Migrants: un "code de conduite" pour les ONG en préparation

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 Des migrants arrivent dans le port de Salerne, le 29 juin 2017 en Italie

Des migrants arrivent dans le port de Salerne, le 29 juin 2017 en Italie

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© AFP, CARLO HERMANN
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AFP, publié le lundi 03 juillet 2017 à 20h53

Pas question de laisser les bateaux secourant des migrants débarquer n'importe où en Europe: pour aider l'Italie face aux arrivées en Méditerranée, Paris et Berlin comptent mettre l'accent sur le tarissement des flux irréguliers, et créer un "code de conduite" des ONG.

Alors que Rome vient d'alerter sur l'"énorme pression" exercée sur ses côtes, les ministres de l'Intérieur italien, français et allemand ainsi que le commissaire européen aux migrations se sont retrouvés dimanche à Paris, pour arrêter un plan en six points.

La feuille de route est claire, dans ce plan qui sera soumis aux 28 Etats membres de l'UE lors d'une réunion informelle jeudi à Talinn: il faut "un soutien accru" à l'Italie, mais aussi "contribuer à endiguer le flux migratoire". 

Et la première des mesures évoquées vise à "travailler à un code de conduite pour les ONG", qui devra être préparé par l'Italie, "afin d'améliorer la coordination avec les ONG opérant en Méditerranée centrale".

Faut-il voir là une condamnation des organisations non gouvernementales, récemment accusées de collusion avec les passeurs? 

"L'idée est que les ONG doivent certes répondre à leur vocation de sauvetage en mer, mais ne pas alimenter elles mêmes ce flux incessant" en entrant dans les eaux territoriales libyennes pour aller au plus près des migrants, explique-t-on dans l'entourage du ministre français. 

En ce qui concerne l'appel de Rome lancé la semaine dernière aux Européens pour qu'ils ouvrent leurs ports aux bateaux secourant les migrants, ce n'est "pas l'option la plus à même de répondre à la situation", souligne-t-on de même source, en rappelant que les ONG elles-mêmes jugent que cela rallongerait le temps en mer. Cela pourrait en outre être "contreproductif" en risquant de "créer un appel d'air supplémentaire", ajoute-t-on.

SOS Méditerranée, l'une des ONG qui portent secours aux migrants en mer, s'est "[étonnée] que la première réponse proposée par les responsables européens pour faire face à une crise humanitaire majeure, soit d'élaborer un +Code de Conduite+ pour les ONG", fustigeant dans un communiqué une "instrumentalisation (...) dans la continuité des polémiques précédemment développées en Italie".

- Politique de visas -

Dans ce plan, plusieurs pistes, pas nouvelles, sont donc évoquées.

D'abord "renforcer le soutien aux gardes-côtes libyens". L'idée inquiète les ONG, qui redoutent le sort réservé aux migrants interceptés et renvoyés en Libye. Anticipant ces critiques, le plan évoque une augmentation de la formation et l'apport d'un "appui financier additionnel, tout en assurant un suivi étroit des activités". 

Il appelle aussi à "fournir un soutien additionnel" aux organismes présents sur place (OIM, HCR)... pour "permettre que les infrastructures en Libye atteignent les standards internationaux en termes de conditions de vie et de droits de l'Homme" -- un idée chère au ministre italien Marci Minitti, mais qui risque de demander un travail énorme tant les ONG font état de conditions épouvantables dans les centres de détention.

Le plan veut aussi examiner comment renforcer les contrôles à la frontière sud de la Libye "afin d'endiguer les flux migratoires irréguliers", et ce "en coordination étroite avec les pays voisins". Il s'agirait notamment d'apporter un soutien au Niger, où Agadez représente une plaque tournante du trafic d'êtres humains.

Toujours dans une logique de maîtrise, le plan appelle à "renforcer la stratégie de l'UE pour les retours": cela passe, côté logistique, par une pleine utilisation de Frontex (l'agence de protection des frontières) et, côté diplomatique, par une possible révision de la politique de visas "pour augmenter les taux de réadmissions lorsque c'est nécessaire". En filigrane, ce sont notamment des pays d'Afrique de l'ouest qui sont visés.

Enfin les signataires appellent à "accélérer le dispositif européen de relocalisation" (c'est-à-dire la répartition des réfugiés depuis l'Italie). Sur ce point, "la France et l'Allemagne se sont engagées à renforcer leurs efforts".

Cela pourrait signifier passer de 50 à 200 relocalisations par mois pour la France et de 500 à 750 pour l'Allemagne, indique-t-on dans l'entourage de Gérard Collomb.

Au 29 juin, 7.354 personnes avaient été relocalisées depuis l'Italie, dont 2.947 en Allemagne et 330 en France, selon la Commission européenne.

 
246 commentaires - Migrants: un "code de conduite" pour les ONG en préparation
  • on n'a pas le droit de dénoncer les ong ,mais certains élus commencent a comprendre.

  • faire payer une taxe aux ONG pour chaque migrant qu'elles raménent en europe

  • Je rappelle que 40 Allemandes ont été violées il y a quelques mois seulement par ces gens que l'Europe accueille !

  • pourquoi impose t on au peuple européen une immigration et ne fait on pas un référendum généralisé à toute l'UE pour savoir ce que veulent en fait les européens
    aujourd'hui il semblerait qu'une ultra minorité impose sa volonté
    et si le oui l'emporte etablir les quotats en fonction des pourcentages de oui obtenus par pays

    Les gouvernement doivent gouverner et prendre des décisions. Pourquoi ne pas faire une référendum sur les PV de stationnement. Nous parlons ici d'êtres humains. Et après l'immigration due aux guerres, viendra l'immigration écologique. Proposez vous d'abandonner ces gens qui n'ont pas eu la chance de naître au bon endroit? Le nombre de migrants en France est l'un des plus bas.

    Loumi a raison: La France manque cruellement de migrants, nous en voulons encore et au plus vite.D'ailleurs " leurs nombre est l'un des plus bas". Recevons dès à présent la moitié de l'Afrique, car de toute façon ça arrivera plus tard.
    Il est grand temps de forcer le français à les prendre en charge à vie, et leurs payer logement, nourriture, soins RSA, retraite. S'il n y avait que ça,.....

    Sans évoquer ici un point, autrement bien plus important.

    le bon endroit est celui que l'on se fait
    il ne faut pas abandonner les gens mais il ne faut pas les accueillir dans des condition pire qu'ils avaient chez eux et de les chasser d'un trottoir de paris à un autre chaque semaine

  • Revoir les statuts des ONG qui mettraient leurs membres actifs responsables sur leurs propres deniers personnels. C 'est à dire que le sauveteur adopte individuellement le migrant .

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