Syrie: Washington prêt à travailler avec Moscou sur des zones d'exclusion aérienne

Syrie: Washington prêt à travailler avec Moscou sur des zones d'exclusion aérienne

Le secrétaire d'état américain Rex Tillerson, le 29 juin 2017 à Washington

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AFP, publié le jeudi 06 juillet 2017 à 10h27

Les Etats-Unis sont prêts à travailler avec la Russie pour établir des zones d'exclusion aérienne en Syrie, a annoncé le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, avant la première rencontre vendredi entre les présidents russe et américain.

Dans un communiqué, le chef de la diplomatie américaine a souligné la "responsabilité particulière" de la Russie, alliée du régime de Damas, pour "parvenir à la stabilité" en Syrie.

"Les Etats-Unis sont prêts à explorer la possibilité d'établir avec la Russie des mécanismes communs assurant la stabilité (en Syrie), y compris des zones d'exclusion aérienne, des observateurs du cessez-le-feu, et une livraison coordonnée de l'aide humanitaire", a écrit le chef de la diplomatie.

"Si nos deux pays travaillent ensemble pour établir la stabilité sur le terrain, cela posera des fondations pour une avancée vers un accord sur l'avenir politique de la Syrie", a-t-il ajouté, alors que les relations entre Washington et Moscou se sont récemment tendues sur la Syrie.

M. Tillerson a publié son communiqué avant de rejoindre le président Donald Trump en Europe, où la Syrie sera au menu du tête-à-tête vendredi entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine, en marge du G20 à Hambourg, en Allemagne.

Cet entretien intervient alors que les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par les Etats-Unis, sont entrées dans Raqa, dernier grand fief urbain du groupe Etat islamique en Syrie.

- L'EI 'au bord de la défaite'-

Le groupe jihadiste "pourrait être au bord de la défaite complète en Syrie si toutes les parties se concentrent sur cet objectif", a souligné M. Tillerson, estimant que "la communauté internationale, et plus particulièrement la Russie, doit éliminer les obstacles entravant la défaite" de l'EI.

"Nous appelons toutes les parties, dont le gouvernement syrien et ses alliés, les forces d'opposition syriennes et les forces de la coalition menant la bataille contre l'EI, à éviter d'entrer en conflit entre elles et respecter les frontières géographiques des zones de +désescalade+ (...)", a encore dit le secrétaire d'Etat.

Les relations se sont tendues entre le régime de Damas et les forces soutenues par Washington, qui a abattu le 18 juin un avion syrien en expliquant que l'appareil menaçait des FDS.

Ces tensions ont par ricochet affecté les relations avec la Russie, qui avait dénoncé comme un "acte d'agression" la destruction de l'avion syrien, reprochant à Washington de ne pas l'avoir prévenue.

M. Tillerson a qualifié mercredi ces incidents de "mineurs" et s'est félicité de la coopération entre Washington et Moscou en matière de communication militaire, pour notamment définir en Syrie des zones dites de "désescalade" visant à éviter les incidents aériens.

Les Etats-Unis et la Russie "ont encore certainement des différends sur un certain nombre de sujets, mais nous avons le potentiel pour nous coordonner de manière appropriée en Syrie afin de parvenir à la stabilité", a-t-il ajouté.

Il a ajouté que la Russie avait "l'obligation d'empêcher toute utilisation d'armes chimiques par le régime d'Assad". Washington a menacé le régime syrien de riposter s'il lançait une nouvelle attaque à l'arme chimique.

La Russie, l'Iran, également alliée du régime syrien de Bachar al-Assad, et la Turquie, soutien des rebelles, avaient adopté début mai à Astana un plan pour créer dans la Syrie en guerre quatre zones sécurisées, afin d'instaurer une trêve durable dans plusieurs régions.

Mais deux jours de négociations cette semaine à Astana ont échoué à parvenir à un accord sur la mise en en place de zones de "désescalade" permettant un cessez-le-feu durable en Syrie.

 
4 commentaires - Syrie: Washington prêt à travailler avec Moscou sur des zones d'exclusion aérienne
  • Fait rarissime: Poutine sourit et même rit après une vanne de Trump .Doit - on croire à cet accord de cessez- le feu entre russes et américains, ce serait quand même un premier pas , ceci dit devant Erdovan qui semble n'avoir pas eu la parole dans cette rencontre de deux géants. Trump semble prendre la main, mais la Russie n'est pas prete à se laisser dominer et va demander illico l'arrêt des sanctions économiques. Pour une fois , je sens Trump sensibilisé à la détresse syrienne et prêt à agir : y aura -il des couloirs humanitaires . Ensuite reviendra le combat pour le pétrole et la décision concernant le sort d'Erdovan. Seul fait positif , Daesch semble diminué . On n ' est pas au bout de cette lutte pour la domination .

  • Quand même les USA ne manque pas d'air , et surtout un certain culot , qui a commencé dans cette partie du monde les hostilité , qui veux faire mains basse sur le pétrole de la région , qui a armé voici quelques années les djihadiste , et maintenant les USA nous fait le numéro de vierges affolés en proposent une solution miracle a leurs turpitudes , un chose est sur si les russes avait pas été la! l'E I serai a Damas actuellement , on peu reproché certaines choses aux russes , mais surement pas un comportement de voyou

  • c'est une entourloupe afin d'empêcher le Régime en place de nettoyer les poches de résistance, les USA n'ont pas a se trouver sur le sol de la Syrie

    Daech n'a pas a se trouver sur le sol de la syrie craon et les usa combattent daech étant donné que depuis plus de 5 ans ni la syrie et ni ses alliés n'ont été capables de le vaincre. Ainsi et quand on n'est pas capable de vaincre un ennemi on ne peut tout de mème pas prétendre dégager ensuite ceux qui l'ont vaincu, c'est le ba ba de la guerre.

  • Le gouvernement américain ment. Ce sont des menteurs.
    Les services américains savent très bien que les attaques chimiques en Syrie n'ont pas été le fait du gouvernement syrien.
    On sait maintenant que ce sont les islamistes radicaux d'Al Qaeda qui ont mis en scène ces attaques.
    Ce n'est pas aux Américains de choisir le gouvernement en Syrie mais aux Syriens. La seule solution ce sont des élections.

    c est vous qui le dite qu' en savez vous c est vous le menteur

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    Steppenwolf  (privé) -

    renejosephmax
    quel intérêt aurait l'armée gouvernementale syrienne de bombarder à l'arme chimique (avec toutes les conséquences négatives que cela aurait politiquement et peut être en termes de représailles) alors que sur le terrain militaire cette armée gouvernementale ne cesse de marquer des points et de reconquérir le territoire jusqu'à la victoire finale avec des armes conventionnelles ?

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    Steppenwolf  (privé) -

    en effet : quel intérêt aurait l'armée gouvernementale syrienne de bombarder à l'arme chimique (avec toutes les conséquences négatives que cela aurait politiquement et peut être en termes de représailles) alors que sur le terrain militaire cette armée gouvernementale ne cesse de marquer des points et de reconquérir le territoire jusqu'à la victoire finale avec des armes conventionnelles ?

    Attendez de connaitre les charges Remy52.

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