22/02/2012 à 22:25

En Corrèze, Copé attaque le "bilan calamiteux" de Hollande à la tête du département

Le numéro un de l'UMP, Jean-François Copé, est allé battre campagne mercredi en Corrèze, fief du candidat socialiste à la présidentielle, s'attaquant au bilan local, "calamiteux", de François Hollande, à la tête du département depuis 2008.

    augmenter la taille du texte diminuer la taille du texte   voter réagir  
Photographe : Anne-Christine Poujoulat :: Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, le 3 septembre 2011 lors de l'Université d'été des Jeunes Populaires à Marseille photo : Anne-Christine Poujoulat, AFP

"Venir ici sur les terres symboliques de M. Hollande, c'est une manière d'attirer l'attention sur ses réalisations concrètes", la présidence du Conseil général de Corrèze, ravie à l'UMP en 2008, étant, avec la direction du PS, son "seul bilan" puisqu'il n'a "jamais été ministre", a déclaré à la presse M. Copé, lors d'un déplacement à Malemort-sur-Corrèze, près de Brive-la-Gaillarde.

"Il est temps qu'à Paris, on réalise ce que veulent dire pour les contribuables corréziens les conséquences de la politique de M. Hollande", a-t-il souligné.

"Il y a", selon M. Copé, "le François Hollande de Paris, celui qui fait des grandes phrases, attaque Nicolas Sarkozy et ne fait pas de propositions concrètes" et "puis, il y a le François Hollande de la Corrèze, le laboratoire de ce qu'il pourrait être tenté de faire pour la France si demain, ce qu'à Dieu ne plaise, il devait être élu président de la République".

"En quatre ans, la dette a augmenté de 110 millions d'euros; les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 30% depuis 2007; la taxe foncière s'est accrue de 9% et il a matraqué les classes moyennes en rendant les transports publics scolaires, gratuits, payants selon les revenus", a ajouté le secrétaire général de l'UMP.

Dans son réquisitoire, il a omis de préciser que la Corrèze était, en 2008, au moment où M. Hollande a été élu président du Conseil général, le département le plus endetté de France, avec une progression de la dette de 140 millions d'euros entre 2005 et 2008.

A deux mois jour pour jour du premier tour de la présidentielle, le patron de l'UMP a tenu dans la soirée un meeting à Malemort devant, selon l'UMP, 1.300 personnes, un public majoritairement âgé.

En Corrèze, ancien fief de Jacques Chirac, ce "bébé Chirac" a rendu hommage à l'ex-président de la République, auprès duquel il a "commencé (son) engagement politique" et auquel il "doit tant".

Il en a profité pour railler M. Hollande qui, "en recherche permanente de filiation", "nous explique sans rire qu'il ressemble à Jacques Chirac", alors que ce dernier a "su décider et trancher" et était "l'une des figures les plus respectées de la planète". "Rien à voir avec M. Hollande qui n'arrive même pas à décrocher un rendez-vous avec les dirigeants européens", a-t-il dit.

En juin, M. Chirac avait provoqué la colère des sarkozystes en affirmant qu'il voterait Hollande en 2012, même s'il avait ensuite tenté de rectifier en parlant d'"humour corrézien".

Pendant la campagne, a promis M. Copé, l'UMP va "obliger" le candidat PS, accusé "d'imposture intellectuelle" et "d'incarner tous les conservatismes de notre pays", à "sortir de sa planque".

Le numéro un de l'UMP, qui pourrait être le contradicteur de M. Hollande prochainement sur France 2, a "garanti un échange pédagogique".

    augmenter la taille du texte diminuer la taille du texte   voter réagir      
 

les dernières réactions à l'article

voir mon journal de réactions aide
baromètres

politique

BVA ORANGE  RTL  SPQR 
tous les baromètres

de la conso et du quotidien

Sofinco Opinionway
tous les baromètres

liens commerciaux

médiathèque
flashs info
AFP - Le JT de 12H
diaporamas
Contre Jean Charest, une foule bigarrée et...
photos
Nucléaire: en désaccord, l'Iran et les grandes...
vidéos
Natation : Manaudou bat son record sur 50m dos
écofinances

sports
Puel, le renouveau de Nice ?