L'ex-ministre Ferrand, élu à la tête du groupe majoritaire

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 Les 308 députés du parti de La Republique En Marche (REM) posent avec leur nouveau président de groupe, Richard Ferrand, (première ligne C) à l\

Les 308 députés du parti de La Republique En Marche (REM) posent avec leur nouveau président de groupe, Richard Ferrand, (première ligne C) à l'Assemblée nationale le 24 juin 2017 à Paris

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© AFP, Gilles BASSIGNAC
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AFP, publié le samedi 24 juin 2017 à 19h48

Les 308 députés de la République en marche ont élu samedi l'ancien ministre Richard Ferrand, "le 1er des macronistes", à leur tête lors de leur "séminaire de cohésion" destiné à établir le fonctionnement du groupe majoritaire et sa relation avec le gouvernement.

Seul candidat, M. Ferrand, ex-socialiste rallié de la première heure à Emmanuel Macron et devenu la cheville ouvrière d'En Marche, a été élu à main levée, moins deux abstentions, lors de ce séminaire à huis clos dans la résidence du président de l'Assemblée. 

"Je m'attacherai à faire vivre la promesse de renouvellement des pratiques politiques dans le cadre du travail parlementaire et à donner corps, avec le gouvernement, au contrat avec la nation passé entre le président de la République et nos concitoyens", a promis le député du Finistère et ex-secrétaire général du mouvement présidentiel dans un communiqué.

L'ex-ministre de la Cohésion des territoires, mis en cause pour une transaction immobilière, avait quitté le gouvernement sur demande d'Emmanuel Macron pour briguer ce poste stratégique. Une enquête a été diligentée par la justice après un article du Canard enchaîné révélant qu'en 2011, les Mutuelles de Bretagne avaient décidé de louer des locaux commerciaux appartenant à sa compagne, alors qu'il en était directeur général.

"Je veux que tu sois mon Pierre Joxe", lui a demandé le chef de l'État, référence à l'ancien ministre ayant dirigé avec une certaine autorité le groupe PS quand François Mitterrand est arrivé au pouvoir en 1981.

Porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner a déclaré sur BFMTV qu'"il fallait un leader qui connaisse bien chacune et chacun, qui connaisse bien le projet politique sur lequel Emmanuel Macron a été élu", faisant de Richard Ferrand "l'homme idéal".

L'élection quasi unanime de Richard Ferrand a suscité des critiques de certains politiques. "Une vraie bande de godillots piétinant la morale!", a tweeté l'ex-député LR Thierry Mariani. 

"Richard Ferrand élu à la tête du groupe LREM : la "moralisation" ce sont de grands mots mais des actes petits", a ironisé le N.2 du Front national Florian Philippot.

Le fonctionnement du groupe et l'articulation de son travail avec celui du gouvernement est le thème central du séminaire, notamment en regard de la fronde sous le quinquennat Hollande.

- Une femme à la tête de l'Assemblée ? -

"Vous n'avez pas un devoir d'obéissance au gouvernement mais un devoir de fidélité", a lancé à l'ouverture des travaux Jean-Paul Delevoye, ex-président de la commission d'investiture. 

Présent, comme le reste du gouvernement, Edouard Philippe a demandé aux députés "d'incarner la transformation du pays".

Le Premier ministre a aussi salué la féminisation de l'Assemblée, comme si "Marianne était enfin chez elle".

Après 10 heures de réunion samedi, le député de l'Essonne Cédric Villani a affirmé avoir engrangé "beaucoup d'infos". "On a beaucoup parlé de l'esprit dans lequel on va travailler. Il faudra trouver un bon équilibre entre le débat ouvert et la cohésion du groupe", a-t-il souligné.

L'appel à candidatures pour les postes à responsabilités (présidences de commission, questure...) a été repoussé à dimanche soir, après une nouvelle matinée de séminaire. 

Après un homme de droite à Matignon, certains responsables REM militent pour une femme de gauche au "perchoir", poste le plus prestigieux, ce qui serait une première.

Deux candidates se sont déclarées vendredi soir, Brigitte Bourguignon et Sophie Errante, deux ex-PS ralliées à En Marche qui entament leur deuxième mandat. Seul homme en lice jusqu'alors, l'ex-candidat à la primaire de la gauche François de Rugy, député depuis 2007, insiste sur son expérience et sa volonté de réformer l'Assemblée.

Le groupe votera mardi matin pour désigner son candidat, qui devrait être élu l'après-midi président de l'Assemblée dans la séance inaugurale. 

Pour tous les postes clefs, il faudra un équilibre entre novices et chevronnés, "marcheurs" de gauche et de droite, femmes-hommes, etc.

REM devra aussi tenir compte du MoDem, dont les 42 députés se réuniront dimanche à l'Assemblée. Sera notamment évoquée la présidence de groupe: Marielle de Sarnez est pressentie, à moins qu'elle n'obtienne une présidence de commission.

 
555 commentaires - L'ex-ministre Ferrand, élu à la tête du groupe majoritaire
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    Richard25  (privé) -

    République irréprochable, comme les autres.... la voyoucratie en marche

  • Sorti par la porte, il rentre par la fenêtre...

  • Le chef du groupe parlementaire a été choisi par l'exécutif et élu à main levée. Face au malaise, il fallait entendre le porte-parole du gouvernement, hier, se livrer à un parfait exercice de langue de bois. Cela se serait toujours passé ainsi . Faux, a répondu le journaliste. Pas grave, a répondu Castaner, de toutes façons les députés auraient aussi bien pu donner leur accord sans voter !
    Ce serait , toujours selon le porte-parole, un groupe tellement soudé qu'ils en seraient arrivés à un mode de pensée collectif sans dissidence possible. D'ailleurs, elles et ils ont dans leur sang l'ADN de leur père, le désormais célèbre finistérien Ne serait-ce pas là l'assez précise définition d'un comportement sectaire ?

    Avec cette armée de godillots il est sûr d'être obéi ! Le président choisit le chef de la majorité à l'assemblée qui...s’exécute ! Elle est où la séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif ? Montesquieu va se retourner dans sa tombe !

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    quiyatiletpourquoi  (privé) -

    en somme, l'honnêteté ne paie plus . Mieux on vous fais une promotion .Force est de le constater alors pourquoi cette cerise car en un mois , on a battu tous les records depuis la création de la cinquième république ?

  • C'est curieux ici, ils se font touts appeler "les sans dent" mais je remarque qu'il sont tous juges ou juristes.

    Pourquoi les juges et les juristes n'ont pas le droit d'être édentés ? C'est contre nature ?
    Les socialistes ou "fauxsialistes", sont bien aussi Macroniste..... ça par contre, c'est curieux, c'est tellement antinomique...

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