En opération reconquête à Évry, Valls tacle Macron

En opération reconquête à Évry, Valls tacle Macron

Manuel Valls à Évry le 18 mai 2016.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 19 mai 2016 à 12h10

- Le Premier ministre a donné mercredi soir dans son fief d'Évry le premier d'une série de meetings pour tenter d'imprimer sa marque sur la fin de quinquennat et faire entendre sa voix, notamment face à Emmanuel Macron. -

Entre François Hollande, déjà en campagne pour 2017, et Emmanuel Macron, dont l'hypothèse d'une candidature en 2017 alimente chaque jour les médias, Manuel Valls compte bien jouer des coudes.

Le Premier ministre a donc décidé de se lancer dans un tour de France à la rencontre de ses concitoyens. Au programme, quatre à six meetings sur différents thèmes.

Le premier s'est tenu mercredi soir 18 mai à Évry, ville d'Essonne dont il fut maire pendant 11 ans avant de rentrer au gouvernement, sur le thème "jeunesse et éducation". La ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, le ministre de la Ville et de la Jeunesse, Patrick Kanner, ainsi que les secrétaires d'État Jean-Marie Le Guen (relations avec le Parlement) et Thierry Mandon (Enseignement supérieur) avaient fait le déplacement, tout comme plus d'une vingtaine de parlementaires PS, parmi lesquels Malek Boutih, Christophe Caresche ou Gilles Savary.

ENCORE 12 MOIS

Devant 450 personnes triées sur le volet par la Fédération socialiste du département, le Premier ministre a appelé la gauche à définir un "projet de société" à l'occasion de la présidentielle de 2017. "Ce qui manque, c'est le projet de société, une société où la défiance, où la peur, où les obstacles, les conservatismes, les discriminations s'effacent enfin pour laisser la place à la liberté de chacun de créer son destin. Il faut au fond dire quel type de société nous voulons", a-t-il déclaré. "Nous avons besoin d'un projet. La gauche ne peut être forte que si elle renoue avec le projet, avec la République et avec la France. Son destin n'est pas de se parler à elle-même, d'être dans la petite querelle ou dans la division, mais c'est de parler grand, c'est d'offrir une espérance", a insisté le chef du gouvernement.

"Nous avons douze mois devant nous avec le président de la République. Il nous reste douze mois pour faire au moins deux choses; protéger des Français en matière de sécurité, croissance, emplois, lutte contre les inégalités, baisse des impôts (...) Et il nous reste douze mois pour élargir les horizons, pour construire pour demain (...) pour recréer une dynamique à l'occasion (de la présidentielle)", a insisté Manuel Valls. "Ma conviction profonde est que nous ne pouvons pas rester statiques, immmobiles (...) Dans l'opposition des projets se forgent, qui peuvent briser le lien social et puis il y a le projet de l'extrême droite (...) qui porte un projet de rupture. Autour de nous, il y a aussi, notamment à gauche, des logiques de division, des logiques de la défaite", a-t-il averti.



NOUVELLE PIQUE À MACRON

Manuel Valls a également fait une brève allusion à son ministre de l'Économie, dont le mouvement "En marche!" agace visiblement beaucoup. "Il y en a qui veulent se lancer dans le porte-à-porte mais nous, cela fait longtemps qu'on en fait, du porte-à-porte", a-t-il lancé sous les rires. Une nouvelle pique qui illustre les propos de nombreux médias affirmant que Manuel Valls ne supporte plus Emmanuel Macron, trop électron libre à son goût. Au lendemain du lancement d'"En marche!", que le locataire de Bercy ne voulait "ni à droite, ni à gauche", le Premier ministre avait répliqué qu'"il serait absurde de vouloir effacer" les différences entre la gauche et la droite.



La dernière sortie du ministre de l'Économie devrait également hérisser le poil du chef du gouvernement. Alors que ce dernier estimait ce jeudi matin 19 mai qu'il fallait "légiférer" sur le salaire des grands patrons, Emmanuel Macron a affirmé un peu plus tard dans la matinée que la "loi n'était pas la bonne méthode" pour encadrer la rémunération des patrons.
 
5 commentaires - En opération reconquête à Évry, Valls tacle Macron
  • que c'est beau l'information lorsqu'elle est formatée et diligentée par le pouvoir!! je m'explique : monsieur Valls ancien maire d'Evry donc son fief rassemble difficilement 300 personnes dans une salle gardée pour éviter les débordements de ceux qui sont debout la nuit !! et après avec un déluge de journalistes il fait partager son expérience du pouvoir et cette expérience est bien relayée !
    au fait 300 participants dans son fief c'est le maxi qu'il pouvait faire? et autant de journalistes? que penser de cette mascarade médiatique?
    il est premier ministre dans un pays en état d'urgence et alors que Paris vient de connaître des scènes d'une rare violence monsieur fait des meetings à 300 personnes pour communiquer sur sa personne !! ca ressemble à quoi cette mise en scène ???

  • ils sont très fort tous ces bonhommes pour la critique ,la colère , le mensonge et j en passe ,mais pour trouver solution durable pour le chômage ,la retraite qui arrive très loin du minimum vital inexistant et pourtant soi disant en place ,les salaires assurés d un montant acceptable pour les travailleurs et digne pour vivre et non survivre ,une réelle baisse des impôts pour ceux qui en payent ,et faire payer ceux qui abusent avec travail au noir ,allocations diverses ,qui au final sans payer d impôt gagne plus que les autres qui en payent !

  • Et oui encore 12 mois mais pour faire tes valises

  • C'est financé comment ces reunions préélectorales ? Déplacement de quelques ministres , frais de salle et tout ce qui va avec .... En 2012 , on a reproché au président en place d'utiliser les fonds publics

  • monsieur Valls,occupez vous du chômage !! on en a rien à foutre de vos déboires avec macron !!!
    vous n'estes pas premier ministre pour faire de la politique politicienne !!
    ne confondez pas mission,devoirs et orgueil personnel !!s'il vous plait !!!!

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