Raul Castro: "recul" dans les relations Cuba-USA sous Trump

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 Chronologie des relations entre Cuba et les États-Unis

Chronologie des relations entre Cuba et les États-Unis

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© AFP, Jean-Michel CORNU, Jonathan JACOBSEN
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AFP, publié le samedi 15 juillet 2017 à 05h42

Le président cubain Raul Castro a déclaré vendredi que le durcissement de Washington envers La Havane décidé par le président Donald Trump entraînait un "recul" dans les relations bilatérales, rétablies en 2015 après un demi-siècle.

"Les annonces faites par le président actuel (...) signifient un recul dans les relations bilatérales", a dit M. Castro lors de la clôture d'une session du Parlement cubain, diffusée en différé par la télévision officielle.

Le président américain a durci le ton face à Cuba à la mi-juin, en Floride, devant un auditoire d'exilés anti-castristes, portant ainsi un coup au rapprochement initié par son prédécesseur Barack Obama fin 2014, alors que les relations entre les deux pays étaient bloquées depuis la révolution castriste de 1959.

Selon Raul Castro, ces nouvelles mesures correspondent à un durcissement de l'embargo contre Cuba, en vigueur depuis 1962, et sont imprégnées d'"une rhétorique vieille et hostile propre à la Guerre Froide".

Il a également dénoncé la "manipulation" vis à vis de Cuba quand il s'agit des droits de l'Homme.  

"Cuba peut s'enorgueillir des succès rencontrés et nous n'avons pas de leçons à recevoir des Etats-Unis ni de personne", a assené Raul Castro au cours de cette session à laquelle la presse internationale n'a pas eu accès. 

- Négociation entre égaux -

Malgré ces critiques, le président a réaffirmé sa disposition à continuer un "dialogue respectueux", la négociation des sujets "bilatéraux en cours, sur la base de l'égalité", et de la reconnaissance "de la souveraineté et de l'indépendance de notre pays." 

Cuba a déjà exprimé son rejet de la nouvelle politique de Donald Trump, et son président poursuit ainsi dans cette direction, sans pour dépasser les limites avec les Etats-Unis. 

"Toute stratégie qui prétend à détruire la Révolution, que ce soit par la coercition, les pressions ou d'autres méthodes plus subtiles, ne feront qu'échouer", a-t-il soutenu.

Le leader de 86 ans quittera la présidence en février 2018, après avoir promu pendant 12 ans une lente et prudente ouverture économique. 

Raul Castro a laissé derrière lui le vieil affrontement avec les Etats-Unis, malgré la validité de l'embargo économique mais sans pour autant abolir le système de parti unique, qui rejette la moindre opposition politique. 

vel/rd/yow/cro/laf

 
5 commentaires - Raul Castro: "recul" dans les relations Cuba-USA sous Trump
  • lorsque les américains agissent ce n' est pas par humanisme , simplement pour le fric et pour le " bisness " ils sont prêts à tout !

  • Ceux qui ont passé des vacances à Cuba, savent dans quelle misère vit le peuple Cubain ! Ce ne sont pas les jérémiades du frère Castro , qui vont infléchir la certitude d'une dictature Castriste ......

    J'ai fait un voyage à Cuba. Un superbe voyage, plein d'enseignements. Et je n'ai pas vu de misère à Cuba. Seulement de la pauvreté.

    J'étais à Cuba l'an dernier , et dire qu'il n'existe pas de misère dans ce pays , c'est mentir effrontément pour défendre des valeurs de gauche .

    Bonsoir Ouimainon. Arranov sait très bien ce qu'est une dictature et il n'a écrit nulle part qu'il soutient ce type de régime politique. Au contraire. Alors, lisez bien ce qu'écrit Arranov, s'il vous plait.
    Et Monsieur Krusostomos non plus ne lit pas correctement ce que j'écrit. À moins qu'il ne sache pas ce que veut dire pauvreté. Ou qu'il ignore la différence entre misère et pauvreté.
    Et donc Arranov ne défend pas la dictature, ni ne ment pas pour "défendre des valeurs de gauche". Il a écrit qu'à Cuba, il a vu de la pauvreté, oui, pas de la misère ! Il y a une nuance que vous ne connaissez peut-être pas. Cultivez-vous.

    la-pomme-pour-rire  (privé) -

    Bonsoir Arranov. Vous êtes bien trop long pour être compris. La capacité d'attention de messieurs K et O ne dépasse pas la ligne, ils nous l'ont bien souvent rappelé. Quant à la pauvreté et la misère, n'oubliez pas que vous avez affaire là à un jeune rentier qui vit de ses plus values et à un capitaine d'industrie qui a créé 7 entreprises et passe sa vie entre Cannes, Gstaad et Megève sur Aube.

    Salut l' happy , j'aime quand tu sais reconnaître les compétences de tes interlocuteurs , mais t'inquiètes pas si tu persévères tu pourras certainement parvenir à notre niveau , c'est tout le bien que je te souhaite .....
    supprimer

  • Je vois, hélas, qu'il reste encore beaucoup de gens qui ne voient, dans l'attitude des USA contre Cuba, que le motif "idéologique" anti-communiste.
    C'est oublier, ou ignorer, les aspects prépondérants mais volontairement rejetés dans l'ombre, à savoir la réponse aux nationalisations opérées par Fidel Castro, en 1960, dans une nécessité de justice sociale. Les intérêts américains avaient quasiment mis l'île en coupe réglée, avec la complicité de Battista. Les grands groupe américains pillaient consciencieusement les richesses de Cuba, ne laissant aux Cubains que les miettes.
    En 1959, Eisenhower ne voulut pas rencontrer Fidel Castro, le laissant discuter avec Nixon, vice-président. Et en 1960, le gouvernement fédéral décida d'abattre le régime de Castro en commençant par bloquer la fourniture des ressources énergétiques. Ce qui poussait immanquablement Castro à prendre des mesures de protection économique et à se tourner, aussi, vers l'URSS qui n'attendait que ça !

    Je reviens de vacances à Cuba, et quand on voit la misère de ce pays , je me demande quel est l'intérêt d'une dictature communiste ?

    Je suis allé à Cuba, moi-même, il y a une dizaine d'années. Et j'ai bien évolué par rapport aux idées toutes faites dont j'étais stupidement imprégné , quand je n'avais pas cherché à approfondir un peu plus les choses, quand je me contentais de répéter le refrain du communisme qui débouche sur la misère et de stigmatiser la dictature de Castro.
    Mais, quand je m'y suis trouvé, je me suis efforcé de communiquer avec l'habitant. C'était difficile, bien sûr... mon espagnol étant assez rudimentaire. Mais je ne pouvais pas me contenter de bronzer sur les plages de Varadero ou de Cayo-Coco. J'ai réappris l'histoire de Cuba, depuis 1492, et me me suis intéressé à l'aventure de Fidel Castro autrement qu'en la résumant à deux ou trois clichés sans intérêt. Et, si je ne soutiens toujours pas cette dictature, du moins j'ai bien changé d'avis sur les responsables de la pauvreté des Cubains.

    Il est évident que si vous avez discuté avec les guides officiels ou les employés modèles vous n'avez eu que des louanges concernant les Castro ! Mais le peuple est affamé et soumis à une dictature autoritaire ! Il fallait sortir la nuit dans la Havane pour entendre dans les rues les vrais voix du peuple .

    C'est possible. Mais la nuit, à La Havane, comme le jour, vous n'entendrez que ce qu'on veut bien vous laisser entendre, si vous vous placez de ce point de vue. Les dictatures veillent 24h sur 24, non ? Et même davantage encore la nuit.

    Cependant, je vous fais remarquer que j'ai parlé de la responsabilité de la pauvreté qui règne à Cuba, pas des Castro. Et si le peuple est, en effet, soumis à un rationnement alimentaire dont j'ai pu voir des carnets "officiels", je n'ai pas remarqué qu'il fût à ce point affamé. Il n'y a pas de surconsommation, c'est certain. Mais tous les enfants sont scolarisés gratuitement, la santé est également gratuite et d'excellente qualité.

    Donc, je parle de la responsabilité de cette pauvreté et je la vois dans le camp des USA, pas des Castro qui se seraient bien passés de ce problème là, s'ils avaient pu être libres de faire des échanges commerciaux internationaux, comme n'importe quel pays du globe ! Ils ont le tabac, la canne à sucre, du nickel et même du pétrole ! Aujourd'hui, ils sont aussi parmi les tous premiers mondiaux en matière d'industrie pharmaceutique et en industrie de services. C'est dire qu'ils peuvent parfaitement se placer sur les marchés mondiaux et importer ce qui leur manque, en exportant ce qu'ils produisent. Mais c'est justement ça que l'embargo économique, commercial et financier Américain étrangle depuis plus d'un demi siècle.
    Quand l'URSS était encore une puissance mondiale, elle aidait Cuba dont elle était le principal partenaire commercial.. Mais depuis sa chute, les Castro n'ont pas beaucoup d'échappatoires. Même avec leurs alliés d'Amérique Latine. Cependant, depuis 2000, l'économie Cubaine est repartie en avant.

    Ce qui est remarquable avec les gens à gauche de la gauche , c'est qu'ils trouvent toujours le moyen de faire retomber la faute sur les USA , et non pas à l'incompétence des dirigeants de ces dictatures de gôche ! Pourtant l'histoire le démontre avec force , si des les régimes autoritaires de gauche ont tous échoué (URSS , Chine, Amérique du sud ,etc...) ou sont en train d'échouer (Vénézuela, Cuba , Corée du Nord ) c'est uniquement de la faute de leurs dirigeants ! Mais à gauche il vous faut trouver une autre explication pour continuer à croire aux lendemains qui chantent , alors pour vous l'ennemi , c'est le grand capital , qui pourtant rend bien plus heureux que le communisme .... Regardez sans passion vous comprendrez peut être ....

    Je ne suis ni de gauche, ni d'extrême gauche. Et les imprécations, les grandes déclarations péremptoires, ne changeront rien ! Allez vous informer plus précisément sur l'histoire de la Révolution Cubaine.

    Les révolutions , parlons-en ! Elles ont globalement toutes débouchées sur une dictature! Et après ??

    Oui, parlons de la Révolution Cubaine. Ne bottez pas en touche. Que savez-vous à propos de la Baie des Cochons ? Question pas très difficile, allez.

    Pirouette ! Inutile d'aller plus loin.

    En effet pourquoi aller pus loin dans un débat stérile ! Vous voulez me démontrer que si Cuba est en si mauvaise posture , c'est de la faute des Ricains , alors que c'est tout simplement à cause du système dictatorial instauré par Castro , qui a fait que ce pays vit depuis si longtemps dans la misère chronique .

    Vous affirmez que " Cuba est en si mauvaise posture...". Voilà quelques statistiques pour l'année 2015 :
    - Croissance du PIB : 1,4 %
    - Population sous le seuil de pauvreté : 1.5 %
    - Taux de chômage : 1,7 %
    - Dette extérieure : 34 % du PIB (la France en est à presque 100 % !!!)
    - Balance des paiements légèrement excédentaire depuis 2004.
    - Nombre de médecins par habitants : 1ère place mondiale

    Peut-on appeler cela une si mauvaise posture ?
    Je ne soutiendrai JAMAIS un régime dictatorial. Mais l'honnêteté intellectuelle, au moins, pousse à rendre à César ce qui appartient à César.

    Ce sont les chiffres Produit par Castro Raoul , il ne sont pas fiables , comme toutes les productions de dictateurs !

    Alors, en effet, on ne peut plus débattre, si les chiffres donnés par Wiki ne vous paraissent pas fiables. Puis-je vous renvoyez au cas de la dictature de Pékin et de "l'état" de la Chine ? Cette dictature communiste est-elle dans une "si mauvaise posture" ?
    Mais, naturellement, si vous tenez absolument à rejeter mes arguments sans en produire vous-même, c'est un débat stérile. Aussi, n'en engagerai-je plus avec vous !

    la-pomme-pour-rire  (privé) -

    Toujours aussi mytho à ce que je vois monsieur K. Monsieur vomit les dictatures (enfin celles dites de gauche surtout) mais il va y passer ses vacances. Mieux encore, il y va en nouveau Che libérateur. Cinquante sept ans d'une "horrible" dictature et il a suffi que monsieur K vienne séjourner sur l'île pendant 8 jours pour que tous les coeurs de la Terre (au moins de la terre cubaine s'ouvrent à lui. Mais seulement la nuit, car c'est bien connu, la police politique à Cuba dort toujours la nuit. Il n'y a pas à dire, trop fort monsieur K. Au fait Arranov, pas de panique, pour monsieur K, tout ce qui se situe à gauche de MLP n'est que gauchisterie radicale et subversion. Inutile donc d'expliquer, votre seul tort est d'être passé une fois lui dire bonjour, ca a scellé votre destin une fois pour toutes. Bonne soirée à vous Arranov. (5)

    Qui t'as dit que je ne séjourne que 8 jours à Cuba , l" Happy ne prend pas tes désirs pour des réalités , ni tes petits moyens pour les miens .....

    Bonjour la Pomme pour rire.
    Le problème n'est pas d'aller passer des vacances, longues ou courtes, à Cuba. Le problème est d'en revenir avec les mêmes idées qu'avant, de ne pas avoir profité du séjour pour apprendre, se documenter, fouiller et essayer de voir si, ar hasard, on ne s'enferme pas dans des images toutes faites, bien différentes des réalités. Enfin...
    En tout cas, votre avis est bon et, en tout état de cause, j'ai décidé de ne plus répondre. C'est inutile, car vous savez bien ce qui disent les chinois : "Seul le sage doute, l'imbécile est sûr de lui".

  • Trump a raison. On ne discute pas avec une dictature de gauche .Que Cuba se libère de la pensée unique de gauche, libéré ses prisonniers politiques...après on pourra avoir des relations normales avec ce pays libéré.

  • "Peuple cubain" : n'oublie pas ces humiliations.....

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