L'incendie de Londres retarde l'annonce d'un accord de gouvernement

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 La dirigeante du DUP Arlene Foster et son chef adjoint Nigel Dodds arrivent au 10 Downing Street pour rencontrer la Première ministre britannique Theresa May, le 13 juin 2017 à Londres

La dirigeante du DUP Arlene Foster et son chef adjoint Nigel Dodds arrivent au 10 Downing Street pour rencontrer la Première ministre britannique Theresa May, le 13 juin 2017 à Londres

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© AFP, Ben STANSALL
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AFP, publié le mercredi 14 juin 2017 à 17h15

La Première ministre britannique Theresa May poursuivait mercredi les négociations pour retrouver une majorité absolue au Parlement et respecter le calendrier du Brexit, mais aucun accord ne devait être immédiatement annoncé en raison d'un incendie meurtrier à Londres.

Mme May se voit contrainte de courtiser le petit parti nord-irlandais du DUP, dont les dix élus lui permettraient d'atteindre les 326 sièges requis pour avoir le contrôle du Parlement, qu'elle a perdu depuis les législatives du 8 juin: son Parti conservateur n'a remporté que 318 sièges.

Les discussions "continuent mais je crois que ce qui se passe à Londres aujourd'hui aura probablement un impact", a déclaré à l'AFP un porte-parole du DUP à propos de l'incendie qui a dévasté une tour de logements sociaux, faisant au moins six morts et 74 blessés.

"Je pense qu'il est peu vraisemblable qu'il y ait une annonce aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Une première rencontre entre Theresa May et Arlene Foster, la dirigeante du DUP, s'est tenue mardi après-midi, sans aboutir à un accord, malgré des échanges qualifiés de "productifs" par la Première ministre.

"J'espère que nous pourrons atteindre une conclusion au plus vite", a de son côté affirmé Arlene Foster.

Selon des sources au sein du DUP citées par le quotidien The Guardian, l'accord serait finalisé à "95%".

L'enjeu est de taille pour Theresa May qui doit au plus vite remettre sa majorité et son gouvernement en ordre de marche pour pouvoir affronter les difficiles négociations de sortie de l'Union européenne, censées commencer lundi, presque un an après le référendum du 23 juin 2016.

Pressée par les dirigeants européens d'avancer sur le dossier, Mme May a assuré mardi à Paris que le calendrier était "maintenu", et que les négociations "commenceront la semaine prochaine", alors que le président français Emmanuel Macron venait de redire son souhait que ces discussions "démarrent le plus rapidement possible".

Mercredi, Guy Verhofstadt, le référent du Parlement européen sur la question, a estimé sur Twitter qu'il était "temps de débuter les négociations".

- 'May a joué et elle a perdu' -

La perspective d'une alliance avec le DUP - un parti ultra-conservateur opposé au mariage homosexuel et à l'avortement -, suscite des inquiétudes au Royaume-Uni comme en Irlande, où l'on s'interroge sur l'impact d'un accord sur le fragile équilibre des pouvoirs en Irlande du Nord.

Le Sinn Féin, la formation historique des nationalistes catholiques, se montre également très attentif à ces négociations. "Ces arrangements sont troublants", a déclaré à l'AFP Michelle Gildernew, l'une des sept membres du parti élus au parlement.

Theresa May a tenté de contenir ces craintes en promettant que son gouvernement serait "absolument loyal" aux engagements pris envers l'Irlande du Nord.

Le sujet pourrait être évoqué jeudi lors d'une réunion à Downing Street où, selon un porte-parole de l'exécutif, ont été invités des responsables des cinq principaux partis nord-irlandais.

Mmes May et Foster pourraient également devoir accorder leurs vues sur le Brexit.

La cheffe du gouvernement a en effet prôné jusqu'ici un Brexit "dur", impliquant notamment une sortie du marché unique européen tandis que le DUP veut éviter le retour d'une frontière physique avec l'Irlande, membre de l'UE.

L'ancien Premier ministre conservateur David Cameron s'est invité dans le débat en estimant que Mme May allait devoir "adoucir" son approche sur le Brexit et donner plus de responsabilités au Parlement, dans le Financial Times.

Le Brexit "dur" prôné par Mme May "n'offre pas beaucoup d'options", a estimé de son côté au Parlement européen Manfred Weber, le chef du PPE, lâchant à propos des législatives: "Theresa May a joué et elle a perdu".

Reste qu'en cédant du terrain, la dirigeante risque de s'attirer les foudres des Brexiters purs et durs.

A moins qu'elle ne "soit absolument limpide sur le fait qu'elle ne cédera pas d'un pouce et que nous quitterons le marché unique (...), son propre parti se débarrassera d'elle et nous perdrons encore plus de temps", a prévenu Nigel Farage, ancien leader du parti europhobe Ukip.

 
9 commentaires - L'incendie de Londres retarde l'annonce d'un accord de gouvernement
  • Il ne s'agit pas d'anglais , mais de britanniques.

    ( c'est curieux comment les français n'arrivent pas à se faire à cette nuance. )

  • Quand nous aurons des négociateurs de la qualité des Anglais, nous pourrons discuter d'égal à égal. Mais pour le moment je ne suis pas sur que ce soit l'Europe qui gagne. Souvenez-vous comment Londres à eu les Jeux olympiques au dépend de Paris. Un exemple parmi d'autres....

  • Le Brexit a servi d'argument électoral, mais les Anglais se retrouveraient tout seul sur leur île et aux ordres des USA ...
    "Messieurs les Anglais, tirez les premiers" !

  • faut savoir-----)" indépendance" --- OK
    et maintenant cherche "une alliance" - paradoxes constants
    mais les prophéties ne sont pas réjouissantes pour eux
    "Angleterre à feu et à sang - fuite du roi............." certainement après le décès de la reine
    Angleterre envahi par tous les " touristes" qui y sont installés...............
    France et Europe idem progressivement................................mais interdit d'en faire état........l'idéal est de lire............

    Lire d'accord , mais je n'ai pas de gout pour les BD...

  • Ils commencent déjà à en subir les conséquences, baisse de la livre, inflation donc baisse du pouvoir d'achat, un certain nombre d'entreprises qui pensent à délocaliser pour éviter les droits de douanes... départ de travailleurs d'autres pays d'Europe, une totale réussite la sortie de l' U.E. Ce n'est que le début. Exemple à ne surtout pas suivre....

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