Migrants: Matteo Renzi évoque un numerus clausus

Migrants: Matteo Renzi évoque un numerus clausus

Le chef du Parti démocratique (centre gauche) au pouvoir en Italie, Matteo Renzi le 5 décembre 2016 à Rome

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AFP, publié le vendredi 07 juillet 2017 à 13h06

Le chef du Parti démocratique (centre gauche) au pouvoir en Italie, Matteo Renzi, a évoqué vendredi l'idée d'un numerus clausus sur les migrants, expliquant que son pays devait les sauver en mer mais ne pouvait pas les accueillir tous.

"Il doit y avoir un numerus clausus des arrivées. Nous ne devons pas nous sentir coupables si nous ne pouvons pas accueillir tout le monde. Nous devons sauver tout le monde, mais nous ne pouvons pas accueillir tout le monde en Italie", a martelé l'ancien chef du gouvernement dans une vidéo sur le site de son parti.

Depuis une semaine, Rome multiplie les appels à l'aide, exhortant ses partenaires européens à apporter une "contribution concrète" pour tenter d'endiguer les départs de migrants et de mieux répartir sur le continent ceux qui sont secourus en mer.

En effet, sur les plus de 101.000 migrants arrivés en Europe depuis janvier par la Méditerranée, plus de 85.000 ont débarqué en Italie, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Réunis jeudi à Tallinn, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ont apporté leur soutien à un plan d'action présenté en urgence par la Commission pour venir en aide à l'Italie, mais maintenu leur refus d'ouvrir leurs ports aux migrants secourus.

"Migrants, l'Italie est toujours plus seule", titrait cependant vendredi en une le quotidien La Repubblica, sur un ton commun à une grande partie de la presse italienne.

Ancien chef du gouvernement, M. Renzi est déjà en pré-campagne en vue des élections législatives prévues au plus tard au printemps 2018, et vient d'essuyer un revers lors de municipales partielles qui ont vu un grand retour de la droite.

"Lui il le dit, nous le ferons, stop à l'invasion", a réagi Matteo Salvini, chef de la Ligue du Nord, allié du Front national français, à l'idée du numerus clausus.

Face au manque de solidarité européenne, M. Renzi a aussi réitéré vendredi la menace italienne de ne plus verser d'argent au budget de l'UE à destination des pays qui refusent d'accueillir des migrants.

"Ces pays qui prennent l'argent de l'Italie puis construisent des murs, si nous nous montrons plus rudes et déterminés dans les discussions ces prochains mois pour le budget 2020-2026, ils en subiront les conséquences", a-t-il prévenu.

fcc/fio/roc

 
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