Washington rassure ses partenaires sur la Syrie

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 Le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel préside une réunion avec ses homologues du G20, le 17 février 2017 à Bonn

Le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel préside une réunion avec ses homologues du G20, le 17 février 2017 à Bonn

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© AFP, Sascha Schuermann
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AFP, publié le vendredi 17 février 2017 à 18h40

Syrie: les alliés de Washington se disent rassurés de la position américaine qui soutient, selon eux, des négociations dans le cadre de l'ONU

Les alliés de Washington, dans l'expectative sur le cap de la diplomatie américaine, se sont dits rassurés vendredi sur le dossier syrien, le secrétaire d'Etat Rex Tillerson soutenant selon eux des négociations de paix dans le cadre de l'ONU.

Pour la première fois depuis l'entrée en fonctions de l'administration Trump, les pays occidentaux et arabes appuyant l'opposition syrienne se sont réunis vendredi à Bonn en marge d'un G20.

Une rencontre qui intervient quelques jours avant la reprise jeudi à Genève de pourparlers de paix entre le régime de Damas et l'opposition.

A l'issue de la rencontre, Berlin et Paris ont manifesté leur soulagement: "Il est apparu clairement que nous voulons dans tous les cas une solution politique dans le cadre de l'ONU", a déclaré le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel, hôte de la réunion du G20.

Selon une source occidentale, M. Tillerson a été très clair sur la nécessité d'envoyer des messages aux Russes: "Il nous a expliqué qu'il n'y aurait pas de coopération militaire avec les Russes tant qu'ils ne se distancieraient pas de la position de Damas au sujet de l'opposition".

Le régime considère comme "terroristes" tous les groupes armés de l'opposition.

- 'Tous d'accord' -

"C'est important et nécessaire qu'il y ait un dialogue étroit avec les Etats-Unis sur cette question syrienne (...) nous avons vérifié ce matin que nous étions tous bien d'accord", a estimé de son côté le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault.

Les pourparlers de Genève sur un règlement politique au conflit qui ravage la Syrie depuis six ans se sont tenus en 2016. 

Mais trois sessions de négociations n'ont jamais permis d'avancer en raison du fossé immense entre les belligérants sur les contours de la transition politique dans le pays et le sort du président Bachar al-Assad.

En parallèle, la Russie, alliée de Damas, a pris la main diplomatique sur le dossier syrien suite à la défaite des forces rebelles à Alep et a engagé des tractations à Astana au Kazakhstan aux côtés de l'Iran et de la Turquie. Elles sont axées jusqu'ici sur le maintien du cessez-le-feu et la situation humanitaire en Syrie.

Le souci des Occidentaux est d'éviter le risque qu'elles ne remplacent celles sous l'égide de l'ONU.

Les discussions d'Astana "c'est bien, mais cela doit déboucher sur un processus politique à Genève, sur les question de la Constitution, du gouvernement et des élections" en Syrie, a dit Sigmar Gabriel à la presse au terme du G20 de deux jours.

- Appel à la Chine - 

Outre la Syrie, M. Tillerson avait tenu la veille des propos fermes sur la Russie, notamment sur le maintien des sanctions tant que les accords de paix ne seraient pas mis en œuvre en Ukraine. Des déclarations qui ont rassuré ses partenaires alors que la Maison Blanche à Washington est plongée dans la cacophonie.

La journée de vendredi a également été l'occasion pour M. Tillerson de rencontrer pour la première fois son homologue chinois Wang Yi, dans un contexte tendu entre les deux pays.

Il l'a appelé à œuvrer "par tous les moyens" pour "modérer l'attitude déstabilisante de la Corée du Nord", après un nouveau tir de missile dimanche.

La veille, le secrétaire d'Etat américain avait déjà assuré que son pays était "déterminé" à défendre la Corée du Sud et le Japon, y compris avec le recours à la dissuasion nucléaire, face à Pyongyang.

Le missile balistique Pukguksong-2, testé par la Corée du Nord, a parcouru environ 500 kilomètres avant de retomber dans la mer du Japon.


Après le G20, l'attention diplomatique se porte sur Munich, où se tient jusqu'à dimanche la Conférence sur la Sécurité, grand rendez-vous annuel du gotha mondial de la défense. 

Le vice-président américain Mike Pence doit tenter samedi d'y rassurer les Européens sur le lien transatlantique.

 
14 commentaires - Washington rassure ses partenaires sur la Syrie
  • Les services de la propagande russe et/ou FN semblent toujours très actifs sur ce site. ..

  • J'espère que l'administration américaine a expliqué aux occidentaux qui soutiennent les financeurs du terrorisme à savoir l'arabie saoudite et le qatar que leur général d'Etat Major des armées a rencontré le général d'Etat Major russe. De toute façon les syriens n'en n'ont rien à foutre de ses abrutis.

  • Depuis qu'ils se réunissent : en congrès , commissions , plans , études , rien de rien , il ne sort rien . Il fallait pas y aller !! Maintenant pour en sortir c'est la bombe neutrons !

  • J'ai écouté comme des millions de français l'intéressant reportage où Fabien Namias interviewait le président de la république syrienne. Monsieur Assad s'est révélé à cette occasion être un chef d'Etat à la hauteur de la difficile situation que traverse sa Nation secouée par les mouvements islamistes encouragés par les dictatures monarchiques du Golfe. On aurait aimé que ce même journaliste écoutât aussi poliment les réponses apportées par Marine le Pen alors qu'elle était son invitée voici quelques jours sur Europe 1 et qui était systématiquement coupée toutes les 3 secondes par ses trois interrogateurs qui ne lui laissaient pas le temps de répondre aux incessantes questions dont elle était mitraillée.

    En effet phrygien, l'abandon de la déontologie du métier de journaliste est à l'origine de la désaffection de cette profession dans l'esprit et le cœur des français qui ne voient en eux, et pas à tort, que les hérauts du pouvoir.

  • Les décideurs de la "communauté internationale" feraient mieux de ne pas se mêler des affaires du Moyen-Orient ,leur bilan là-bas est catastrophique et ils ont importé le djihad en Europe

    Eh oui, si la communauté internationale avait existé dans les années 40, l'Allemagne Nazie n'aurait certainement pas - on peut le supposer - entrepris ses nombreuses guerres, massacres, génocides ... dont se serait bien passé l'ensemble du monde qui a compté ses victimes à cette époque par millions. Pensez-y .

    oui sans oublier le criminel de guerre busch.

    En 1940 les étasuniens ont laissé tomber la France rendue exsangue par la guerre de 1914-1918 ,de nombreuses grandes entreprises étasuniennes continueront à investir en Allemagne nazie jusqu'en 1942 Finalement les étasuniens interviendront en Afrique du Nord fin 1942 au moment où la Grande Bretagne et l'URSS n'en pouvaient plus de supporter seules le poids de la guerre Leurs pertes humaines en France seront bien inferieures à celles de la France pendant la même période

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