FN: Le Pen trouve aussi que Philippot n'aurait pas dû évoquer le débat interne

FN: Le Pen trouve aussi que Philippot n'aurait pas dû évoquer le débat interne

La présidente du Front national Marine Le Pen (c), entourée du vice-président du parti Florian Philippot (d) et du secrétaire généralm Nicolas Bay (g), le 15 novembre 2015 à l'Elysée à Paris

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AFP, publié le mercredi 14 juin 2017 à 11h04

Marine Le Pen a dit mercredi "partager" une critique formulée par le secrétaire général du FN Nicolas Bay qui avait reproché au vice-président du parti Florian Philippot d'avoir évoqué la refondation du parti pendant la campagne des législatives.

Interrogée par Europe 1 sur des propos critiques de M. Bay à l'égard de M. Philippot, la présidente du FN a d'abord minimisé, jugeant que "c'est en dessous de l'escarmouche".

"Le propos de Nicolas Bay, que je partage", a-t-elle toutefois ajouté, "consiste à dire: il y a un temps pour tout". 

"Nous sommes dans le temps de l'élection, il y aura après l'élection un temps pour ouvrir le chantier des discussions, des analyses, la refondation et ce temps-là pour l'instant n'est pas arrivé. Il faut être patient", a-t-elle demandé à ses troupes.

Nicolas Bay avait dénoncé au lendemain d'un décevant premier tour des législatives des "voix discordantes" au sein du FN pendant la campagne, visant sans le nommer Florian Philippot.

Le vice-président du FN a en effet rapidement lancé une association "Les Patriotes" qu'il a qualifiée de "boîte à idées" pour participer à la "refondation" à venir du FN annoncée par Marine Le Pen au soir de la défaite de second tour de la présidentielle.

Mme Le Pen avait déjà dit le 4 juin sur France 3 n'être "pas particulièrement d'accord sur le calendrier" même si des associations de réflexion sont "légitimes".

Sur la question qui fait débat au sein du FN d'une sortie de l'euro, Mme Le Pen a jugé mardi que cela ne relevait pas du débat d'une campagne législative puisque la proposition du parti reposait sur l'organisation d'un référendum que "les institutions ne permettent pas" au niveau de l'Assemblée nationale.

"Mais nous le mettrons sur la table", a-t-elle une nouvelle fois promis. "Nous avons été conscients que ce retour à une monnaie nationale avait été anxiogène, que beaucoup de Français ne comprenaient pas sa nécessité, ou avaient peur tout simplement, de manière parfois irrationnelle, nous en tenons compte et nous ouvrirons ce débat après les législatives", une nouvelle fois sans préciser si ce débat concernerait le maintien de cette proposition en tant que telle ou concernerait la seule manière de la présenter.

Une partie de ce débat devrait se produire à l'occasion d'un congrès "qui aura probablement lieu au début de l'année 2018".  

 
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