Jean-Marie Le Pen "somme" sa fille de le réintégrer au FN

Jean-Marie Le Pen "somme" sa fille de le réintégrer au FN

Jean-Marie Le Pen, le 1er mai 2016, à Paris

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Orange avec AFP, publié le vendredi 20 mai 2016 à 20h10

Le "menhir" n'a pas dit son dernier mot. Président d'honneur exclu du FN, Jean-Marie Le Pen a sommé une nouvelle fois sa fille Marine Le Pen de lui donner accès aux instances et au siège du parti dont il s'estime toujours membre de droit.

"Depuis mai dernier, il y a un an je n'ai jamais été convoqué aux réunions du Bureau Exécutif, du Bureau Politique et des Commissions dont je suis membre de droit. Par esprit de conciliation, je n'ai pas souhaité user de mes droits. Cette situation, qui a trop duré, doit changer", écrit le cofondateur du Front national dans une lettre recommandée en date du 17 mai, et dont l'AFP a eu copie. Il rappelle dans ce texte les statuts du parti, dont il se prévaut auprès de sa fille.

DES LETTRES? J-M LE PEN EN "ENVOIE TOUS LES MOIS"

"Je vous somme donc expressément de me convoquer à tous les bureaux et commissions dont je fais partie et ceci, dans le plus proche délai. En outre, je vous somme de me permettre l'accès à mon bureau et donc, à l'entrée du Siège du Front national", écrit-il en s'adressant à "Madame la Présidente", Marine Le Pen. "Sinon, je me verrai contraint de faire respecter en justice la décision statutaire du Congrès", poursuit l'eurodéputé, qui a créé le FN en 1972. Le Front national n'a pas souhaité indiquer si la lettre avait été bien reçue au siège du parti à Nanterre. M. Le Pen "en envoie régulièrement tous les mois", a indiqué un cadre du parti.

La justice examinera le 5 octobre la procédure intentée par M. Le Pen contre son exclusion en août 2015 du parti dirigé par sa fille. Selon l'assignation, consultée par l'AFP, le président d'honneur exclu du FN demande à la justice d'annuler cette exclusion, d'ordonner sa "réintégration parmi les membres" du parti et de lui permettre de siéger à nouveau au sein de ses instances. Dénonçant "un grand nombre de voies de fait", Jean-Marie Le Pen réclame en outre au Front national 2 millions d'euros en réparation d'un "très grave préjudice".

 
24 commentaires - Jean-Marie Le Pen "somme" sa fille de le réintégrer au FN
  • Il y a de la part de Marine une mise au point net et définitive à effectuer.....
    Le Pen tout créateur a-t-il été commence à nuire à son parti ,sa famille,aux adhérents,
    et à moi..............

  • tiens c est drole pas un " seul profil prive " la voix de la gouroute n intervient ....

    Petit rappel un profil prive sur orange c est un profil comme son nom l indique prive ...on ne peut pas consulter l historique / le journal mais c est surtout pour trois euros par mois la possibilite d avoir 25 pseudos sur le meme compte orange sans changer de compte .... pour faire croire qu on est nombreux c est l ideal ... hein les fneuneus ....

  • J INSISTE
    Editorial du « Monde ». Pendant près de quarante ans, sous la férule de Jean-Marie Le Pen, le Front national (FN) s’est satisfait de choquer les consciences et d’affoler la République, le temps des élections présidentielles. Depuis bientôt quatre ans, sous la présidence de Marine Le Pen, son ambition est tout autre : conquérir le pouvoir et mettre en œuvre son projet. Il s’en donne les moyens, s’implante, se renforce. Aux européennes de 2014, puis aux départementales du printemps, un électeur sur quatre a voté pour ses candidats. Aux régionales des 6 et 13 décembre, il espère améliorer ce score, l’emporter ici ou là, avec la présidentielle de 2017 en ligne de mire.
    Il faut donc prendre le parti d’extrême droite au sérieux. A tous ceux qui, exaspérés par les échecs ou les impuissances des partis au pouvoir depuis des décennies, entendent le soutenir pour mieux exprimer leur défiance ou leur colère, il faut redire que ce parti constitue une grave menace pour le pays. Son idéologie, ses propositions sont contraires aux valeurs républicaines, à l’intérêt national et à l’image de la France dans le monde.
    Qu’en est-il de la fraternité quand le FN propose le rétablissement de la peine de mort, au mépris de la Constitution ?
    Les valeurs républicaines ? Avec un cynisme consommé, la présidente du FN les revendique désormais. Mais que reste-t-il de l’égalité quand la « priorité nationale », fondée sur une discrimination ethnique généralisée à l’emploi, au logement et aux prestations sociales, reste au cœur du projet lepéniste ? Ou quand l’immigration est dénoncée comme la cause de tous nos maux et l’immigré désigné comme le bouc émissaire ?
    Qu’en est-il de la fraternité quand le FN propose le rétablissement de la peine de mort, au mépris de la Constitution ? Ou quand sa présidente saisit le prétexte des attentats terroristes du 13 novembre pour réclamer la suspension immédiate des procédures d’asile des réfugiés, au mépris d’un droit universel et d’une tradition qui honorent la France ? Que devient la laïcité quand, brandie contre le fondamentalisme islamique, elle vise, en réalité, à jeter le soupçon sur l’ensemble de la communauté musulmane de France ? La liberté, enfin : la réaction de Mme Le Pen à l’appel récent de La Voix du Nord contre le FN dit assez quelle conception elle en a, agressive et intolérante.
    Un programme économique illusoire
    L’intérêt national n’est pas moins menacé par le programme économique de l’extrême droite. Certes, le FN s’emploie depuis peu à gommer ses propositions les plus dissuasives. Mais son projet reste bâti sur trois illusions aussi simplistes que dangereuses. La première est de croire que la sortie de l’euro et le rétablissement du franc, qui restent l’objectif central, doperaient, sans risque, l’économie nationale. C’est oublier que la dévaluation de la monnaie se solde toujours par un appauvrissement : l’explosion de la dette publique serait immédiate et catastrophique. La deuxième illusion est de prétendre que la France pourrait retrouver une croissance vigoureuse et une industrie florissante grâce au protectionnisme et à une quasi-autarcie. C’est oublier que nous faisons plus de la moitié de notre commerce extérieur avec la zone euro et que nos partenaires ne manqueraient pas de riposter durement.
    Enfin, le Front national promet de raser gratis : augmentation des bas salaires, revalorisation des retraites et rétablissement de la retraite à 60 ans, baisse des tarifs du gaz, de l’électricité, du train et des prix de l’essence… Non seulement ces mesures grèveraient lourdement les finances publiques, mais elles relèvent d’un étatisme d’un autre âge et ruineraient une compétitivité convalescente.
    Quant à l’image de la France dans le monde, elle s’effondrerait aussi vite que son économie si, d’aventure, Mme Le Pen arrivait à ses fins. Ce serait celle d’un pays retranché derrière ses frontières, obsédé de sa pureté ethnique, portant la responsabilité du démantèlement de l’Union européenne, enfermé dans l’impasse d’un nationalisme étriqué et hargneux. Bref, un pays déconsidéré, tournant le dos à son histoire, autant qu’à son avenir.
    Le parti de Mme Le Pen se prétend « national ». Elle-même se targue d’incarner « l’esprit de la France ». C’est, en tous points, une imposture. L’audience croissante du FN témoigne, certes, de l’efficacité de sa recette : attiser les peurs des Français pour mieux leur vendre ses mirages. Or, la peur, dans ce pays, a toujours conduit à des catastrophes. Puissent les électeurs en prendre CONCIENCE

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