Israël refuse de parler à un gouvernement palestinien sans désarmement du Hamas

Israël refuse de parler à un gouvernement palestinien sans désarmement du Hamas

Photo d'archives. Des combattants de la branche armée du mouvement palestinien Hamas défilent dans le sud de la bande de Gaza le 20 juillet 2017.

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AFP, publié le mardi 17 octobre 2017 à 18h41

Le gouvernement israélien refuse de négocier avec un futur gouvernement d'union palestinien qui comprendrait le Hamas si la formation islamiste ne rend pas les armes, ne renonce pas à la violence et ne reconnaît pas Israël, indique mardi un communiqué officiel.

Le cabinet israélien restreint, traitant des affaires de sécurité, a aussi conditionné toute discussion avec un gouvernement d'union palestinien à une rupture des liens entre le Hamas et l'Iran, une restitution des corps de soldats israéliens tués pendant la guerre de 2014 dans la bande de Gaza et la libération des quelques Israéliens retenus dans l'enclave, rapporte le texte.

Le "cabinet de sécurité" israélien s'est réuni mercredi alors que le Hamas et le Fatah, principales formations palestiniennes, cherchent à enterrer dix années de dissensions délétères et devraient engager prochainement les discussions en vue de former un gouvernement d'unité.

En vertu d'un accord signé jeudi dernier au Caire, la réconciliation doit voir l'Autorité palestinienne, entité internationalement reconnue et interlocutrice d'Israël, reprendre d'ici au 1er décembre tous les pouvoirs dans la bande de Gaza dont elle avait été évincée par le Hamas en 2007.

Depuis lors, l'Autorité dominée par le Fatah n'exerce plus ses pouvoirs - limités - que sur la Cisjordanie, territoire occupé par l'armée israélienne.

Les conditions fixées par Israël semblent a priori impossibles à tenir pour le Hamas, ce qui pose la question des relations futures entre Israël et l'Autorité palestinienne si la réconciliation est menée à bien.

La communauté internationale voit, elle, dans le retour annoncé de l'Autorité à Gaza un facteur potentiellement important pour recréer une perspective de règlement du conflit israélo-palestinien.

"Le gouvernement d'Israël ne mènera pas de négociations avec un gouvernement palestinien qui comprenne le Hamas, organisation terroriste qui appelle à la destruction d'Israël, aussi longtemps qu'il ne remplit pas les conditions" israéliennes, a prévenu le "cabinet de sécurité" dans son communiqué.

- Levée des sanctions -

Israël énonce également comme condition que l'Autorité assume le contrôle total de la sécurité à Gaza, y compris aux points de passage vers Israël et l'Egypte, ajoute le communiqué.

L'Autorité devra en outre "continuer à agir contre les infrastructures du Hamas" en Cisjordanie, avance le "cabinet de sécurité", qui rappelle au passage la coopération entre l'Autorité et Israël dans le domaine de la sécurité dans ce territoire.

L'exigence israélienne d'un contrôle total de la sécurité par l'Autorité à Gaza renvoie les Palestiniens à l'une des questions les plus épineuses de la réconciliation: l'Autorité a indiqué que ses responsabilités devaient être entières et comprendre la sécurité.

Le Hamas, à la tête d'un bras armé fort de 25.000 hommes et disposant selon les estimations de milliers de roquettes, a signifié que la question des armes n'était pas négociable.

Mardi, il a manifesté des signes d'impatience à l'adresse du président Abbas, le prévenant qu'il mettait en danger la réconciliation en tardant à lever des sanctions prises cette année pour forcer le mouvement islamiste à accepter le retour de l'Autorité à Gaza.

Le maintien de ces sanctions "altère le climat général de réconciliation", a dit un porte-parole du Hamas, Abdellatif al-Qanoue, dans un communiqué.

Ces dispositions, comme la réduction par l'Autorité du paiement des factures d'électricité de Gaza, ont rendu encore plus difficiles les conditions de vie dans l'enclave et leur levée est une attente primordiales des Gazaouis.

Le président Abbas a indiqué qu'elles le seraient quand le gouvernement émanant de l'Autorité assumerait toutes ses responsabilités à Gaza.

 
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