Venezuela: "marche du silence" des anti-Maduro pour les 20 morts

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 Marche du silence des opposants vénézuéliens à Caracas, le 22 avril 2017

Marche du silence des opposants vénézuéliens à Caracas, le 22 avril 2017

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© AFP, FEDERICO PARRA
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AFP, publié le samedi 22 avril 2017 à 22h51

Venezuela: les opposants défilent "en silence" pour exprimer leur colère et rendre hommage aux 20 morts des trois semaines de manifestations

Vêtus de blanc et en silence, plusieurs milliers d'opposants au président socialiste Nicolas Maduro défilaient samedi au Venezuela pour exprimer leur colère et rendre hommage aux 20 morts des trois semaines de manifestations en faveur d'élections anticipées.

Contrastant avec les affrontements violents entre manifestants et forces de l'ordre lors des précédents défilés, les mobilisations se déroulaient globalement dans le calme, dans la capitale mais aussi dans d'autres villes du pays comme Maracaibo, Barquisimeto et San Cristobal.

Seuls quelques heurts ont brièvement eu lieu dans l'est de Caracas, quand la police a repoussé des manifestants avec des grenades de gaz lacrymogène.

Dans les cortèges, de nombreuses personnes portaient des t-shirts blancs avec le mot "paix" en lettres noires, des casquettes aux couleurs du drapeau (rouge, jaune et bleu), des fleurs blanches. Certains s'étaient bâillonné la bouche avec un foulard rouge.

Le silence était parfois interrompu par l'hymne vénézuélien, quelqu'un récitant un chapelet ou des applaudissements en hommage aux "tombés" pendant ces 21 jours de protestations.

Mot d'ordre: rejoindre les sièges de l'épiscopat dans tout le pays. Le gouvernement socialiste accuse l'Eglise d'être un "acteur politique" au côté de l'opposition, qui exige le départ de Maduro avant la fin de son mandat en décembre 2018.

Entouré d'un imposant déploiement de forces de l'ordre, un premier groupe est arrivé en début d'après-midi, avec un grand drapeau vénézuélien, au siège de la conférence épiscopale à Caracas. Là, un prêtre et un pasteur évangélique ont présidé une messe au haut-parleur, depuis un autel improvisé à l'arrière d'une camionnette.

- Spirale de violence -

"Ce que nous arrivons à faire aujourd'hui c'est un exemple de ce que l'on va réussir à faire au Venezuela, surmonter les obstacles en paix, pour parvenir à ce que tous les Vénézuéliens votent et que l'on obtienne le changement", a confié Julio Borges, président du Parlement, l'unique institution contrôlée par l'opposition depuis fin 2015.

L'étincelle ayant déclenché la vague de manifestations, quasi-quotidiennes depuis le 1er avril, est la décision de la Cour suprême de s'arroger les pouvoirs des députés: l'opposition a dénoncé une tentative de "coup d'Etat" et l'indignation diplomatique a forcé l'autorité judiciaire à faire marche arrière 48 heures plus tard.

Ces mobilisations ont souvent dégénéré en heurts, pillages, échanges de gaz lacrymogènes et cocktails Molotov entre manifestants et forces de l'ordre. 

Dans la nuit de vendredi à samedi, des troubles ont encore éclaté dans plusieurs quartiers de Caracas et selon plusieurs témoins, des hommes armés à moto ont parcouru les rues de la capitale, causant la panique au sein de la population.

Gouvernement et opposition s'accusent mutuellement de cette spirale de violence qui a fait 20 morts et des centaines de blessés en trois semaines. Plus de 600 personnes ont été arrêtées, selon l'ONG Foro Penal.

- 'Je marche sans peur' -

Mais cela ne décourage pas les antichavistes (du nom du défunt président Hugo Chavez, 1999-2013), qui prévoient lundi un "blocage national" des routes.

"Je marche sans peur", confiait samedi l'une de ces protestataires, Jéssica Muchacho, 33 ans. "Nous n'avons rien à perdre, le gouvernement nous a tout pris, toute possibilité d'avoir une vie digne", a-t-elle ajouté à l'AFP.

Dans ce pays pétrolier qui a sombré économiquement avec la chute des cours du brut, la majorité des aliments et médicaments manquent. Lassés, sept Vénézuéliens sur dix souhaitent le départ de Nicolas Maduro, selon un sondage Venebarometro.

"Le pays n'a plus un seul os en bonne santé. Les gens vont continuer à manifester" malgré la répression, prédit le sociologue Francisco Coello.

Dans cette bataille, l'opposition a retrouvé une image d'unité, un soutien populaire et des alliés à l'international exerçant une pression sur Caracas.

Onze pays latino-américains et les Etats-Unis ont plaidé pour le respect du droit à manifester de manière pacifique et pour des élections permettant de sortir de la crise.

Jeudi, l'Union européenne a condamné la violence et vendredi le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a critiqué la "lâcheté" du gouvernement socialiste.


Nicolas Maduro, qui dénonce un "coup d'Etat terroriste" fomenté par les Etats-Unis - une accusation rejetée par Washington - a renforcé la présence policière et de l'armée qui lui a apporté son soutien "inconditionnel".

La précédente vague de manifestations ayant secoué le pays en 2014 avait fait 43 morts, selon le bilan officiel.

 
22 commentaires - Venezuela: "marche du silence" des anti-Maduro pour les 20 morts
  • feu vert des USA à l'organisation d'un coût d'état

  • Mélanchon préfère cuba , c'est calme vu que l'opposition y est muselée depuis longtemps
    NON le malheur des "riches" ne fait pas le bonheur des pauvres
    NON les français ne veulent pas vivre à cuba

  • Q'est-ce-que la dictature US-OTAN ne feraient-ils pas, pour sauver au prix de millions de morts, "le soldat capitalisme" pitoyable...

  • envrac  (privé) -

    à propos du Venezuela
    Avant que Hugo Chavez accède au pouvoir, 1 Vénézuélien sur 2 vivait dans la pauvreté et plus de 1 sur 5 dans l'extrême misère. Une toute petite oligarchie vivait dans un luxe insolent en parfaite collaboration avec les puissants USA auxquels ils cédaient l'essentiel de la rente pétrolière du Venezuela. Les statistiques officielles et indiscutables de l'ONU attestent que sous Chavez:
    Le taux de pauvreté extrême a été ramené de 22,2 % à 10,7% . La malnutrition infantile ramenée de 7,7 % en 1990 à 3,2% en 2009. Le degré d'inégalité de 0,498 en 1999 à 0,39 en 2011.
    A la mort d'Hugo Chavez, "le figaro" et "les échos" se déchaînèrent pour le dénigrer, le qualifier de dictateur et prétendre qu'il avait "dévasté" l'économie parce qu'il avait fait grimper la dette publique de 102 milliards de dollars en 14 ans. Mais alors, quel verbe autre que "dévaster" aurait dû être utilisé quand Sarkozy et Fillon on fait exploser la dette publique française de quelques 700 à 800 milliards de dollars en 5 ans ?
    Le peuple Vénézuélien en sait évidemment plus que vous et moi, la preuve, des foules immenses assistèrent aux obsèques d'Hugo Chavez.

    .....mais une vingtaine de morts dans les manifs!!!!!!!!!!!!!

    Ils ont tout simplement envie de se venger,et les cures avec eux.Ils n ont pas appreciés l abolition de leurs privileges de nantis,les nationalisations , .Alors ,ils organisent la penurie de denrées alimentaires,medicaments,etc Rasurez vous, eux, ont ce qu il faut pour se nourir.,des comptes a l etranger pour parrer au plus pressé.Les americains ne sont jamais loin,lors de ces crises.Si le gouvernement yombe , il ne fzudra pas longtemps pour reaprovisionner les magasins.On a deja connu cela ,lors de l election des sandinistes de Daniel Ortega ,hostiles aux americains,et aux financiers.

    Encore un adepte de Mélenchon qui croit tout ce qu'il dit!!désolée,mais moi,je ne crois plus au père noel!!

  • le grand copain de MELENCHON,,imaginons à quoi nous devons nous attendre si ce dernier devient notre président, je n'ose même pas y pensez, qu'y a-t-il de bon chez les socialistes????

    à propos du Venezuela
    Avant que Hugo Chavez accède au pouvoir, 1 Vénézuélien sur 2 vivait dans la pauvreté et plus de 1 sur 5 dans l'extrême misère. Une toute petite oligarchie vivait dans un luxe insolent en parfaite collaboration avec les puissants USA auxquels ils cédaient l'essentiel de la rente pétrolière du Venezuela. Les statistiques officielles et indiscutables de l'ONU attestent que sous Chavez:
    Le taux de pauvreté extrême a été ramené de 22,2 % à 10,7% . La malnutrition infantile ramenée de 7,7 % en 1990 à 3,2% en 2009. Le degré d'inégalité de 0,498 en 1999 à 0,39 en 2011.
    A la mort d'Hugo Chavez, "le figaro" et "les échos" se déchaînèrent pour le dénigrer, le qualifier de dictateur et prétendre qu'il avait "dévasté" l'économie parce qu'il avait fait grimper la dette publique de 102 milliards de dollars en 14 ans. Mais alors, quel verbe autre que "dévaster" aurait dû être utilisé quand Sarkozy et Fillon on fait exploser la dette publique française de quelques 700 à 800 milliards de dollars en 5 ans ?
    Le peuple Vénézuélien en sait évidemment plus que vous et moi, la preuve, des foules immenses assistèrent aux obsèques d'Hugo Chavez

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