Le fils aîné de Trump en première ligne pour défendre son père

Le fils aîné de Trump en première ligne pour défendre son père

Donald Trump Junior, le 28 octobre 2009 à Balmedie en Ecosse

A lire aussi

AFP, publié le vendredi 09 juin 2017 à 19h30

Un Donald Trump peut en cacher un autre: alors que le président américain était tenu au silence pendant l'audition de James Comey, son fils aîné Donald Trump Junior montait au créneau pour son père, illustrant à nouveau combien le président s'appuie sur sa famille.

On savait la famille Trump très soudée. Mais la montée en première ligne du fils aîné a été d'autant plus remarquée qu'Ivanka, la fille du président qui avec son mari Jared Kushner conseille officiellement son père à la Maison Blanche, a elle été absente de la scène politique ces derniers jours.

Celle qu'on surnomme la "première fille", qui passe pour la voix de la sagesse et de la mesure après du président, est restée quasi-invisible depuis que son père a annoncé la semaine dernière le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Elle et son mari avaient apparemment plaidé pour la décision contraire.

Mais bien que Donald Jr soit resté à New York pour se concentrer sur la gestion de l'empire immobilier de son père, dont il a repris les rênes en janvier avec son frère Eric, il n'a rien d'un débutant en politique pour autant.

Il avait déjà impressionné pendant la campagne présidentielle, par des discours musclés et bien ficelés, notamment lors de la convention républicaine de Cleveland en juillet 2016 qui consacra son père comme le candidat du camp républicain.

- 'Porte-voix de son père' -

Jeudi, pendant les près de trois heures d'audition de l'ancien directeur du FBI, Donald Jr., 39 ans et père de cinq enfants, dégainait des dizaines de tweets, fustigeant les médias et soulignant tout ce qui pouvait exonérer son géniteur, avec la patte inimitable du fils qui s'est déjà fait taper sur les doigts.

"Connaissant mon père depuis 39 ans, quand il vous ordonne ou qu'il vous dit de faire quelque chose, il n'y a pas d'ambiguïté, on sait exactement ce que ça veut dire", a-t-il notamment tweeté, alors que Comey disait avoir "interprété" les paroles de Donald Trump comme une "instruction" de mettre fin à l'enquête sur la collusion de son entourage avec la Russie.

Donald Jr. en a ensuite remis une couche sur la chaîne conservatrice Fox News, où il était l'invité d'un des plus fervents défenseurs de M. Trump, Sean Hannity.

Il a dénoncé "une chasse aux sorcières qui dure depuis 10 mois", destinée selon lui à "faire diversion" et empêcher son père de mettre en oeuvre son programme. Et d'assurer, comme l'avocat personnel du président, que l'audition avait levé tous les doutes.

"Il était vraiment le porte-voix de son père, disant exactement ce que son père aurait dit s'il avait pu tweeter", a commenté Jeanne Zaino, professeure de sciences politiques au Iona College.

- Ivanka 'pas écartée' -

Selon cette analyste, ce rôle n'aurait pas pu être endossé par Ivanka, qui joue sur une image très différente: jamais un mot plus haut que l'autre, utilisant les réseaux sociaux pour des messages toujours très soignés et positifs.

Lorsqu'il a été désigné avec son frère pour diriger la Trump Organization pendant la présidence, Donald Jr. s'est engagé, pour limiter les soupçons de conflits d'intérêt, à ne plus parler affaires avec son père. Un exercice de "funambule", souligne Mme Zaino, pour une entreprise aussi intrinsèquement familiale que la Trump Organization.

Il avait aussi pensé "retourner à ma famille et à une vie normale" et "en avoir fini avec la politique", "mais je n'ai pas pu", confiait-il récemment à des ténors républicains, selon le New York Times.

Donald Trump Jr aurait-il lui aussi des ambitions politiques? "Je ne serais pas surprise," dit Mme Zaino. "On voit bien qu'il se forme".

"Je suis certain qu'il fera de la politique un jour", estime de son coté Ronald Kessler, un ancien journaliste du Washington Post aujourd'hui auteur et ami de M. Trump.

"Ivanka pourrait aussi, ce sont les deux (parmi les enfants Trump) qui sont intéressés par ça", dit-il.

Car l'actuelle discrétion d'Ivanka ne signifie aucunement qu'elle a perdu son influence, dit-il. "Jamais les enfants ne vont se sentir écartés par le père. Ils peuvent essayer de l'influencer, mais ils savent très bien que la décision finale lui revient".

 
3 commentaires - Le fils aîné de Trump en première ligne pour défendre son père
  • Ah ! c'est lui qui soutient son papa ! mais bien sur et par de là sa politique ....mise à part que l'exploitation des propriétés viticoles sont entretenues par des mexicains....! que les vêtements vendues par sa sœur son fabriqués en chine ! et tout ce joli monde cri vive l'Amérique et les Américains d'abord pour le travail ! il se trouve quand même un grain de sable entre les paroles de campagne et leurs façons de gérer leurs patrimoines en une phrase:" Faites ce que je dit mais pas ce que je fais " mais ils ne mentent pas le même jour ! c'est quand ils se lèvent du mauvais pied.....

  • Beurk ! Tel père, tel fils ! Ce n'est pas un compliment loin de là !

  • Les américains sont en train de ternir à jamais leur image avec ce clan à la tête de leur pays entre le fils, le beaux-fils, la fille, jamais les rênes d'un pays n'ont été tenu de cette façon aussi vulgaire, partisane et sans intelligence

  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]