Depardieu : "Marine Le Pen n'est pas une menace, c'est une connerie"

Depardieu :

Gérard Depardieu et le réalisateur de son dernier film, "Tour de France", Rachid Djaidani le 15 mai 2016.

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le dimanche 13 novembre 2016 à 11h46

Dans une interview accordée au Journal du dimanche (JDD), Gérard Depardieu estime que Marine Le Pen n'est pas une menace mais "une connerie". L'acteur français explique également que l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis est une "bonne leçon" pour les hommes politiques.

"La confiance est brisée, le peuple veut reprendre le pouvoir", explique-t-il.

Pour Gérard Depardieu - exilé en Russie depuis 2013 - la présidente du Front national "fait partie du jeu des élections. Elle est un des dommages collatéraux d'une société qui ne contrôle pas ses nouveaux moyens de communication et passe son temps à faire des plans sur la comète". "Plutôt que de vénérer Internet, il faut travailler la tête pour faire pousser le coeur, essayer de trouver des bulles d'air où on n'est pas pollué ni par les idées ni par la peau", poursuit-il. "La peur nous empêche de nous élever. L'ignorance engendre la brutalité".

"TRUMP N'EST PAS UN ABRUTI"

L'élection de Donald Trump à la Maison Blanche ? "C'est une bonne leçon pour les hommes politiques, qui n'en font plus depuis longtemps", juge Gérard Depardieu en soulignant cependant que "personne ne sait de quoi il va être capable". Il estime que "contrairement à George W. Bush, Trump n'est pas un abruti" mais "dit des choses qui le dépassent". "Les Anglais ont été les premiers à montrer leur ras-le-bol en votant pour le Brexit. Mais ils vont payer leur lâcheté très cher", déclare l'acteur des "Valseuses". "Je n'aime pas leur mentalité. Heureusement, ils ont de formidables joueurs de foot. Et Ken Loach !"



Interrogé sur son nouveau film "Tour de France", qui sort mercredi et dans lequel il incarne un vieux maçon "réac" obligé de prendre la route avec un rappeur de banlieue, il observe qu'il s'agit d'un "voyage initiatique qui réchauffe le coeur". Le film montre "la rencontre entre deux France qui ne sont jamais confrontées l'une à l'autre, la France des quartiers et la France prolétaire et déshéritée", souligne son réalisateur Rachid Djaïdani, ex-champion de boxe d'Île-de-France. L'acteur confirme par ailleurs qu'on le découvrira prochainement dans un nouveau film de Fanny Ardant, une adaptation du "Divan de Staline", le roman de Jean-Daniel Baltassat. Il y incarnera un Staline "très loin du personnage des biographies", qui se rend compte en 1950 "qu'il fait peur à tout le monde et parfois à lui-même" et qui s'allonge "sur un divan ressemblant à celui de Freud". "Fanny en a fait une sorte d'opéra, elle tient très haut la note et ne la relâche jamais" ajoute-t-il.

 
464 commentaires - Depardieu : "Marine Le Pen n'est pas une menace, c'est une connerie"
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]