Guerre médiatique entre Pierre Gattaz et Benoît Hamon

Guerre médiatique entre Pierre Gattaz et Benoît Hamon

Benoît Hamon, le candidat PS à l'élection présidentielle et Pierre Gattaz, le numéro un du Medef le 7 juillet 2014, au Conseil Économique Social et Environnemental à Paris

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AFP, publié le jeudi 13 avril 2017 à 16h06

Présidentielle: depuis cinq jours, le candidat PS et le numéro un du Medef se livrent à une guerre de mots par médias interposés

Les passes d'armes entre Benoît Hamon et Pierre Gattaz n'en finissent plus : depuis cinq jours, le candidat PS à la présidentielle et le numéro un du Medef se livrent à une guerre de mots par médias interposés.

Dernier événement en date : le patron des patrons a envoyé une nouvelle lettre à Benoît Hamon pour l'interpeller sur son plan pour créer un million d'emplois en France... un plan qui reprend un des slogans de Pierre Gattaz qui lui a souvent été reproché.

Dans cette missive que l'AFP s'est procurée, le patron des patrons y répète les conditions nécessaires, selon lui, pour créer des emplois en France : "des mesures de simplification d'un environnement devenu trop compliqué", "une politique résolue de baisse de la pression fiscale pesant sur les entreprises", et "une politique suivie et cohérente de confiance et de coopération avec les chefs d'entreprises".

Il y défend en particulier le Pacte de responsabilité, critiqué par le candidat socialiste, et appelle à la baisse des dépenses publiques, à l'inverse de ce que propose M. Hamon.

Mais le duel entre les deux hommes a débuté dimanche, lorsque Pierre Gattaz a estimé dans Le Parisien que M. Hamon était "dans un scénario destructeur pour l'économie française". "Voter Mélenchon, Le Pen, Hamon, c'est ruine, désespoir et désolation, pauvreté généralisée", a-t-il affirmé.

Réponse cinglante le lendemain : "M'associer au projet de Marine Le Pen c'est bien la preuve qu'il y a quelque chose de pourri à la tête du Medef", a fustigé M. Hamon, devant la presse, y voyant une "insulte" et réclamant des excuses.

Ce qui n'a pas empêché le numéro un du Medef, lors de sa conférence de presse mensuelle mardi, d'enfoncer le clou en qualifiant M. Hamon, la candidate FN Marine Le Pen et celui de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon d'"apprentis sorciers de l'économie".

Dans une lettre, publiée dans les Echos, le candidat socialiste a alors accusé son interlocuteur de se "ridiculiser". Face aux critiques du président du Medef, fils d'Yvon Gattaz fondateur de l'entreprise Radiall, sur le revenu universel, il lui écrit :" Tout le monde n'a pas la chance d'hériter d'une entreprise".

"C'est méconnaître les bienfaits du capitalisme familial qui s'ancre dans les territoires, maintient ses usines en France (pour ma part j'en ai créé une 5e en France), tout en se développant à l'international, continue à embaucher en France et associe ses salariés à la performance de l'entreprise", lui a alors rétorqué dans un autre courrier M. Gattaz.

"Il est inadmissible que le patronat entre dans le débat de cette manière-là", a déclaré jeudi matin sur Sud Radio, M. Hamon, estimant par ailleurs que M. Gattaz défendait "très bien les chefs d'entreprises des grandes entreprises mais assez mal l'entreprise française".

 
12 commentaires - Guerre médiatique entre Pierre Gattaz et Benoît Hamon
  • Est-il vraiment utile que le patron des patrons perde son temps avec un candidat qui ne passionne que moins d'un français sur dix ?

  • Maitre Hamon quand à lui veut construire un monde sans travail

    Il commence par s'en prendre aux entrepreneurs

  • VOSGESPAT  (privé) -

    Hamon comme Mélanchon seront de grand destructeur d'emplois, il ne feront pas mieux que Hollande voir pire.

    Il y en a un qui veut supprimer 500.000 postes de fonctionnaires, si ce n'est pas détruire les emplois qu'est ce que c'est? Hamon veut créer 1 million d'emplois ! Qui est le destructeur ?

    Pour Ochrona : les 500.000 sont des parasites ......

  • Voter hamon c'est comme voter Mélenchon. Nous retournerions au moyen âge avec des dépenses pharaoniques sur le revenu universel. Revenu pour les fainéants, les bons à rien. Et comment financer cette exorbitante dépense de 40 milliards d'euros par an. LA DESSUS : SILENCE RADIO...

  • On sait bien que ce sont les PME qui créent des emplois.
    Les grands groupes cherchent à fuir l'impôt tout en criant misère pour faire baisser les charges sociales et faire le chantage à la suppression d'emplois.
    De toutes façons le MEDEF fait ce qu'il veut mais tend la main à l'Etat pour avoir des subsides alors qu'il devrait se poser la question de l'incompétence de ses dirigeants. Notre patronat est cynique.!!!!!

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