Législatives: nouvelle défaite cinglante pour la droite

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 François Baroin, chef de file du parti pour les législatives, le 11 juin 2017 à Paris

François Baroin, chef de file du parti pour les législatives, le 11 juin 2017 à Paris

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© AFP, Patrick KOVARIK
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AFP, publié le dimanche 11 juin 2017 à 22h46

La droite a essuyé dimanche une nouvelle défaite cinglante, avec environ 20% des voix au premier tour des législatives, mais elle espère sauver une centaine de sièges de députés face à l'hégémonie macroniste.

C'est un premier tour "décevant pour notre famille politique", a reconnu Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, "un échec incontestable", a ajouté Bruno Retailleau, président des sénateurs LR. 

Le parti, avec les centristes de l'UDI et les divers droite, ne pourrait sauver qu'une centaine de sièges, soit environ la moitié de ce qu'ils avaient dans l'Assemblée sortante.  

Lundi à 11h00, le Bureau politique de LR se réunira pour examiner la situation et décider de la conduite à tenir en cas de triangulaires impliquant le Front national.

Mais "il n'y aura pas de triangulaires", a affirmé M. Accoyer. Ou quasiment pas, au vu de la forte abstention au premier tour (plus de 50%, un record depuis 1958). 

Mais si le cas se produit, il faut "tout mettre en œuvre pour faire barrage aux candidats de l'extrême droite", a twitté Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, lui-même élu en 2015 contre Marine Le Pen, grâce aux bons reports des voix PS.

Fin mai, François Baroin, chef de file du parti pour les législatives, avait enterré le "ni ni" (ni FN ni front républicain), prônant le désistement en cas de victoire possible du FN.

Dimanche soir, il a appelé à la mobilisation pour éviter que les pouvoirs soient "concentrés" dans un seul et même parti, alors que La République En Marche pourrait obtenir plus de 400 sièges dans la nouvelle Assemblée, selon les projections.

Regrettant un taux d'abstention qui "témoigne de la persistance des fractures de la société française", M. Baroin a exhorté son camp à profiter de la semaine de campagne entre les deux tours pour "mettre en lumière les différences entre nos candidats et ceux d'En Marche dans un débat projet contre projet".

- Mise en garde contre "un parti unique" -

"Les Français doivent savoir qu'En Marche veut un choc fiscal d'un niveau équivalent à celui que François Hollande a imposé aux classes moyennes", a-t-il cité comme argument pour le deuxième tour. 

Autres arguments: la hausse de la CSG prévue par le gouvernement d'Edouard Philippe, qui "va toucher puissamment les retraités, les fonctionnaires, les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les indépendants, les épargnants aussi", ou encore "le carcan des 35 heures" dont les Républicains veulent sortir alors que le président Emmanuel Macron propose le "statu quo".  

Tous ces angles d'attaque avaient été largement rôdés par le sénateur-maire de Troyes (Aube) lors de ses déplacements de campagne du premier tour. D'ici au 18 juin, il fera un déplacement chaque jour, à raison de quatre ou cinq circonscriptions à chaque fois.  

A l'instar de M. Baroin ou M. Accoyer, qui lui aussi a mis en garde contre la constitution d'"un parti unique", d'autres responsables LR ont appelé à la mobilisation dimanche prochain, tel Alain Juppé qui refuse la mise en place d'une Assemblée "monochrome", ce qui n'est "jamais bon pour le débat démocratique".

"J'appelle à un sursaut de participation pour le second tour, afin que cette élection ait une signification politique. Le parlement doit rester le lieu du débat démocratique, il faut que les députés LR et UDI y soient en un nombre suffisant pour (faire) vivre l'indispensable démocratie parlementaire", a également insisté Gérard Larcher, président du Sénat.

Idem pour Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, qui a appelé "à un sursaut citoyen pour ce deuxième tour parce que là, nous avons un risque d'un parti très hégémonique, un parti unique, une pensée unique, un programme unique", a-t-elle prévenu.

 
27 commentaires - Législatives: nouvelle défaite cinglante pour la droite
  • Les partis qui ont gouverné ont fait des erreurs mais il ne faut pas dire que tout fut mauvais. On sait ce qu'on a, on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve surtout avec un pouvoir totalitaire.

  • quand est-ce que tous ces politiques droite et gauche se poseront les bonnes questions ??? les français les ont vus à l'oeuvre et qu'ont-ils faits à part profiter du système qui les rendaient intouchables "immunité parlementaire" voilà le mot qu'il faudrait bannir !!!! qu'il soient comme les autres et rendent des comptes à la société alors qu'il faut 20 ou 30 ans avant qu'ils soient condamnés et encore !!!

  • l'homme qui se voyait bien en président ou en premier ministre d'un gouvennement
    d'alternance les LR n'a apparemment toujours rien compris à ce qui est en train de se produire (il n'est pas le seul mais ce n'est pas une excuse !
    ou bien, tous ces crocodiles des partis dit de gouvernement tentent-ils de donner le change, la situation étant trop cruelle pour eux ?

  • laissons Macron faire ses preuves ,et laissons travailler sa nouvelle équipe. Pire que les anciens pro de la politique ce n'est pas possible.!!!!

    d'accord avec vous !

  • minnie-moocher  (privé) -

    Beaucoup, pour minimiser les chiffres de Macron, les ramènent au nombre d'inscrits, soit 15.6% au lieu de 31.4. Mauvaise pioche car dans ce cas c'est encore pire pour l'opposition :
    LR 19.9
    FN 7.10
    FI-PC 6.6
    PS 4.7

    merci d'indiquer ceci et pourtant je n'ai pas tjrs été tendre dans mes réflexions.

    Qui a empéche les electeurs de s'exprimer?L'abstention n'est pas une opinion mais un manque de motivation ou de courage....Ce sont ceux qui ont voté qui décident et c'est normal...

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