Pression renforcée sur Pékin pour libérer le dissident Liu Xiaobo

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 Portrait de Liu Xiaobo, dissident chinois et prix Nobel de la paix 2010 hospitalisé avec un cancer du foie en phase terminale

Portrait de Liu Xiaobo, dissident chinois et prix Nobel de la paix 2010 hospitalisé avec un cancer du foie en phase terminale

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AFP, publié le jeudi 13 juillet 2017 à 13h31

La Chine a une nouvelle fois rejeté jeudi les pressions internationales pour qu'elle laisse partir le dissident Liu Xiaobo, au moment où le Nobel de la paix se débat contre un cancer en phase terminale sur son lit d'hôpital.

Les États-Unis et l'Allemagne ont appelé mercredi à la libération de M. Liu, après que l'établissement où il est soigné eut annoncé une "défaillance respiratoire" de l'opposant, semblant accroître la perspective d'un décès imminent.

Liu Xiaobo, 61 ans, figure du combat pour la démocratie en Chine, a été placé en liberté conditionnelle et hospitalisé pour un cancer du foie après plus de huit années de détention pour "subversion", a annoncé fin juin le régime communiste.

L'opposant a fait savoir qu'il souhaitait être hospitalisé à l'étranger. 

Lors de son point de presse quotidien, le porte-parole de la diplomatie chinoise a paru agacé par les questions de la presse étrangère sur les pressions internationales en faveur de Liu Xiaobo.

- "Je peux répéter..."-

"J'ai déjà répondu à cette question à plusieurs reprises. Je peux le répéter encore une fois: nous espérons que les pays concernés respectent la souveraineté de la justice chinoise et s'abstiennent de toute ingérence dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte de défendre un cas individuel", a déclaré Geng Shuang.

Semblant rejeter un acharnement thérapeutique, la famille du dissident a refusé qu'il soit intubé et placé sous respiration artificielle, a rapporté mercredi l'Hôpital universitaire N°1 de Shenyang (nord-est de la Chine) où il a été admis.

L'établissement a indiqué ces derniers jours que le dissident était dans un état "critique", que ses fonctions hépatiques continuaient à se détériorer et qu'il souffrait d'une défaillance d'organes.

Sur place, les autorités n'ont pas voulu dire où se trouvait la chambre du dissident mais au moins cinq policiers gardaient jeudi les accès au service d'oncologie de l'hôpital de Shenyang. Plusieurs autres étaient visibles à l'intérieur comme à l'extérieur du bâtiment.

Pékin affirme ainsi que l'état de Liu Xiaobo lui interdit toute évacuation, contrairement à ce qu'ont affirmé dimanche deux médecins américain et allemand admis à son chevet.

Des défenseurs des droits de l'homme mettent en doute la sincérité des rapports médicaux des autorités, les soupçonnant de peindre un tableau alarmiste afin de justifier leur refus de le laisser partir.

- Une première depuis 1938 -

Le site internet de l'établissement reste l'unique source d'informations sur l'état de santé du dissident, dont le nom est tabou en Chine. 

Sa femme Liu Xia est à ses côtés à l'hôpital. Mais elle ne peut être jointe par les médias car elle est placée en résidence surveillée par les autorités depuis 2010.

"Nous restons inquiets du fait que M. Liu et sa famille ne soient pas en mesure de communiquer avec le monde extérieur et qu'il ne soit pas libre de choisir son traitement médical", a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders.

L'Allemagne de son côté s'est déclarée une nouvelle fois "prête à accueillir et à apporter des soins médicaux" au dissident.


La présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, a également exhorté Pékin à libérer le prix Nobel et réitéré sa proposition de le soigner sur l'île rivale, que la Chine considère comme une de ses provinces.

S'il devait perdre la vie en Chine, Liu Xiaobo deviendrait le premier prix Nobel de la paix à mourir privé de liberté depuis le pacifiste allemand Carl von Ossietzky, décédé en 1938 dans un hôpital alors qu'il était détenu par les nazis.

Liu Xiaobo a été condamné en 2009 à 11 ans de réclusion pour "subversion" après avoir appelé à des réformes démocratiques. Il avait corédigé un manifeste, la Charte 08, prônant notamment des élections libres. Il a obtenu le prix Nobel de la paix en 2010. 

bur-rld/bar/roc

 
4 commentaires - Pression renforcée sur Pékin pour libérer le dissident Liu Xiaobo
  • Ce Monsieur a un Cancer en phase terminale je suis triste pour lui, les Médecins Chinois sont compétents ce ne sont pas des assassins , qu'ils nous démontrent en FRANCE ou en Amérique depuis quand ils arrivent à sauver un patient en phase terminale , si ce n'est que du Cinéma qu'ils font.

  • Pourquoi La CHINE se mêle quand La Police Américaine assassinent des citoyens ou que dans les prisons ils injectent des doses mortels même sur des innocents , ou elle se mêle pour dire il faut relâcher Georges Ibrahim ou Carlos ou je ne sais qui , ils ne se mêlent pas Les Chinois. Il y a un pays ou les crimes sont courant là ils ne disent rien.

  • j'ai habité en Chine , j'étais absolument en sécurité et très bien , pas comme en France , alors arrêter avec les droits de l'homme etc...jamais les devoirs de l'homme !!!!!

  • A la chine beaucoup a dire !!!

    Et bien Oui, vous avez raison, et on devrait peut-être en prendre de la graine!
    La Chine : Un taux de croissance supérieur à 6, un taux de criminalité inférieur à celui de la France de près de 20% pour une population 20 fois supérieure.
    Il faut arrêter avec les déclarations de la porte parole de la maison blanche et celles de ces organisations de défense des droits de l'homme financées par les USA pour tenter de semer la subversion en Chine. Que les USA se mêlent de ce qui se passe dans leur pays et arrêtent de mettre la zizanie partout dans le Monde, loin de chez eux bien entendu...

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