La famille impériale japonaise en cinq points

La famille impériale japonaise en cinq points

L'empereur Akihito (2e d) et son épouse l'impératrice Michiko (d), le prince Naruhito (2e g) et son épouse la princesse Masako (g), le 2 janvier 2015 à Tokyo

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AFP, publié le vendredi 19 mai 2017 à 13h19

Le gouvernement japonais prépare la première abdication d'un empereur en 200 ans, qui verrait le départ du souverain Akihito (83 ans), inquiet de ne plus pouvoir accomplir ses lourdes tâches en raison de son âge. 

Voici cinq éléments essentiels à connaître sur la famille impériale du Japon:

Une histoire très ancienne

La famille impériale japonaise est considérée comme la plus ancienne dynastie du monde et son histoire, fleurie de nombreux mythes, remonte à plus de 2.600 ans.

Akihito est le 125e empereur depuis son ancêtre lointain Jimmu, considéré  comme un descendant de la déesse du soleil Amaterasu.

Les empereurs jouent un très grand rôle dans le culte japonais shinto, à travers divers rites annuels et prières pour la prospérité du pays.

Symbole constitutionnel

La plus grande menace à laquelle a été confrontée la longue histoire de la famille impériale est survenue après la défaite du Japon dans la Seconde guerre mondiale.

Les Alliés avaient envisagé de supprimer le statut impérial du souverain d'alors, Hirohito, au nom duquel les forces armées japonaises avaient attaqué et envahi une partie de l'Asie-Pacifique. Mais le général américain Douglas MacArthur, à la tête de l'occupation américaine d'après-guerre, avait obtenu auprès de sa hiérarchie le maintien de l'empereur pour éviter une démoralisation totale du peuple nippon. Hirohito a cependant été déchu de son statut semi-divin et privé de ses pouvoirs politiques.

En vertu de la Constitution imposée par les Etats-Unis après la reddition du Japon à la fin du conflit, charte fondamentale entrée en vigueur en 1947, le rôle de l'empereur est ainsi limité à celui de "symbole de l'État et de l'unité du peuple japonais", afin de prévenir tout retour au militarisme. 

Popularité

L'empereur et sa famille jouissent d'une grande popularité et de l'admiration de la vaste majorité des Japonais.

L'empereur Akihito et l'impératrice Michiko, qui ont créé une nouvelle forme de règne très empathique envers le peuple, se rendent toujours sur les lieux de catastrophes naturelles dans le pays. Depuis six ans, ils ont régulièrement manifesté de diverses façons leur soutien aux habitants des régions frappées par le tremblement de terre de mars 2011, suivi d'un gigantesque tsunami et de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Akihito a laissé entendre à plusieurs reprises que son le Japon ne devait pas minimiser son militarisme du 20e siècle et ses exactions pendant la Seconde guerre mondiale, des propos interprétés comme un coup de griffe aux positions nationalistes du Premier ministre Shinzo Abe et de son entourage conservateur.

Un club masculin

La famille est régie par un principe de succession strictement masculine, bien qu'il y ait eu par le passé huit impératrices.

Après l'abdication d'Akihito, son fils aîné, le prince héritier Naruhito, occupera le trône du Chrysanthème. 

Son frère cadet, Fumihito, aussi appelé prince Akishino, arrive après lui dans l'ordre de succession. Il n'y a ensuite qu'un seul héritier mâle, le fils du prince Akishino, le jeune Hisahito, âgé de dix ans.

L'avenir

Le manque de jeunes hommes a fait envisager des changements, dont l'autorisation donnée aux femmes d'accéder au trône, une idée abhorrée par les traditionalistes.

Certains ont souhaité que les femmes épousant des roturiers ne perdent plus, comme c'est la cas actuellement, leur titre et ne soient plus exclues de la famille, de sorte que leurs éventuels fils puissent aussi entrer dans l'ordre de succession. D'autres prônent un agrandissement de la famille en y ramenant de distants cousins.

 
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