Affaire Baupin : Barbara Pompili assure avoir subi des "injonctions" à se prétendre victime

Affaire Baupin : Barbara Pompili assure avoir subi des "injonctions" à se prétendre victime

Devant l'Association des journalistes parlementaires, Barbara Pompili s'est exprimée sur l'affaire Baupin, assurant ne pas avoir été harcelée par l'homme politique.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 19 mai 2016 à 12h30

- L'écologiste Barbara Pompili, qui assure avoir subi des "injonctions" à se prétendre "victime de Denis Baupin", a laissé éclater sa colère ce mercredi devant la presse. -

Devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP), la secrétaire d'Etat à la Biodiversité a réaffirmé que le député, visé par des accusations d'agressions sexuelles, ne "l'a jamais harcelée".

Elle s'est également exprimée sur sur son expérience de femme politique, dénonçant non pas l'attitude d'un seul homme, mais tout un système.

"Je ne suis pas une victime de Denis Baupin. On m'a demandé, et aussi à Véronique Massonneau (députée écologiste réformiste), de dire que j'avais reçu des SMS, que je m'étais sentie harcelée et agressée", a affirmé l'ancienne coprésidente du groupe écologiste à l'Assemblée.

- Soit Victime, soit complice -

Pour avoir refusé, a-t-elle dit, Véronique Massonneau et elle-même se sont "retrouvées dans une situation d'accusées, soit d'être des victimes qui n'avaient pas conscience d'être victimes, soit dans la position d'être complices d'actes graves. Cela me met en colère! C'est assez terrible cette injonction à être une victime". L'une des députées écologistes ayant fait état de comportement de harcèlement de Denis Baupin, Isabelle Attard, a affirmé que Barbara Pompili avait été aussi harcelée.



De Denis Baupin, "j'ai reçu des SMS, on va dire charmeurs, pendant un certain moment. A partir du moment où j'ai dit 'stop', il s'est excusé platement", a assuré Barbara Pompili devant l'AJP. "Ce genre de choses, ça m'est arrivé souvent", a-t-elle dit. "Je ne veux pas remettre en cause la parole des autres (...) C'est mieux que la justice prenne les choses en main", a déclaré la secrétaire d'État.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les accusations visant Denis Baupin, qui a porté plainte de son côté contre Mediapart et France Inter après la publication de témoignages de victimes présumées au sein d'EELV.

Interrogée sur d'éventuels règlements de compte entre écologistes pro et anti-gouvernement derrière l'affaire Baupin, Mme Pompili a trouvé "hyper difficile" de répondre à cette question. "Quand bien même ce seraient les personnes, -et c'est un peu le cas- les plus haineuses vis-à-vis de nous qui sortent cette affaire, il n'empêche que ce qu'elles sortent, c'est grave", a-t-elle jugé.



De son côté, Denis Baupin s'est dit victime d'un "coup monté", dans un texto envoyé à son ancien directeur de campagne aux municipales de 2008, Bernard Jomier, que Le Monde a retranscrit. "Crois bien que je ferai tout pour faire éclater la vérité car en plus ce n'est qu'un coup monté. Mais je comprends que tu ne puisses le croire sur parole", écrit ainsi l'ancien vice-président de l'Assemblée nationale.

- Réseaux sociaux, médias : Barbara Pompili jette l'opprobre sur un "système" -

Pour sa part, Mme Pompili a raconté s'être "sentie humiliée, honteuse, rabaissée et avilie" à l'occasion d'un portrait dans Libération en 2012 accompagné d'une photo "sans" son "accord, dont ils savaient très bien que c'était une photo à connotation sexuelle". "Jamais je n'ai eu un mot d'excuse, un semblant de regret de Libération, qui se fait le chantre de l'égalité homme-femme", a-t-elle lancé.



Visiblement affectée, la secrétaire d'État a également évoqué les réseaux sociaux, où "tous les jours, je me fais traiter de pute". "On peut considérer qu'il n'y a qu'une personne sur Terre, Denis Baupin, qui mérite l'opprobre, moi je parle d'un système", a-t-elle conclu.
 
15 commentaires - Affaire Baupin : Barbara Pompili assure avoir subi des "injonctions" à se prétendre victime
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    Steppenwolf  (privé) -

    Cette affaire Baupin, reflète bien l’espèce d’ordre morale, vaginocrate et misandre, qu’essaye de nous imposer certaines féministes, avec la pénalisation des clients de prostituées – qui elles sont dans la légalité (?) – et avec pour objectif final l’éradication de la prostitution (!?), les « frotteurs » dans les transports publics (personnellement en 40 d’usage je n’ai jamais vu cela !), et maintenant les « harcèlements sexuels » (comment une drague, même maladroite, ne peut pas être considérée comme harcèlement, et par qui et sur quels critères ?) avec comme demande de nommer des « référents aux harcèlements sexuels et aux actes inappropriés (actes inappropriés !?). En fait tout cela n’a qu’un seul objectif : Déstabiliser les hommes (un peu plus) pour leur faire intégrer et intérioriser leur infériorité : Instaurer donc : La domination féminine. Si la femme est l’avenir de l’homme, alors l’homme n’a plus d’avenir.

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    Steppenwolf  (privé) -

    Mais si l’homme n’a plus d’avenir, alors la femme n’en a pas non plus car pour qu’il y ait de vraies femmes il faut qu’il y ait de vrais hommes. Ce n’est pas de l’égalité, c’est de la complémentarité.

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    Steppenwolf  (privé) -

    Pour les féministes, après la guerre des sexes, voilà maintenant qu'elles s'affrontent entres elles !!!!!!!!

  • Décidément, il s'en passe des choses chez les écolos !
    Et ce beau monde se prend pour notre messie, prétend tout diriger, vouloir notre bien, y compris malgré nous parce que nous sommes trop bornés pour comprendre !
    Décidément les dessous de la politique politicienne sentent vraiment mauvais te les écolos, à leur habitude, se montrent particulièrement doués.

  • Qu'elle aille jusqu'au bout de ses déclarations.... puisqu'il faut PARLER !!!!!!

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