Turquie: procès le 25 octobre à Istanbul de militants des droits de l'Homme

Turquie: procès le 25 octobre à Istanbul de militants des droits de l'Homme

Des activistes d'Amnesty international manifestent le 25 juillet à Bruxelles en faveur de la libération des défenseurs des droits de l'homme arrêtés en Turquie.

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AFP, publié le mardi 17 octobre 2017 à 13h04

Le procès de onze militants des droits de l'Homme, dont un Allemand et un Suédois, accusés d'activités en lien avec le "terrorisme", s'ouvrira le 25 octobre à Istanbul, a rapporté l'agence de presse progouvernementale turque Anadolu.

Huit des accusés sont actuellement en détention, dont Idil Eser, directrice d'Amnesty International en Turquie, et Taner Kiliç, président de l'organisation dans ce pays, ainsi qu'un ressortissant allemand et un suédois.

M. Kiliç est accusé d'"appartenance à une organisation terroriste armée" et les autres d'"aide à une organisation terroriste armée", selon Anadolu. Le parquet réclame jusqu'à 15 ans de prison pour chacun d'entre eux.

M. Kiliç a été interpellé en juin, accusé d'avoir utilisé l'application de messagerie cryptée ByLock, qu'Ankara considère comme l'outil de communication privilégié des auteurs du putsch manqué du 15 juillet 2016.

Les autorités turques accusent le prédicateur Fethullah Gülen, exilé volontaire aux Etats-Unis, d'avoir fomenté cette tentative de coup d'Etat, ce que l'intéressé dément. 

Les autres militants ont été interpellés le 5 juillet au cours d'un atelier de formation à la sécurité informatique et à la gestion des données sur l'île de Büyükada, au large d'Istanbul.

L'Allemand Peter Steudtner et le Suédois Ali Gharavi, poursuivis dans cette affaire, étaient formateurs lors de cet atelier.

Selon l'acte d'accusation, cité par Anadolu, les 10 militants arrêtés à Büyükada sont accusés d'avoir aidé pas moins de trois "organisations terroristes" : le mouvement du prédicateur Gülen, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et un groupuscule d'extrême gauche appelé DHKP-C.

La semaine dernière, Amnesty avait qualifié l'accusation de "scandaleuse" et "ne reposant sur aucune preuve".

L'interpellation du militant allemand a fortement tendu les rapports entre Ankara et Berlin qui, dans la foulée de son arrestation, avait annoncé une réorientation de sa politique, notamment économique, à l'égard de la Turquie.

Depuis le putsch manqué, plus de 50.000 personnes ont été arrêtées dans le cadre de purges qui visent la mouvance de M. Gülen, mais aussi des opposants kurdes, des militants des droits de l'Homme et des médias critiques.

 
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