Spirale de la violence au Venezuela: 20 morts en trois semaines

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 Des secouristes viennent en aide à une femme blessée lors des manifestations à Caracas le 20 avril 2017

Des secouristes viennent en aide à une femme blessée lors des manifestations à Caracas le 20 avril 2017

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© AFP, RONALDO SCHEMIDT
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AFP, publié le samedi 22 avril 2017 à 09h26

Venezuela: onze personnes sont décédées à Caracas lors des troubles qui ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi

Onze personnes ont péri lors de troubles dans la nuit de jeudi à vendredi à Caracas, ce qui porte à 20 le nombre de morts depuis le commencement de la vague de manifestations en avril contre le président socialiste Nicolas Maduro.

Le parquet vénézuélien a annoncé vendredi "la mort de 11 personnes" âgées de 17 à 45 ans, certaines électrocutées et d'autres tuées par balle, ajoutant que six individus ont également été blessés "lors des faits de violence survenus" dans le quartier de El Valle.

Dans cette zone du sud-ouest de la capitale, les habitants avaient décrit durant la nuit des scènes de pillages et d'affrontements violents avec les forces de l'ordre. Des images tournées par certains résidents avaient montré un véhicule anti-émeutes partiellement incendié par des cocktails Molotov.

"On aurait dit une guerre. Les militaires et la police lançaient des gaz (lacrymogènes, ndlr), des civils armés tiraient sur les bâtiments. Avec ma famille on s'est jeté par terre. C'était horrible. On a réussi à dormir jusqu'à ce que ça se termine, vers trois heures du matin", a raconté à l'AFP Carlos Yanez, habitant de 33 ans d'El Valle.

Le parquet a par ailleurs annoncé l'ouverture d'une enquête sur la mort dans la nuit d'un homme dans le quartier de Petare (est de Caracas).

Il a été tué par balle "lors de la manifestation de (jeudi) soir", a affirmé sur Twitter Carlos Ocariz, maire du quartier et membre de l'opposition, exigeant "qu'une enquête soit menée et qu'on punisse les coupables !".

- 'Marche du silence' samedi -

Le Venezuela est secoué depuis le 1er avril par une vague de manifestations de l'opposition libérale, majoritaire au Parlement depuis fin 2015, qui exige le départ du président socialiste Nicolas Maduro, très impopulaire dans ce pays pétrolier en pleine crise politique et économique.

Déterminée à poursuivre la mobilisation jusqu'à obtenir des élections anticipées, l'opposition a convoqué pour samedi une "marche du silence" vers les sièges de l'épiscopat vénézuélien dans tout le pays et pour lundi un "blocage national" des routes.

Ces défilés tournent souvent à l'affrontement entre manifestants et forces de l'ordre, qui échangent tirs de gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc contre jets de pierres et cocktails Molotov. Outre les vingt morts, environ 600 personnes ont été arrêtées depuis début avril, selon l'ONG Foro Penal.

Mercredi et jeudi, des dizaines de milliers de personnes ont encore manifesté dans les rues du pays.

Les violences autour de ces mobilisations ont fait trois morts mercredi et des incidents ont éclaté jeudi à Caracas ainsi qu'à Maracaibo (nord-ouest), Valencia (nord) et San Cristobal (ouest).

L'évacuation de 54 bébés d'une maternité d'El Valle pendant les affrontements a suscité une controverse entre les deux camps.

Le gouvernement a accusé "des bandes armées engagées par l'opposition" d'avoir "attaqué" l'établissement. L'opposition a rétorqué que les nouveaux-nés avaient dû être placés en lieu sûr car ils étaient "très affectés" par les tirs de grenades lacrymogènes des forces de l'ordre.

- 'Le pays est calme' -

Pour l'exécutif, c'est l'opposition qui fomente les violences. "Ces délinquants veulent faire croire que le Venezuela est dans le chaos, le pays est calme", a déclaré Freddy Bernal, un dirigeant du parti socialiste au pouvoir.

Dans le camp anti-Maduro, on dénonce au contraire la répression des forces de l'ordre : "Ne lancez plus de bombes, s'il vous plaît", a crié jeudi un manifestant nu qui s'était juché sur un véhicule blindé militaire, à travers un nuage de gaz lacrymogène.

Jeudi, l'Union européenne a condamné les violences "très regrettables" survenues pendant les manifestations tandis que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a demandé "que tous les efforts soient faits pour réduire les tensions et empêcher de nouveaux affrontements".

Neuf pays latino-américains ont jugé, dans un communiqué commun, "urgent que les autorités vénézuéliennes prennent des mesures pour garantir les droits fondamentaux et préserver la paix sociale".

M. Maduro, qui dénonce un "coup d'Etat terroriste" fomenté selon lui par les Etats-Unis - une accusation rejetée par Washington - a renforcé ces derniers jours la présence policière et de l'armée qui lui a apporté son soutien "inconditionnel".

Alors que son mandat court jusqu'à fin 2018, sept Vénézuéliens sur dix souhaitent son départ immédiat, selon un sondage Venebarometro.


La précédente vague de manifestations ayant secoué le pays en 2014 avait fait 43 morts, selon le bilan officiel.

 
28 commentaires - Spirale de la violence au Venezuela: 20 morts en trois semaines
  • 20 morts dans des manifestations ? Monsieur Poutou devrait aller désarmer les policiers.

  • Encore une preuve éclatante que le Socialisme ne marche pas !
    Surtout quand un président, comme le défunt Chavez, a passé toute sa mandature à capter les richesses produites par le pays à des fins personnelles.
    C'est également ce qu'ont fait les Castro à Cuba. Autre "paradis" Socialiste encensé par Mme Royal et Mr Mélenchon...

    Dire que Chavez a capté toute la richesse du Pays est tout simplement de la désinformation votre paresse intellectuelle est affligeante vous ne connaissez rien à l'histoire du Vénézuela mais vous pérorez comme un gamin de 10 ans qui vient de découvrir que tintin se promène au Congo.Le taux de chômage au Venezuela est passé de 11,3 % (1998) à 7,8 % (2008). Pendant cette période, 2,9 millions d'emplois ont été créés, et la proportion d'emplois dans l'économie informelle est tombée de 54,6 % (1998) à 48,2 % (2008).les taux de pauvreté et de pauvreté extrême ont considérablement baissé121,109. Le rapport du Center for Economic and Policy Research sur l'évolution des indicateurs socio-économiques au cours des dix premières années de l'administration Chávez indique que :
    Le taux de pauvreté a été diminué de moitié, de 54 % des ménages (2003) à 26 % (2008). La pauvreté extrême a diminué de 72 %122.L'accès à la nourriture a été amélioré de manière significative. La consommation calorique moyenne est passée de 91 % des apports recommandés (1998) à 106 % (2007). Les décès liés à la malnutrition ont chuté de 35 % (de 4,9 à 3,2 décès par 100 000 habitants) entre 1998 et 2006, notamment grâce au Programme Alimentaire Scolaire (petit-déjeuner, déjeuner et collation gratuits dans les écoles publiques) et au réseau Mercal de nourriture subventionnée.
    Le coefficient de Gini, qui mesure le degré d’inégalité de la distribution des revenus dans un pays donné, est passé de 0.498 en 1999 à 0.39 en 2011, ce qui représente une réduction très importante des inégalités (l'égalité parfaite étant représentée par un score de 0) . Le Venezuela a ainsi conforté pendant le mandat de Chavez sa position de pays le moins inégalitaire d'Amérique du Sud.Les allocations sociales, notamment vieillesse et handicap, sont passées de 1,7 million (1998) à 4,4 millions de bénéficiaires (2008)109.Le salaire minimum vénézuélien a été augmenté à plusieurs reprises par Chávez.
    Le revenu par habitant qui était de 4 000 dollars a bondi à 12 000 dollars en 2009125[réf. insuffisante].
    Hugo Chávez a lancé la Mision Vivienda (« mission logement »), en 2011, 200 000 unités ont été construites. L'objectif est de construire deux millions de logements d'ici à 2019.Voilà un peu de vérité.Chavez n'était pas parfait, certes,mais le lyncher comme vous le faites avec les oligarques Américains et de toutes celles et ceux qui ne jurent que par le fric et le libéralisme débridé qui met la planète sens dessus dessous, vous ne méritez que de l'ignorance.

    Hé bé ! Quelle tartine, Jad2.
    Vous pouvez bien écrire (sans savoir !) que "je ne connais rien à l'histoire du Vénézuela et que je pérore comme un gamin de 10 ans". C'est inexact !
    En revanche, la phrase ci-dessous, extraite de votre immense culture du Vénézuela, n'est en fait qu'un copier/coller de Wikipédia.
    " Le revenu par habitant qui était de 4 000 dollars a bondi à 12 000 dollars en 2009125 [réf. insuffisante]."
    Et ce n'est pas la seule...

  • Héritage de Mr Chavez ! Grand admirateur de Castro ! Dictateur au nom du Peuple reconfiguré selon ses fantasmes ! Un homme que Mr Mélenchon admirait !

  • Il faut y envoyer le sauveur Mélanchon et nous en débarrasser à l'occasion

  • ilboue  (privé) -

    Comme c'est romantique, la révolution anticapitaliste, Chavez,, Le Ché, Castro, les ingrats ! ils ne connaissent pas leur chance ces vénézuéliens.

    si ton pays connaît une inflation de 200%, crois tu que tu pourrais encore te payer un steack/frites, ou mème un quignon de pain et de l'eau.
    tu deviendrais pillard, toi aussi.

    Une inflation a 200% c'est ce qui risque d'arriver si Mélenchon passe

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