Syrie: Bachar al-Assad se défend après l'attaque chimique présumée

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Le président syrien Bachar el-Assad lors d'une interview à Damas accordée à l'AFP le 12 avril 2017

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© AFP, Handout, Syrian Presidency Press Office
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AFP, publié le vendredi 14 avril 2017 à 04h09

Syrie: Bachar el-Assad met en cause les Occidentaux pour avoir monté l'attaque chimique présumée qui aurait servi de "prétexte" aux frappes US

Le président syrien Bachar al- Assad
a accusé les pays occidentaux d'avoir monté l'attaque chimique présumée à Khan Cheikhoun, qualifiée de "crime de guerre" par Washington.

Dans un entretien exclusif accordé à l'AFP à Damas, M. Assad a affirmé que son armée n'était pas responsable de l'attaque présumée qui a provoqué selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) la mort de 87 civils dans cette ville rebelle du nord-ouest syrien le 4 avril.

"Il s'agit pour nous d'une fabrication à 100%", a déclaré le chef de l'Etat syrien qui s'exprimait, mercredi, pour la première fois depuis cette attaque qui a suscité un vif choc dans le monde.

"Notre impression est que l'Occident, principalement les Etats-Unis, est complice des terroristes et qu'il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte à l'attaque" menée le 7 avril par les Etats-Unis contre une base aérienne du régime syrien, a-t-il ajouté.

Cette attaque chimique présumée a provoqué une brusque montée des tensions autour du conflit en Syrie. Dénonçant une attaque "très barbare", le président américain Donald Trump a ordonné le bombardement de la grande base d'Al-Chaayrate, la première frappe américaine contre le régime depuis le début du conflit en 2011.

"Notre puissance de feu, notre capacité à attaquer les terroristes n'a pas été affectée par cette frappe", a affirmé M. Assad à l'AFP.

- 'Semer la confusion' -

Pour l'administration américaine, il n'y a "pas de doute" que le régime de Damas est responsable de l'attaque chimique présumée. Et M. Trump a jugé "possible" que la Russie, principal allié de Damas, ait été au courant de cette attaque.

Cette attaque est un "crime de guerre", a jugé jeudi la diplomatie américaine en dénonçant le contenu de l'entretien exclusif qu'a accordé le chef de l'Etat syrien à l'AFP.

"Malheureusement, c'est du Assad typique. Il tente de balancer des fausses informations, de semer la confusion", a condamné le porte-parole du département d'Etat Mark Toner. "Ce n'est pas seulement une violation des lois de la guerre, mais c'est, nous le pensons, un crime de guerre", a-t-il insisté à propos de l'attaque à Khan Cheikhoun.

Dans l'entretien à l'AFP, le président syrien a assuré que son régime ne possédait plus d'armes chimiques depuis leur destruction en 2013. "Il y a plusieurs années, en 2013, nous avons renoncé à tout notre arsenal.

Le regain de tension entre Américains et Russes a été palpable durant la première visite du secrétaire d'Etat Rex Tillerson à Moscou où il a rencontré mercredi le président Vladimir Poutine après le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

M. Tillerson a déploré le "faible niveau de confiance entre (nos) deux pays".

"A l'heure actuelle, nous ne nous entendons pas du tout avec la Russie", a reconnu Donald Trump à Washington, en évoquant une "relation peut-être au plus bas (niveau) de tous les temps". Mais jeudi, il s'est dit convaincu que les choses "vont s'arranger" avec la Russie.

M. Poutine a, lui, estimé que les relations bilatérales s'étaient détériorées depuis l'arrivée à la Maison Blanche de M. Trump qui avait pourtant prôné au début de sa présidence un rapprochement avec Moscou.

Mais M. Lavrov a indiqué jeudi au sujet de sa rencontre avec M. Tillerson que les deux hommes étaient "arrivés à la position commune qu'une situation semblable ne doit pas se répéter", en allusion à la frappe contre la base.

- 'Hystérie occidentale' -

"Sur fond d'hystérie occidentale, il est fondamental de ne pas succomber aux provocations et de ne rien permettre qui puisse casser les efforts entrepris dans le cadre des processus (de paix) de Genève et d'Astana", a ajouté M. Lavrov qui a rencontré jeudi à Moscou son homologue syrien Walid Mouallem.


Dans une autre illustration des divisions internationales sur la Syrie, la Russie a mis mercredi à New York son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité présenté par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni et réclamant une enquête sur l'attaque de Khan Cheikhoun.

Interrogé par l'AFP, M. Assad a affirmé qu'il n'accepterait "qu'une enquête impartiale" sur Khan Cheikhoun, en s'"assurant que des pays impartiaux y prendront part pour être sûr qu'elle ne sera pas utilisée à des fins politiques". 

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a annoncé avoir ouvert une enquête et a dit jeudi que l'attaque chimique présumée était "une allégation crédible", selon des évaluations préliminaires de ses experts.

A Moscou, M. Tillerson, qui avait semblé s'accommoder fin mars d'un maintien au pouvoir du président syrien, a réclamé le départ "organisé" de M. Assad dans le cadre d'une transition politique.

Mais M. Lavrov a rappelé les précédents chaos provoqués selon lui par les chutes des "dictateurs" irakien Saddam Hussein ou libyen Mouammar Kadhafi.

Moscou intervient militairement en soutien à Damas depuis septembre 2015 et les Etats-Unis pilotent depuis septembre 2014 une coalition internationale luttant contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

 
86 commentaires - Syrie: Bachar al-Assad se défend après l'attaque chimique présumée
  • J'ai lu que des médecins partout dans le monde se sont révoltés pour dire que les symptomes observés sur les images des personnes prétendument atteintes et les traitements que l'on voyait administrés sur place n'étaient pas cohérents avec une attaque au gaz sarin.
    Je rappelle que le seul médecin sur place, celui qui a "identifié les symptomes" était Shajul Islam, un médecin anglais, radié de l'ordre des médecins et condamnné en Angleterre pour appartenance au groupe de terroristes qui avaient égorgé un journaliste anglais.
    Aucun journaliste présent, aucune ONG crédible. Ce village appartient à Al Qaida.
    Du coup, il n'y a plus deux thèses mais bien trois.
    Il pourrait ne pas y avoir eu du tout de gaz dans ce village et ce pourrait être un montage de toute pièce d'Al Qaida pour déclencher une réaction internationale.
    Des journalistes ont enquêté et trouvé la preuve que l'avion qui avait été accusé d'avoir bombardé le village était en fait passé à 30km de là. Il n'aurait pas survolé le village.
    Du coup, on peut se poser la question, ne s'agirait il pas d'une fausse information ? Ce ne serait pas la première fois que les organes de communication d' Al Qaida, appuyés par leur ami autoproclamé OSDH nous abreuveraient de montages photos et vidéos destinés à émouvoir l'opinion publique internationale.
    Quelle pitié !
    Que penser de nos gouvernants qui ont accusé le gouvernement syrien et soutenu l'attaque illégale des USA ? Sont ce seulement des imbéciles ou sont ils corrompus ? et si oui par qui ?

  • Pourquoi croire les américains qui ne visent que le pétrole ????

  • Les USA nous ont habituer aux pires mensonges avec Busch....Alors qui croire...? Le résultat est toujours le même...c'est le peuple et les petites gens qui trinque...!!!

  • La ficelle est un peu grosse. En effet pourquoi Assad aurait fait tiré des bombes chimiques et dans quel but alors que presque toute la communauté internationale à les yeux tournés vers ce coin du monde. Qui tire les ficelles de ce massacre?

  • il est évident que c'est un coup monté par les amerlocs qui font tout pour dominer le monde...ce sont des fouteurs de merde planétaire car on les retrouve partout ...et le résultat...
    des peuples qui s'entre tuent , et eux ( avec l'appui des occidentaux ) , font croire qu'ils arrivent en sauveurs !

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