Trump annonce une ère de transition diplomatique vers la paix en Syrie

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 Vue de bâtiments en ruines dans la ville syrienne de Raqa, le 21 octobre 2017

Vue de bâtiments en ruines dans la ville syrienne de Raqa, le 21 octobre 2017

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© AFP, BULENT KILIC
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AFP, publié le samedi 21 octobre 2017 à 21h42

Le président américain Donald Trump a prédit samedi l'ouverture d'une ère de transition vers la paix en Syrie, avec l'implication diplomatique des Etats-Unis, la reprise de la ville de Raqa annonçant selon lui "la fin du califat de l'Etat islamique".

"Avec la libération de la capitale de l'Etat islamique, ainsi que de la vaste majorité de son territoire, la fin du califat de l'Etat islamique est en vue", a estimé M. Trump dans un communiqué transmis par la Maison Blanche.

Cette victoire de l'alliance dominée par les Kurdes, alliés à Washington, annonce "une nouvelle phase" en Syrie, a ajouté le président américain.   

Cibles de multiples offensives, les militants armés du groupe Etat islamique (EI) sont actuellement acculés dans leurs derniers fiefs en Syrie et voient s'effondrer le "califat" proclamé sur les régions conquises en 2014 à cheval entre l'Irak et la Syrie.

Les forces du régime de Bachar al-Assad ont encore repris samedi une ville symbolique de la province de Homs, a rapporté l'agence officielle syrienne Sana.

"Nous allons rapidement évoluer vers une nouvelle phase dans laquelle nous soutiendrons les forces locales de sécurité, ferons retomber les violences en Syrie et mettrons en place les conditions pour une paix durable, afin que les terroristes ne puissent revenir menacer notre sécurité commune", a prévu M. Trump.

"Ensemble, avec nos alliés et partenaires, nous soutiendrons des négociations diplomatiques qui mettront fin à la violence, permettront aux réfugiés de rentrer chez eux en sécurité et déboucheront sur une transition politique" en Syrie, a-t-il poursuivi.   

Il n'a pas mentionné quel sort Washington prévoyait pour le président syrien Bachar al-Assad, ni quelle influence serait laissée à Moscou dans ces négociations, deux questions qui chacune ont déjà fait capoter de précédentes discussions. 

Alors que des capitales européennes exigent le départ d'al-Assad, M. Trump lui a insisté sur le fait que le processus de transition politique devait "respecter la volonté du peuple syrien".

Sept rounds de pourparlers à Genève sur l'avenir politique de la Syrie n'ont rien donné. En parallèle, un second processus de discussions mené à Astana au Kazakhstan, sous l'égide de la Russie, de l'Iran et de la Turquie a défini des zones de "désescalade" sous influences étrangères et a permis une nette réduction de la violence.  

- Raqa chute, Rex tempère -

Le groupe Etat islamique contrôlait Raqa, dans le nord de la Syrie, depuis 2014, et en avait fait son fief.

"La libération de Raqa est une étape cruciale dans la lutte mondiale contre le groupe Etat islamique", s'était félicité vendredi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, actuellement en visite sur la péninsule arabique. 

Mais la "perte de Raqa (par le groupe Etat islamique, ndlr) ne signifie pas que notre combat contre l'EI est terminé", avait prévenu M. Tillerson.

"La coalition mondiale continuera de s'appuyer sur tous les éléments du pouvoir national --militaire, renseignement, diplomatie, économie, forces de l'ordre-- et la vigueur de nos communautés jusqu'à ce que tous les Syriens soient libérés de la brutalité de l'EI et que nous soyons assurés qu'il ne puisse plus exporter sa terreur dans le monde", avait poursuivi le secrétaire d'Etat. 

La capture de Raqa, l'ex-"capitale" de facto de l'EI en Syrie, est la dernière victoire en date des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance antijihadistes disposant du soutien aérien crucial des Etats-Unis.

Depuis 2015, elles ont chassé l'EI de plusieurs régions, s'imposant comme une force incontournable dans la lutte contre l'organisation jihadiste.

Ces forces pourraient à terme se rapprocher du régime de Bachar al-Assad et de la Russie, dans ce pays morcelé par la guerre.

Déclenché en mars 2011 par la pression de manifestations pacifiques contre le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

 
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