Syrie: fin des combats à Damas où la vie reprend

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 Des combattants rebelles du groupe Faylaq al-Rahman tirent à la mitrailleuse dans le quartier de Jobar, le 19 mars 2017 dans la partie est de Damas en Syrie

Des combattants rebelles du groupe Faylaq al-Rahman tirent à la mitrailleuse dans le quartier de Jobar, le 19 mars 2017 dans la partie est de Damas en Syrie

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© AFP, AMER ALMOHIBANY
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AFP, publié le mardi 21 mars 2017 à 04h40

Syrie: les armes se sont tues à Damas après que l'armée a réussi à repousser un assaut de rebelles et de jihadistes contre ce bastion du régime

Les armes se sont tues à Damas après que l'armée a réussi à repousser un assaut de rebelles et de jihadistes contre ce bastion du régime relativement épargné par les ravages de la guerre.

Les magasins ont rouvert lundi soir dans l'est de la capitale syrienne et la circulation a repris timidement, selon des correspondants de l'AFP sur place.

De violents combats avaient éclaté dimanche à la suite d'une offensive surprise menée par des rebelles et des jihadistes du Front Fateh al-Cham, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda.

Ces derniers avaient, pour la première fois depuis deux ans, pénétré en profondeur jusqu'à une zone proche du centre de Damas, avec l'objectif de soulager leurs camarades bombardés par le régime dans trois quartiers de la périphérie nord de la capitale.

Mais les forces du président Bachar al-Assad ont rapidement lancé une contre-offensive qui leur a permis de faire reculer les insurgés, notamment grâce à leur supériorité dans les airs.

"Nous avons réussi à reprendre la quasi-totalité des positions où les rebelles avaient avancé" dimanche, a indiqué une source militaire à l'AFP.

Les rebelles et les jihadistes avaient pendant quelques heures pénétré dans le quartier des Abbassides, dans l'est de Damas et limitrophe du centre de la capitale.

L'assaut est parti du quartier adjacent de Jobar (est) dont une partie est contrôlée par les forces prorégime et une autre par les rebelles et des jihadistes, soumis aux bombardements de l'aviation syrienne depuis deux ans.

Les jihadistes et leurs alliés ont pu brièvement faire la jonction entre Jobar et le quartier rebelle de Qaboun, plus au nord.

Mais "le régime et ses alliés ont mené une contre-offensive et repris 70% des positions capturées par les rebelles", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les affrontements ont ensuite cessé en début de soirée, ont constaté les correspondants de l'AFP.

- Faire pression avant Genève -

Durant toute la journée, l'aviation syrienne avait mené d'intenses frappes sur la partie rebelle de Jobar.

"C'est une ligne de front importante" à cause de sa proximité avec le centre-ville de Damas, a expliqué M. Abdel Rahmane.

Les combats dimanche ont fait 26 morts dans les rangs prorégime et 21 dans l'autre camp, selon l'OSDH qui n'avait pas de bilan pour les violences de lundi.

Le quartier des Abbassides a lui aussi retrouvé une animation quasi-normale.

Damas a été frappée ces dix derniers jours par des attentats suicide, dont l'un a fait 74 morts dans la vieille ville et a été revendiqué par le Front Fateh al-Cham. 

Les violences à Damas sont survenues avant un nouveau round de négociations intersyriennes prévu à partir de jeudi à Genève, sous l'égide de l'ONU, en présence de représentants du régime et de l'opposition.

Pour Bachar al-Jaafari, chef de la délégation du régime aux pourparlers, "les dernières attaques terroristes à Damas (...) et ailleurs en Syrie visent à faire pression sur le gouvernement syrien avant Genève".

Tous les efforts diplomatiques, encadrés ou non par l'ONU, pour une solution au conflit en Syrie ont jusqu'à présent échoué.

La guerre a fait plus de 320.000 morts en six ans et des millions de déplacés et réfugiés, engendrant une grave crise humanitaire.

- Entraînement russe des Kurdes?  -

Un cessez-le-feu avait été négocié en décembre avec l'aide de la Russie, alliée du régime, et la Turquie, qui soutient des groupes rebelles, mais les combats n'ont pas pour autant cessé dans le pays.

Dans des déclarations à des journalistes russes, après le plus sérieux accrochage entre la Syrie et Israël depuis le début de la guerre, Bachar al-Assad a estimé lundi que la Russie pouvait "jouer un rôle afin qu'Israël n'attaque plus la Syrie".

"S'il y a des troupes sur le sol syrien, c'est une invasion", a-t-il répété dans des propos traduits en russes, ajoutant que "la protection de nos frontières est un droit et un devoir".

Un raid israélien vendredi près de Palmyre (centre) avait provoqué une riposte anti-aérienne de l'armée syrienne et un tir de missile intercepté en direction du territoire israélien.

Sur un autre front de cette guerre complexe, les forces kurdes syriennes ont annoncé qu'elles allaient recevoir "bientôt" un entraînement militaire de la Russie en vertu d'un accord conclu entre les deux parties.

La Russie n'a pas confirmé cette annonce officiellement, mais a confirmé dans un communiqué une présence à Afrine, un des trois cantons kurdes semi-autonomes en Syrie.

Selon l'OSDH, près d'une centaine soldats russes sont entrés dans la région d'Afrine.

 
13 commentaires - Syrie: fin des combats à Damas où la vie reprend
  • Comme les articles de l'AFP sont tendancieux et de mauvaise foi dans le vocabulaire et la syntaxe. Ainsi on parle de troupes du régime syrien alors qu'il faudrait écrire troupes gouvernementales. De même , des attentats suicides sont commis par les gentils terroristes touchant très certainement des civils dans la vieille ville. Là l'OSDH et son relais l'AFP ne nous disent pas combien il y a de victimes civiles comme ils le font pour les bombardements touchant des zones rebelles.Par contre, il semble que rebelles et djihadistes vivent en bonne intelligence dans les zones qu'ils contrôlent . Comme on dit : Qui se ressemble s'assemble.

  • Quand même deux réponses de dani el septante. Je ne parle pas belge, mais j'imite l'accent de Molenbeeke, d'où venaient quelques braves garçons qui faisaient de l' aussi bon boulot que notre ami.

  • Assad a de trés nombreux fidéles dans la population .
    La preuve c'est que les djihadistes n'ont pas pu prendre le dessus .

  • le moins que l'on puisse dire, c'est que nos dirigeants n'ont pas été très clairvoyants dans ce conflit... les analyses d'un Villepin ou d'un Védrines nous manquent cruellement...

  • Syrie: bombardements sur l'est de Damas après une attaque rebelle ? on voit bien que les rebelles sont des alliés d'alqaïda et ce n'est , malheureusement que par leur extermination que la paix pourra être acquise !

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