Migrants: convergence à Rome pour bloquer le flux au sud de la Libye

Chargement en cours
 Jean-Yves Le Drian (G) et Angelino Alfano, le 6 juillet 2017 à Rome

Jean-Yves Le Drian (G) et Angelino Alfano, le 6 juillet 2017 à Rome

1/2
© AFP, TIZIANA FABI
A lire aussi

AFP, publié le jeudi 06 juillet 2017 à 14h59

Les ministres des Affaires étrangères de pays européens et de pays africains d'origine et de transit réunis jeudi à Rome ont évoqué des pistes pour bloquer le flux des migrants au sud de la Libye, bien avant la Méditerranée.

"Pour faire baisser le nombre de ceux qui arrivent chez nous, il faut faire baisser le nombre de ceux qui arrivent en Libye. Ne pas agir seulement au nord ou en mer, mais aussi à la frontière sud", a expliqué à la presse le ministre des Affaires étrangères, Angelino Alfano, à l'issue de la réunion.

"Si les contrôles des frontières dans les pays de transit sont efficaces, alors les +billets+ vendus par la plus grande agence de voyage criminelle de l'histoire perdront de leur valeur. Si les trafiquants n'arrivent plus à garantir l'arrivée effective en Europe, leur agence de voyage sera en faillite. Là est notre mission", a-t-il ajouté.

Cette réunion prévue de longue date, en présence de hauts responsables de l'ONU et de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), se voulait le versant diplomatique de la réunion des ministres européens de l'Intérieur sur le même sujet à Tallinn, alors que l'Italie, qui a vu encore 85.000 migrants débarquer cette année, s'emporte contre un manque de solidarité européenne.

Les ministres africains -- Libye, Niger, Tunisie, Egypte, Tchad, Ethiopie, Soudan -- et européens -- Allemagne, Autriche, Espagne, France, Pays-Bas, Malte, Estonie -- ont signé une déclaration commune "pour marier solidarité et sécurité, comme l'Italie a déjà réussi à le faire", a expliqué M. Alfano.

La déclaration commune préconise des investissements en faveur des jeunes et des femmes dans les pays d'origine, un soutien aux contrôles dans les pays de transit ou encore une amélioration de la politique des retours, volontaires ou non.

Les signataires se sont aussi engagés à aider le HCR et l'OIM à augmenter leur présence tout au long du parcours et à développer les campagnes de communication dans les pays d'origine sur les dangers du voyage.

Avec les pays au sud de la Libye, "notre approche doit demeurer incitative (via des aides et des investissements). Nous ferons aussi preuve lorsque c'est nécessaire d'une grande fermeté, notamment en rappelant le lien entre les politiques de visa et les politiques de retour", avait déclaré en début de matinée le ministre français, Jean-Yves Le Drian.

Selon M. Alfano, l'Italie a débloqué 10 millions d'euros pour aider la Libye à contrôler ses frontières avec le Niger, le Tchad et le Soudan, 18 millions pour aider l'OIM à organiser en Libye les retours volontaires des migrants vers leur pays d'origine et 3 millions pour les opérations de lutte contre le trafic d'êtres humains.

L'Estonie, les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Autriche ont aussi annoncé des efforts financiers, a assuré M. Alfano sans plus de précisions. Et les participants ont prévu de se retrouver en janvier 2018 à Rome pour faire le point sur les actions menées.

 
14 commentaires - Migrants: convergence à Rome pour bloquer le flux au sud de la Libye
  • En fait de décision , c'est la lâcheté qui prévaut, aucun ne veux se mouiller et laisse faire l'ensemble, ainsi pas de responsable ! les élections ne sont pas très loin pour tous, et la presse pourrait prendre un audacieux dans le collimateur !! En 1973, " le camp des saints ", écrit par Raspail était prémonitoire ! c'est un livre qui est maudit par les gauchos et pour cause !

  • En clair on va arroser les déserts des milliards de nos impôts.

    Absolument avec nos politiques qui ne comprennent rien.

  • Enfin;;; Tant d'années perdues avec un "quarteron de bons à rien", c'est le bon sens,
    il y a belle lurette que les bateaux ne devraient pas pouvoir sortir des côtes syriennes, Iibyennes, tunisiennes etc... nous avons à faire à des minables...

  • Tous cela c'est de la fumée.
    Le droit maritime oblige a juste raison a secourir les naufragés. Il n'est pas noté qu'ils doivent etre ramener en Europe sauf a ecouter les ONG qui sont un lobby puissant.
    Il faut donc s'attendre au pire! Si l'Italie ferme ses ports les bateaux des ONG viendront sur la cotre francaise. Il faudra donc reagir vite et empecher le debarquement dès le premier bateau qui se presentera probablement en Corse (je fais confiance aux Corse pour reagir) soit sur la cote d'azur. Il ne faudra pas reculer sous peine de voir comme en Italie 200 000 migrants par an qui debarqueront.
    La France devra devenir une ZAD comme savent le faire les gens de l'extreme gauche (NDDL)

  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]