Dans le renoncement, Hollande est resté "le maître des horloges"

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Capture d'écran du discours de François Holande, à l'Elysée le 1er décembre 2016

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© AFP, STAFF
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AFP, publié le vendredi 02 décembre 2016 à 09h07

Présidentielle: François Holland est resté "le maître des horloges" jusqu'au bout de son renoncement

"Je suis le maître des horloges", confiait récemment François Hollande. De fait, jusqu'au bout de son renoncement, jeudi soir, le chef de l'Etat aura ménagé son effet, avec un coup de tonnerre au terme d'une journée élyséenne on ne peut plus normale...

Il avait promis de donner sa décision sur la présidentielle début décembre. Il a tenu parole... le 1er au soir, à la veille d'un déplacement aux Emirats arabes unis.

L'agenda de la journée était des plus légers, avec d'abord une cérémonie de remise de décorations aux médaillés olympiques et paralympiques des Jeux de Rio.

Pas un mot sur sa propre compétition à venir. Tout juste peut-être une allusion à sa propre solitude et à la désunion de la gauche: "Chaque réussite est d'abord individuelle (...) Mais pour être un grand champion, il faut être entouré, entraîné, soutenu, accompagné, aimé", lance-t-il aux Teddy Riner, Christophe Lemaître et autres Estelle Mossely.

A-t-il vu les deux sondages du jour qui, ô miracle, le donnent en légère hausse ? A-t-il lu la dépêche où sa ministre écologiste du Logement, Emmanuelle Cosse, l'enjoint de "se présenter" ? A-t-il eu vent des propos de cet autre ministre qui lâche à la mi-journée: "Bien sûr qu'il ira ! C'est un secret de Polichinelle qui nous transforme en pantins" ? A-t-il entendu les doutes de Jean-Louis Borloo qui, de passage pour une séance photo à l'AFP, confie son impression que "François Hollande n'a pas envie d'y aller" ?

Dans l'après-midi, il rend hommage, dans un communiqué, au sculpteur sénégalais Ousmane Sow, décédé un peu plus tôt, saluant en lui "un immense artiste" et "un ami de la France".

A 18H00, soit deux petites heures avant son allocution, Hollande préside à l'Elysée, comme si de rien n'était, une remise de décorations, où il récompense notamment le photographe Raymond Depardon... celui-là même qui a réalisé son portrait officiel en juin 2012.

- 'Dix jours qui ébranlèrent le monde' -

Voilà pour l'agenda officiel. Toujours rien à l'horizon. Les médias ont le regard braqué vers Hollande mais tous se résolvent à penser que désormais, il faudra attendre dimanche après-midi au minimum pour voir la fumée blanche quand, à 19H00, tombe la nouvelle, totalement inattendue: "Le président parlera en direct à 20H00. Je ne peux rien dire de plus", annonce son responsable de la communication, Gaspard Gantzer.

Tout au long de la journée, apprendra-t-on dans la soirée, Hollande a travaillé sur son texte. "Ca fait longtemps qu'il réfléchissait à ce sujet, c'est un texte extrêmement personnel dont il a été le seul concepteur et rédacteur", raconte son entourage.

Le président prévient certains de ses collaborateurs -l'un d'eux, Bernard Poignant, assure l'avoir appris en direct à la télévision-, il s'entretient avec des responsables politiques, dont Manuel Valls en fin de journée.

Mais, même dans son allocution, il ménage le suspense et attend la toute fin pour lâcher: "j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle".

Après ce "moment historique exceptionnel", il retourne dans son bureau voir ses collaborateurs. "Certains essuient des larmes mais ce qui l'emporte, c'est l'admiration pour le courage de sa décision, inédite en politique", raconte un proche.

A gauche, le choc est rude, comme lors des adieux de Lionel Jospin au soir du 21 avril 2002, qu'Hollande a vécus aux premières loges... "Sarkozy au premier tour de sa primaire, Hollande ce soir... On a vraiment vécu +Dix jours qui ébranlèrent le monde+", résume un cacique du PS.

"C'est un séisme pour la gauche... Mais lui, il va prendre 20 points de popularité dans la semaine", prophétise un autre.

 
130 commentaires - Dans le renoncement, Hollande est resté "le maître des horloges"
  • Il est arrivé entre la poire et le fromage .
    Le fruit était trop mure . Le Hollande bien
    trop gouteux et fort justement fini rappé .
    L ' horloge du temps , ne cherche pas midi
    à quatorze heures .

  • Voilà un président "maître des horloges". C'est drôle il y a quelque chose qui sonne un peu " monarchique" dans cette fin de règne. Comment ne pas penser à Louis XVI, le roi serrurier. Lui, ce n'était pas les horloges mais les serrures ! Mais on retrouve la même fin peu glorieuse. Il y a du bourbonien chez Hollande, même physique, même nez. Heureusement la guillotine n'existe plus.

  • Il n'est resté maître de rien du tout : il n'avait pas d'autres choix ! J'avais parié sur sa démission il ne me semblait aucune autre possibilité pour lui sinon de se prendre une claque bien plus cuisante au primaire !!

  • frisson  (privé) -

    Louis le Cape ,s occupait aussi des horloges ,on voit comment cela c est termine

  • très bonne décision ... mieux vaut partir avant de subir une humiliation éternelle ...

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