Evacuation de la "Jungle" de Calais : "C'est un point de départ, pas un aboutissement", estime Copé

Evacuation de la "Jungle" de Calais : "C'est un point de départ, pas un aboutissement", estime Copé

Jean-François Copé, le 22 septembre 2016, à Marseille

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Orange avec AFP, publié le lundi 24 octobre 2016 à 08h26

Le démantèlement total de la "Jungle" de Calais a commencé lundi vers 6h, marquant le départ de cette gigantesque et complexe opération d'évacuation de plusieurs milliers de migrants, qui vont rejoindre par autocar des centres d'accueil partout en France. Une centaine de Soudanais et d'Erythréens, des hommes principalement, se sont présentés devant le hangar servant de quartier général à l'opération présentée comme "humanitaire" par le gouvernement.

Au total, de 6.000 à 8.000 migrants doivent être acheminés par car dans des centres d'accueil spécifiques durant toute la semaine. Pour Jean-François Copé, cette évacuation "est la bonne solution", "la seule possible", "qui arrive malheureusement tard". "Ce n'est pas un point d'aboutissement, c'est un point de départ" surenchérit le candidat à la primaire de la droite et du centre.

"DEVOIR ABSOLU"

Jean-François Copé s'interroge également sur la manière dont "vont être traitées les situations individuelles" des futurs-ex-pensionnaires de la "Jungle". "Qui peut ne pas être être touché" par cette situation, demande t-il, évoquant un "drame humain" et des "hommes, des femmes et des enfants qui fuient des situations tragiques" au terme de "périples inouis". Face à cette "situation terrible", "nous avons un devoir absolu de trouver une solution pour chacun" a t-il lancé, rappelant toutefois une de ses positions fortes en matière d'immigration : la réforme du droit d'asile.

La veille du début du démantèlement, quelques heurts sporadiques s'étaient produits aux abords de la "Jungle". Quelque 120 grenades lacrymogènes ont été tirées, selon une source policière. "Nous avons confiance que tout se passe bien", a assuré dimanche la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio lors d'un point-presse. Du côté de la communauté de réfugiés afghans qui occupaient le camp, le message était plus différent. "Il faudra nous forcer pour partir. Nous on veut aller en Grande-Bretagne", assurait l'un d'entre eux.

Les pouvoirs publics reconnaissent toutefois que "c'est une opération à risques, qui peut dégénérer, avec la nécessité de faire intervenir la force publique", surtout à cause de la présence possible de militants altermondialistes. Aussi 1.250 policiers et gendarmes ont-ils été mobilisés.
 
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