Assistants d'eurodéputés MoDem: l'ex-salarié à l'origine du signalement à la justice entendu

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 Eurodéputés MoDem : soupçons d\

Eurodéputés MoDem : soupçons d'emplois fictifs

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AFP, publié le jeudi 22 juin 2017 à 16h09

L'ancien directeur de la communication du MoDem, Matthieu Lamarre, à l'origine du signalement adressé à la justice, a été entendu comme témoin jeudi dans l'enquête sur les assistants parlementaires européens du parti centriste, a appris l'AFP de sources proches de l'enquête.

Matthieu Lamarre, détaché à temps partiel au service de l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias et à ce titre rémunéré sur des fonds européens de décembre 2010 à novembre 2011, affirme n'avoir jamais travaillé spécifiquement pour l'élu.

Le témoignage de cet ancien permanent du parti qui s'était rallié avec fracas à la candidate PS Anne Hidalgo pendant la campagne des élections municipales à Paris en 2014, a entraîné l'ouverture par le parquet d'une enquête préliminaire le 9 juin pour "abus de confiance et recel de ce délit", consacrée au MoDem, qui a envoyé six élus au Parlement de Strasbourg entre 2009-2014.

"Il a été entendu en qualité de témoin pendant environ deux heures", a rapporté son avocat, Gérard Tcholakian, joint par l'AFP.

Sa convocation en milieu de matinée dans les locaux de l'office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff) à Nanterre est intervenue au lendemain de la démission du gouvernement des ministres de la Justice François Bayrou et des Affaires européennes Marielle de Sarnez, respectivement président et vice-présidente du MoDem. La ministre des Armées Sylvie Goulard avait annoncé son départ un jour plus tôt.

François Bayrou a expliqué mercredi avoir décidé de ne plus être ministre de la Justice pour ne pas "exposer" à "une campagne mensongère" le gouvernement et Emmanuel Macron, après l'ouverture d'une enquête visant son parti. "Nous n'avons jamais eu d'emplois fictifs" au MoDem, a-t-il redit, parlant d'"une affaire de "dénonciations anonymes" contre son parti dont il était "la véritable cible".

Une première enquête préliminaire avait été ouverte en mars par le parquet de Paris à la suite d'une dénonciation d'une élue du Front National, parti également touché par une affaire d'emplois fictifs présumés au Parlement européen. Cette enquête ouverte pour "abus de confiance" visait 19 eurodéputés, dont deux du MoDem: son ex-vice-président Robert Rochefort, et Marielle de Sarnez. 

Radio France affirme qu'entre 2009 et 2014 une dizaine de salariés du parti centriste étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du MoDem, au profit notamment de Mme de Sarnez et de Sylvie Goulard.

Les enquêteurs vont examiner les documents qui vont leur être remis par les avocats du MoDem et recueillir des témoignages. Ils ont entendu comme témoin mardi l'ancienne eurodéputée MoDem Corinne Lepage, en rupture avec le parti, qui avait affirmé avoir refusé cette pratique du double emploi dans un livre en 2014. 

 
16 commentaires - Assistants d'eurodéputés MoDem: l'ex-salarié à l'origine du signalement à la justice entendu
  • " La France pays d'Europe où, paraît-il, il y a eu le plus de lettres anonymes" : le "paraît-il " est en trop, c'est celui des rumeurs, un comble pour un ministre de la justice si érudit !
    Bayrou a accusé les dénonciateurs anonymes, alors que l'enquête a débuté à partir du témoignage d'un lanceur d'alerte, ex directeur de la communication du modem, confirmé par celui de Corinne Lepage, ex vice-présidente du modem.

  • la justice fera son devoir
    mais je pense que ce Monsieur n'aura plus beaucoup d'occasions d'un tel signalement ,non ?

  • Si j'ai bien compris c'est l'histoire d'un salarié qui reproche à son ex-patron de l'avoir généreusement payé pour ne rien faire ??? Mais que la vie peut être impitoyable pour certains...Comment ne pas compatir devant tant de souffrance !

  • ça montre qu'ils ont bien enquete avant de nommer les ministres bayrou de sarnez l'enquete a demarre en mars et bayrou a quand meme ete nomme ministre de la justice !!!!

  • C'est très bien que la justice enquête et ainsi on saura quoi penser des éventuels dénonci. teurs ou calomni.teurs et on pourra aiguiser notre jugement citoyen sur ce fonctionnement politico-médiatique.... Car, une enquête n'étant pas une mise en examen, il y aura alors beaucoup à penser sur les intentions des auteurs.

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