Le gouvernement birman use des "mêmes techniques" de répression que la junte

Le gouvernement birman use des

Yanghee Lee, rapporteuse spéciale de l'ONU pour la Birmanie, pendant une conférence d presse à Rangoun le 21 juillet 2017.

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AFP, publié le vendredi 21 juillet 2017 à 18h28

Les autorités birmanes ont recours aux "mêmes techniques" pour réduire les citoyens au silence que la junte auto-dissoute en 2011, a affirmé vendredi la rapporteuse spéciale de l'ONU qui a exigé que le gouvernement laisse les Nations unies enquêter sur le sort de la minorité musulmane Rohingya.

Depuis octobre dernier, plus de 70.000 Rohingyas ont fui la région vers le Bangladesh voisin, dans la foulée d'une campagne de répression de l'armée birmane lancée après des attaques meurtrières contre des postes frontière, menées par des militants rohingyas.

L'offensive menée par l'armée a duré plusieurs mois et abouti, selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, à un "nettoyage ethnique" et "très probablement" à des crimes contre l'humanité.

Le gouvernement birman, au premier rang duquel l'ex-opposante Aung San Suu Kyi, rejette les accusations de l'ONU et l'offre d'envoi d'une mission d'enquête onusienne sur les exactions contre les Rohingyas, imputées à l'armée.

Vendredi, Yanghee Lee, la rapporteuse spéciale de l'ONU pour la Birmanie a "fermement" appelé le gouvernement à autoriser cette mission.

Et d'après elle, la police et l'armée continuent à intimider et harceler ceux qui osent s'élever contre les violations de leurs droits, de la même façon que le faisait la dictature.

"Je dois dire que je suis déçue de voir que les techniques employées par l'ancien gouvernement continuent d'être utilisées", a dit Yanghee Lee lors d'une conférence de presse à Rangoun à l'issue d'un déplacement de 12 jours dans le pays.

"A une époque révolue les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes et les civils étaient suivis, surveillés et interrogés. Et tout cela continue", a-t-elle asséné.

Pendant la dictature militaire qui a duré près de 50 ans, des centaines de dissidents ont été emprisonnés, notamment de nombreux membres de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) maintenant au pouvoir. Aung San Suu Kyi, aujourd'hui de facto chef du gouvernement, a elle-même passé près de 15 années en résidence surveillée.

cah/gde/cls

 
3 commentaires - Le gouvernement birman use des "mêmes techniques" de répression que la junte
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