Marquée par l'attentat, Orlando veut se souvenir de l'élan qui a suivi

Chargement en cours
 Les visiteurs se promènent dans le monument improvisé à l\

Les visiteurs se promènent dans le monument improvisé à l'extérieur de la discothèque Pulse, un an après le massacre d'Orlando, en Floride, le 9 juin 2017

1/4
© AFP, Gregg Newton
A lire aussi

AFP, publié le dimanche 11 juin 2017 à 13h11

Casquettes, ours en peluche ou même canapé, c'est avec ces objets par milliers qu'Orlando veut évoquer le premier anniversaire de la fusillade qui a fait 49 morts dans une discothèque gay, pour se concentrer sur l'élan de solidarité qui a suivi.

Durant les heures postérieures à la tuerie, perpétrée dans le club Pulse par Omar Mateen au nom de l'Etat islamique dans la nuit du 11 au 12 juin 2016, ces témoignages de soutien se sont accumulés dans les différents lieu de recueillement de la ville.

Plusieurs milliers d'entre eux seront présentés lundi, une petite partie dans les murs du centre d'histoire du comté d'Orange, situé à Orlando, et le reste en ligne sur le site du musée.

"Nous ne connaissons pas les histoires derrière la plupart de ces objets", explique le responsable du lieu, Michael Perkins, qui espère que des donateurs profiteront de l'occasion pour les raconter.

Deux semaines après l'attentat, les personnels municipaux ont collecté ces objets avec précaution, en vue de leur conservation.

Nettoyés et débarrassés, autant que possible, des dépôts de cire occasionnés par les milliers de bougies allumées en souvenir des victimes, ils ont ensuite été inventoriés.

- Célébrer l'après -

Cartes, tee-shirts, dessins, colliers, badges, couronnes, drapeaux, souvent aux couleurs de l'arc-en-ciel pour rendre hommage à la communauté lesbienne, gay, bi-sexuelle et trans, sont de retour, pour se souvenir.

Pièce majeure de l'exposition, un canapé blanc Ikea déposé par un anonyme était vite devenu un point de fixation pour les pèlerins, qui l'ont recouvert de signatures, mots et autres empreintes de mains.

"La partie de l'histoire que nous voulons préserver, et dire, c'est la réponse des habitants", explique Teresa Jacobs, le maire du comté d'Orange, une agglomération de Floride qui englobe Orlando.

C'est aussi pour offrir un espace de recueillement aux familles, vivant parfois très loin d'Orlando, que les responsables du projet ont lancé l'exposition et le site.

"Cela fait un an, et nous voulons que les familles des victimes et les survivants puissent, à leur rythme, quand ils s'y sentent prêts, (...) comprendre que leurs proches ont énormément compté", ajoute l'élue.

Outre l'exposition, des bannières frappées du slogan "Orlando United" (Orlando unie) flottent un peu partout dans les rues de cette ville de 260.000 habitants, qui était jusqu'ici surtout connue pour ses parcs d'attraction.

Avant même les événements et ces manifestations de sympathie, Orlando était déjà considérée comme l'une des villes les plus accueillantes pour la communauté LGBT.

Début mai, la propriétaire du Pulse, Barbara Poma, a annoncé le lancement d'une campagne pour faire de la discothèque un mémorial en hommage aux victimes, avec un appel aux dons à la fondation onePULSE, créée après la fusillade.

Plusieurs projets artistiques ont été lancés depuis le 12 juin 2016, parmi eux une pièce intitulée "O-Town", basée sur des témoignages de personnes directement affectées par l'attentat, dont une partie sera lue lundi lors des cérémonies de commémoration.

Là encore, il est plus question de l'après, plus de vie que de mort.

"C'est important de documenter l'histoire de cette période", explique Yasmin Flasterstein, qui dirige le groupe d'aide psychologique aux survivants de la fusillade, qui outre les 49 morts, a également fait 53 blessés.

"Pas seulement ce qui s'est passé le 12 juin, mais après", dit-elle. "C'était quelque chose de vraiment beau."

 
1 commentaire - Marquée par l'attentat, Orlando veut se souvenir de l'élan qui a suivi
  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]