Un sommet à Trieste pour rapprocher les Balkans de l'UE

Un sommet à Trieste pour rapprocher les Balkans de l'UE

Le ministre des Affaires étrangères italien Angelino Alfano, à Trieste, le 11 juillet 2017, à la veille du sommet sur les Balkans

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AFP, publié le mercredi 12 juillet 2017 à 04h11

Sept pays de l'Union européenne et six pays des Balkans occidentaux se retrouvent mercredi après-midi pour un sommet à Trieste, dans le nord-est de l'Italie, pour faire progresser le rapprochement avec l'UE et promouvoir la coopération régionale.

Ce sommet sera précédé d'une rencontre trilatérale à 15h00 (13h00 GMT) entre les dirigeants italien, français et allemand. Selon les médias italiens, la question des migrants, que l'Italie se sent désormais seule à accueillir, devrait être au centre des discussions.

Le sommet qui suivra à partir de 16h15 (14h15 GMT) et jusqu'à un dîner de travail réunira les sept représentants de l'UE et les dirigeants de Macédoine, de Serbie, du Kosovo, d'Albanie, de Bosnie et du Monténégro, dont plusieurs ont été le théâtre de conflits meurtriers dans les années 1990 mais qui ont désormais tous engagé un processus d'adhésion à l'UE. 

"C'est un sommet très important", a assuré mardi soir le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano. "Pour nous, il a représenté un objectif prioritaire de politique étrangère (...) parce que nous sommes convaincus que les Balkans occidentaux peuvent contribuer à rendre l'Europe plus sûre".

Leur contribution "va au-delà des 20 millions d'habitants qui entreront" dans l'UE une fois leur processus terminé, a insisté M. Alfano, en déclarant que l'Italie était "le premier ou le deuxième partenaire commercial" pour chacun d'entre eux.

"Notre principal objectif est de transmettre un message clair à nos partenaires de la région et à leurs citoyens: chers citoyens des Balkans occidentaux, votre place est en Europe. Il n'y a pas de place meilleure que l'Europe", a martelé M. Alfano.

Il a estimé qu'il était aussi dans l'intérêt de l'UE de ne pas laisser le long d'une frontière "stratégique du point de vue économique et de la sécurité une région ouverte à l'influence d'acteurs qui ne partagent pas nécessairement nos objectifs".

- 200 millions d'euros d'aide -

Du côte de l'UE, le Royaume-Uni, qui accueillera la prochaine édition en 2018, s'est ajouté aux six pays participant habituellement: France, Allemagne, Italie, Autriche, Slovénie et Croatie.

"C'est une démonstration ferme de notre soutien pour une réforme nécessaire en vue d'améliorer la sécurité de la région, de soutenir l'économie et de faire face aux défis comme le trafic clandestin de drogues et d'êtres humains", a déclaré dans un communiqué le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, qui représentera la Première ministre Theresa May.

"Nous voulons voir les Balkans occidentaux comme une région stable, sure et prospère, qui réussit en Europe", a-t-il ajouté, en évoquant un engagement "sans faille" pour faire des Balkans "un modèle de démocratie et de croissance économique".

Paris a également souligné l'importance pour les pays de l'UE "de rappeler à leurs homologues des pays des Balkans l'importance qu'ils attachent à la stabilisation durable de la région et à la conduite de réformes crédibles".

La France souhaite aussi que les dirigeants des pays des Balkans soient "confortés et accompagnés dans leur perspective européenne".

Dans ce cadre, plusieurs projets dans le domaine des transports et de l'énergie, pour un montant global de 200 millions d'euros, seront signés mercredi à Trieste, en particulier un traité créant une communauté des transports entre l'UE et les Balkans.

Le sommet de Trieste est le quatrième du genre et s'inscrit dans le cadre d'une série de réunions dites du "processus de Berlin", lancé en 2014 pour encourager les réformes et le développement dans les Balkans occidentaux.

Le processus de Berlin promeut des projets concrets dans le domaine économique, essentiellement des infrastructures dites de "connectivité": des axes autoroutiers et ferroviaires, des réseaux énergétiques et des projets à destination de la jeunesse pour favoriser les échanges et la réconciliation.

ljm/fcc/plh

 
10 commentaires - Un sommet à Trieste pour rapprocher les Balkans de l'UE
  • Decidemment on va encore englober des pays pauvres, ca nous doit plaire aux dirigeants europeens

  • le régime Macron ce mettrait il en place ? les médias nous proposent de plus en plus des sujets caressant pour l' état et des banalités pour meubler , les choses qui fâcheraient ou qui troubleraient le bon peuple sont sorties de plus en plus des écrans .

  • Le but est de les englober dans l'Otan aux frais des Européens, toujours pour nuire à la Russie.

    c' est la stratégie " des trois mers " mise en place par les USA , à voir sur réseau Voltaire .

  • Se décideront-ils enfin à ne pas laisser la France seul membre de l'UE à c combattre Daesch au péril de la vie de ses militaires, ou au moins à contribuer financièrement à ces opérations qui alourdissent notre dette ?
    Le chef de l'Etat qui est allé à Lausanne demander que les J.O. aient lieu à Paris en 2024 (et il n'ya guère d'exemple de J.O. bénéficiaires) n'aurait-il pas dû réclamer la solidarité de l'UE dans l'action militaire contre le terrorisme ?

  • Je ne veux pas payer pour des pays mafieux, assez d'agrandir l'Europe, nous allons vers un désastre économique avec des personnes sous payées et nous Français la misère.

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