Annonce de la libération d'un Suédois d'origine chinoise par Pékin

Annonce de la libération d'un Suédois d'origine chinoise par Pékin

Une photo des dissidents Gui Minhai (d) et Lee Bo (g), le 19 janvier 2016 à Hong Kong

A lire aussi

AFP, publié le mardi 24 octobre 2017 à 17h11

Les autorités suédoises ont annoncé mardi la libération de Gui Minhai, ressortissant suédois d'origine chinoise travaillant pour une maison d'édition spécialisée dans les rumeurs sur la vie privée des dirigeants chinois, une version que met en doute sa famille.

"Nous avons reçu des autorités chinoises des informations selon lesquelles il a été libéré", a déclaré à l'AFP la porte-parole du ministère des Affaires étrangères suédois, Sofia Karlberg, sans préciser la date, ni le motif de sa libération.

Sa fille, Angela Gui, a fait part de ses interrogations quant à la remise en liberté de son père, indiquant n'avoir eu aucune nouvelle de lui depuis que les autorités chinoises ont annoncé sa libération prochaine, le 17 octobre, aux autorités suédoises.

Lorsque les diplomates suédois se sont rendus sur les lieux le 17 octobre, leurs homologues chinois ont déclaré qu'il "avait été libéré à minuit" et qu'ils "n'avaient aucune idée de l'endroit où il se trouvait", a ajouté sa fille. 

"Ni moi, ni aucun membre de ma famille, ni aucun de ses amis n'a été contacté", a déclaré Angela Gui, dans un communiqué.

"On ne sait toujours pas où il se trouve, je suis profondément inquiète pour sa santé", a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre suédois s'est réjoui de cette libération, mais indique que le ministère des Affaires étrangères du pays nordique, comme l'ambassade, cherchaient maintenant à contacter Gui Minhai. 

"Nous voulons savoir où il est pour entrer en contact avec lui, et savoir si tout va bien", a déclaré Stefan Löfven à l'agence de presse suédoise TT.

- "Etrange appel téléphonique" -

Le consulat suédois à Shanghai a par ailleurs reçu lundi un "étrange appel téléphonique de quelqu'un prétendant être" Gui Minhai, a déclaré sa fille.

"Il parlait suédois et affirmait qu'il avait l'intention de demander un passeport suédois dans un ou deux mois, mais qu'avant cela, il voulait passer du temps avec sa mère qui est malade", a précisé Angela Gui. "A ma connaissance, ma grand-mère n'est pas malade, mon père n'est pas avec elle".

La ministre des Affaires étrangères suédoise, Margot Wallström, a indiqué dans un tweet qu'elle "allait demander des précisions" sur cette libération annoncée.

Gui Minhai, 53 ans, est un des cinq employés de la maison d'édition "Mighty Current" basée à Hong Kong - et interdite en Chine- qui se sont "volatilisés" en quelques mois. Il n'était pas rentré chez lui après un séjour en Thaïlande en octobre 2015. 

L'ambassade de Suède à Pékin a été informée par le ministère des Affaires étrangères chinois que Gui Minhai serait libéré après avoir purgé une "peine de deux ans pour avoir occasionné un accident de la route, apparemment causé en 2003", a indiqué Angela Gui.

Contacté par l'AFP, le ministère des Affaires étrangères chinois a confirmé cette version, indiquant que "la condamnation de Gui Minhai pour son implication dans un accident de la route est terminée, il a été libéré le 17 octobre". 

Gui Minhai avait raconté en janvier 2016, lors d'aveux filmés à la télévision chinoise, être retourné en Chine pour assumer sa responsabilité (...) après y avoir tué une étudiante dans un accident de voiture alors qu'il conduisait ivre.

 
0 commentaire - Annonce de la libération d'un Suédois d'origine chinoise par Pékin
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]