Harcèlement de rue : le dérapage de Marlène Schiappa

Harcèlement de rue : le dérapage de Marlène Schiappa©Panoramic
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6Medias, publié le mardi 13 juin 2017 à 22h10

Alors que depuis plusieurs mois, des femmes se plaignent de ne plus pouvoir circuler librement dans le quartier Chapelle-Pajol, au nord-est de Paris, la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes a voulu démontrer que cela ne présentait aucun danger.

C'est par l'intermédiaire de trois photos publiées puis supprimées de son compte Twitter, mais repérées par Le Lab d'Europe 1, que Marlène Schiappa a voulu faire la preuve qu'il était tout à fait possible pour une femme de se promener sans danger dans ce quartier parisien qui a fait beaucoup parler de lui dernièrement. De nombreux témoignages d'habitantes ont en effet décrit une réalité bien sombre, où les rues sont en quelque sorte contrôlées par une population composée de vendeurs à la sauvette, de dealers ou de migrants ne perdant pas une occasion pour harceler les femmes du quartier. Une pétition a même été lancée pour dénoncer ce contexte particulièrement angoissant pour les victimes de ces comportements.



Secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a donc souhaité prendre les choses en main avec une initiative surprenante, qu'elle a semble-t-il regrettée. Son entourage a en effet expliqué au Lab que le message contenant les photos d'elle se promenant seule et de nuit dans ce quartier, supprimé peu de temps après sa publication, était le résultat d'un "bug communicationnel" en prélude à la réception par Marlène Schiappa, mardi 13 juin, de deux associations de lutte contre le harcèlement de rue. Dans ce tweet, elle rappelait que "Les lois de la République protègent les femmes, elles s'appliquent à toute heure en en tout lieu".

 
339 commentaires - Harcèlement de rue : le dérapage de Marlène Schiappa
  • il y a quelques années, une amie d'origine marocaine s'est fait agressée et a failli se faire violer à Boulogne-Billancourt. Ses agresseurs étaient des jeunes gens "bien de chez nous", manifestement soit-disant "supporteurs" d'un club de foot dont le stade est à deux pas de Boulogne.... Comme quoi les quartiers à risque et les origines des agresseurs sont assez divers.

  • Allons allons.... elle n'était pas seule puisqu'il y avait au moins une personne pour prendre les photos... quelques gardes du corps peut-être ? Le harcèlement est aussi simplement de ne pas se sentir à l'aise, d'avoir peur quand on circule à pied (même en voiture) : ce peut être un regard, un geste, une parole, un acte. Ce n'est pas un passage rapide accompagné (pas seule en tous cas) qui permet de juger du quotidien des femmes devant affronter tous les jours de l'année ce genre d'individus.

  • Elle raconte n'importe quoi! Elle vit où cette personne? Dans ma petite ville depuis quelques années, on se fait interpeller o insulter mais je ne peux pas dire par qui parce qu'il est malséant de désigner ces individus . Continuons dans ce déni et on est mal parti pour les années à venir.

    Bien d'accord et aussi sur votre commentaire de la 2e phrase.

  • Les ministres étiquetés La République d'Emmanuel Macron nous prennent pour ce que nous sommes.

  • Parler toujours et tout de suite.
    Ce mal de la société actuelle n'épargne pas les politiques, qu'ils soient de gauche, de droite ou du centre.
    Si seulement nous pouvions entrer dans une période où la réflexion précèderait la parle...
    Hélas, nous n'en prenons pas le chemin !

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