre compte devant la justice". "Soutien aux policiers", a-t-il conclu.


Entre 170.000 personnes (autorités) et 500.000 (CGT) ont défilé jeudi contre la loi travail. Lors de la précédente journée de mobilisation le samedi 9 avril, 120.000 personnes avaient manifesté en France selon les autorités. La CGT n'avait alors pas livré d'estimation. Au plus fort de la contestation le 31 mars, les autorités avaient recensé 390.000 personnes et les syndicats 1,2 million.




Des heurts avaient éclaté dès le début de la journée, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Entre 60 et 100 jeunes, qualifiés d'"anarchistes" par la police, s'étaient regroupés vers 6h30 pour tenter de bloquer le plus important port fluvial de la région parisienne. Ils ont incendié des pneus, avant de prendre le métro en direction de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), pour essayer cette fois de bloquer un dépôt de bus. Des échauffourées ont alors éclaté et débouché sur deux gardes à vue, une pour violences et l'autre pour port d'un couteau. Un membre des forces de l'ordre a été légèrement blessé. Le groupe, qui comptait des étudiants, selon les comptes Twitter des organisations étudiantes, voulait se rendre vers Paris, mais la police, qui a effectué quelque 150 contrôles d'identité, a conduit ses membres dans un centre de traitement judiciaire parisien. L'action a été revendiquée par l'assemblée générale interprofessionnelle de Saint-Denis, composée d'"étudiants, de chômeurs et de salariés", "déterminés à obtenir le retrait de la loi travail".




- 57 INTERPELLATIONS À MARSEILLE -

Des violences ont également perturbé les manifestations dans plusieurs villes : Nantes, Rennes, Lyon, Marseille... Dans la cité phocéenne, 57 personnes ont été interpellées lors de divers incidents qui ont éclaté à la fin de la manifestation contre la loi travail, selon le préfet de police Laurent Nuñez. La plupart ont été arrêtées à la gare Saint-Charles, où des voies ont été envahies. Des incidents ont aussi eu lieu près de la place Castellane, point de rassemblement final des différents cortèges marseillais, avec de
s jets de projectiles de manifestants en direction des forces de l'ordre et des incendies de poubelles. La manifestation a réuni 4.800 manifestants selon le préfet de police, 75.000 selon la CGT et 30.000 selon FO.



- NANTES, RENNES ET LYON -
A Nantes, un groupe de manifestants a lancé divers projectiles (cailloux, peinture, fumigènes) en direction des forces de l'ordre, qui bloquaient les accès au centre-ville à l'aide d'un camion lanceur d'eau et ont répliqué avec des grenades lacrymogènes.

La Brigade anticriminalité (BAC) a ensuite chargé cours Saint-Pierre, interpellant au moins une manifestante, traînée au sol sur plusieurs mètres. Des abribus et une caméra de vidéosurveillance ont été brisés.



A Rennes, des affrontements ont éclaté quand des jeunes ont tenté de gagner le centre historique bloqué par les forces de l'ordre, après la dispersion de la manifestation contre la loi travail qui s'était déroulée dans le calme. Au moins trois policiers ont été blessés, ainsi qu'un manifestant, selon la préfecture.



A Lyon, quelque 150 jeunes qui progressaient vers le centre-ville dans la matinée ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, selon la préfecture. Les policiers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Trois fonctionnaires ont été blessés et deux manifestants interpellés.


On note également des heurts à Toulouse, Grenoble ou encore Bordeaux, comme en témoignent les nombreux tweets avec le hashtag #LoiTravail.



- LYCÉES BLOQUÉS -
Par ailleurs, les préfectures font état de plus d'une quinzaine de lycées bloqués, totalement ou partiellement, à travers le pays : cinq à Nantes, cinq dans l'académie d'Aix-Marseille, cinq à Lyon, et un à Strasbourg, où des blocages d'établissement étaient prévus à la mi-journée pour "inciter" les jeunes à se joindre à la manifestation, selon Colin Jude, porte-parole du syndicat étudiants Unef dans le Haut-Rhin.

Plusieurs zones sont encore en vacances scolaires : Paris, Toulouse et Montpellier. Les lycées y sont fermés et les universités sont en période de vacances (pour les révisions) ou d'examens.
 
464 commentaires - Loi Travail : 24 policiers blessés, dont 3 très grièvement
  • il est vrai qu'on est en droit de ce poser des questions quand même,c'est bizarre d'être en état d'urgence et de toléré des manifs qui seraient pour le coup une cible facile pour des terroristes.......sans passer pour une parano,je me demande si tout ça n'est pas voulu par notre "cher" gouvernement (au sens propre comme au sens figuré.....) juste pour accentuer encore plus la fracture déjà importante,et l’incompréhension entre les français......diviser pour mieux régner en somme........je ne cautionne absolument pas les casseurs,la destruction de commerce,ou les blessures infligé au forces de l'ordre ou a la population,ces gens sont la gangrène des manifs,il faut les éradiquer,les arrêter,les juger,et leur faire réparer tous ce qu'ils ont cassés,qu'il paient le prix fort quand il blessent grièvement ou non des gens......si non,vous voulez savoir ce qu'il finira par arriver?......ben,les manifs seront tout simplement interdites,nous n'aurons plus la liberté de nous faire entendre en cas de désaccord avec l'état,et le gouvernement.......il me semble qu'avant nous certains ont laissés leurs vies pour que nous ayons ce droit......bonne journée

  • Ça s'appelle de la guerre urbaine, alors face à ces débordements scandaleux, pas de quartier: Matraquage à fond de tous ces voyous et placement en camps de travail pour réparer tous les dégâts qu'ils causent et qu'on est obligé de payer.
    Intraitables avec ces voyous de la République. Les limotes de la démocratie sont atteinte, il est temps de réagir de manière appropriée.

  • Il nous faut un Sarkozy pour retablir l'ordre et pas un Juppé

    L'homme au karcher....

  • Il faudra quand même un jour expliquer aux français pourquoi la fessée est interdite et le cassage de flics toléré; on a perdu la hiérarchie des valeurs. Je ne reconnais plus la France, ma France.

  • violences gratuites assimilables à des actes terroristes qu'attend le gouvernement ,il me semble que nous sommes toujours en état d'urgence!! permettre tolérer ces actes prouvent que ne nos décideurs ne contrôle plus rien

    Ou alors ? C'est voulu en douce, pour rendre impopulaire par la population cette manif ? Ce n'est pas pensable sinon ! L'état d'urgence ayant été prolongé,les manifestations auraient dûes être interdites. Ou alors ? Ils sont dépassés et ne contrôlent plus rien ? Ca promet pour notre avenir !!!! "la France apaisée" ,tu parles .

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