Syrie: reprise des pourparlers de paix à Genève

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 Le recul du groupe Etat islamique en Syrie et Irak

Le recul du groupe Etat islamique en Syrie et Irak

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AFP, publié le lundi 10 juillet 2017 à 18h26

Les pourparlers de paix sur la Syrie ont repris lundi à Genève sous la houlette de l'ONU, avec l'espoir de réaliser "certaines avancées" alors que le conflit ravage le pays depuis six ans.

"Nous n'attendons pas une percée (...) mais certaines avancées, oui", a déclaré aux médias Staffan de Mistura, l'envoyé spécial de l'ONU en charge du dossier syrien, qui s'évertue depuis des années à trouver une solution à la crise syrienne.

S'exprimant lors d'une conférence de presse à l'issue de la première journée de discussions, le diplomate italo-suédois a jugé que "les possibilités de progrès sont plus élevées que dans le passé". "Les astres commencent à être favorables", a-t-il déclaré.

"Nous assistons peut-être à une phase de simplification du conflit le plus complexe qui existe actuellement", a-t-il ajouté, mentionnant l'accord russo-américain sur un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie et la victoire sur le groupe Etat islamique (EI) à Mossoul en Irak, alors qu'au même moment les forces antijihadistes tentent de reprendre Raqa à l'EI.

Il a espéré que cette "simplification" du conflit aboutisse à une "désescalade", suivie d'une "stabilisation" de la situation après la reconquête attendue de Raqa, principal bastion de l'EI en Syrie.

Le round, qui devrait se tenir jusqu'au 14 juillet, a commencé lundi dans la matinée par une rencontre entre M. de Mistura et la délégation du gouvernement syrien. Le médiateur de l'ONU a ensuite rencontré, lors d'un même déjeuner de travail, les différents représentants de l'opposition, dont ceux du Haut Comité syrien pour les Négociations (HCN).

Les négociations de Genève sont de plus en plus éclipsées par des discussions à Astana, au Kazakhstan, qui sont chapeautées par la Russie et l'Iran, alliés de Damas, ainsi que la Turquie, soutien de la rébellion. 

Et dimanche, le cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis, qui soutiennent certains rebelles, la Russie et la Jordanie, est entré en vigueur dans le sud de la Syrie (provinces de Soueida, Deraa et Qouneitra), là encore hors du cadre de Genève. Cet accord a "de fortes possibilités de devenir une vraie réalité sur le terrain", a déclaré M. de Mistura, soulignant qu'il pourrait notamment "aider à réduire la tension dans une zone qui commençait à être tendue". 

Il a espéré qu'"un accord sera conclu dès que possible" pour les autres zones qui ont fait l'objet de discussions à Astana car "cela pourra représenter un soutien significatif au processus politique".

Cette guerre syrienne a fait depuis 2011 plus de 320.000 morts et jeté sur les routes plus de la moitié de la population.

Les discussions de Genève sont axées sur quatre points: la rédaction d'une nouvelle Constitution, la gouvernance - terme flou pour évoquer une transition politique -, la tenue d'élections et la lutte contre le terrorisme. 

Le dernier round de négociations s'était achevé en mai dernier avec peu d'avancées. Staffan de Mistura avait expliqué que "d'importants différends" persistaient sur des "questions majeures".

L'opposition syrienne a longtemps insisté sur le départ du président Bachar al-Assad dans toute solution politique au conflit. Pour le régime, il n'en est pas question.

- La concurrence d'Astana -

Au vu de ces profondes divergences, Yehia al-Aridi, un porte-parole du HCN qui rassemble des groupes-clés de l'opposition, a confié avoir de "modestes attentes" pour ce nouveau round.

Les pourparlers de Genève ont débuté en 2014, et se sont poursuivis depuis de façon intermittente avec de maigres résultats.

Depuis janvier, la concurrence est rude avec l'autre cycle de pourparlers organisé par la Russie, l'Iran et la Turquie dans la capitale du Kazakhstan. Ces trois pays se sont mis d'accord en mai sur la mise en place de quatre zones de "désescalade" en vue d'un cessez-le-feu durable, mais ont échoué à s'entendre sur les détails nécessaires à l'application de ce plan.  

Sur le terrain, après le calme qui a régné dimanche dans le sud de la Syrie au premier jour du cessez-le-feu conclu entre les Etats-Unis et la Russie, le régime syrien a lancé lundi une attaque contre les rebelles dans une province du sud du pays malgré la trêve, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Un média d'Etat a affirmé que l'assaut était dirigé contre des jihadistes.

sah-mnb-apo/mr

 
6 commentaires - Syrie: reprise des pourparlers de paix à Genève
  • palabres à Genève alors que les vraies négociations se passent à Astana alors cela ne sert à rien de perdre son temps ces opposants sont des fantoches

  • Steppenwolf  (privé) -

    en tout 5 zones de désescalades. 4 négociées avec par les russes et les iraniens avec les turques à Astana et 1 avec les américains et les jordaniens (+ d'autres à venir). on voit bien que se sont les russes et les iraniens qui tiennent les atouts dans le dossier syrien. et que les autres suivent y compris l'onu à Genève.

    quels sont les résultats de ces négociations? zero. astana et genève sont des impasses . quant aux fameuses zones de désescalade, c'est du pipeau russe pour tenter d'arrêter par tous les moyens les sanctions occidentales contre moscou

    Steppenwolf  (privé) -

    libro
    c'est vrai qu'en matière de pipeau t'es un spécialiste. n'est ce pas D70 ?

    Steppenwolf  (privé) -

    libro
    c'est vrai qu'en matière de : je te cite : " énergumène obtus" tu es un spécialiste. n'est ce pas D70 ?

  • Syrie: reprise des pourparlers de paix à Genève !! ça c'est plus utile que de dépenser l'argent qui nous manque dans le fameux CLIMAT ! si cette guerre s'arrête nous pourrons déjà faire des économies et organiser le retour de tous ces déserteurs

    Steppenwolf  (privé) -

    libro
    pourquoi tu dis ça ? t'as ta baraque sous deux mètres d'eau ou qui a été emportée par un glissement de terrain ?

  • Ecoutez Macron dans son discours au G20 : "Où était la France en mai dernier sur le sujet syrien ? Nulle part, nous n’étions ni à Astana, ni à Genève» C'est bien reconnaître qu'Astana est tout aussi important. Le vent est entrain de tourner en Syrie.

    astana , genève ou pétaouchnok , il ne sort rien de ces réunions. personne n'est d'accord sur rien , et sur le terrain, personne n'est assez fort pour prendre le dessus, sauf les occidentaux et leurs alliés FDS pour chasser daech.

  • Mais qui est cette opposition syrienne qui s'acharne ainsi sur son propre peuple ?
    plus d'un million de morts et plus d'un million de syriens qui ont fuit le pays ?
    qui tire les ficelles de ces ânes (de ces traitres) qui préfère la mort de leur peuple et la destruction de leur pays plûtot que la paix et des élections
    Et ils ne sont même pas sanctionnés ?

    SANCTIONNES ? mais pourquoi? ça rapporte trop à certaines puissances et ça règle des problèmes vieux d'un siècle de certains pays limitrophes

    le seul qui s'acharne sur son peuple, c'est bachar. lamajorité du peuple syrien ne veut plus de lui. seules quelques minorités le soutiennent et sans poutine et les ayatollahs iraniens, ça fait longtemps qu'il aurait disparu

    Steppenwolf  (privé) -

    les terroristes et les mercenaires qui détruisent le pays depuis 6 ans et massacrent le courageux peuple syrien pour le compte des puissances étrangères n'ont que faire de la vie des populations. ils sont prêts à tout pour arriver à leurs fins. mais leur fin à eux est prochaine et n'est pas celle qu'ils espéraient. bien au contraire.

    doucement cafaimal, jusqu'ici le seul qui s'est acharné contre son propre peuple c'est Assad.

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