Iran: le maire de Téhéran se retire de la course à la présidentielle

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 Election présidentielle en Iran

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© AFP, Vincent LEFAI, Jean Michel CORNU, Valentina BRESCHI
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AFP, publié le lundi 15 mai 2017 à 14h34

Iran: le maire conservateur de Téhéran Mohammed Bagher Ghalibaf se retire de la course à la présidentielle

Le maire conservateur de Téhéran Mohammed Bagher Ghalibaf s'est retiré de la course à l'élection présidentielle de vendredi en Iran, et a appelé à voter pour le religieux Ebrahim Raissi, principal rival du président sortant modéré Hassan Rohani.

"L'important à ce stade, c'est de préserver les intérêts du peuple, du pays et de la révolution" ainsi que "l'unité des forces révolutionnaires", a expliqué M. Ghalibaf dans un communiqué publié par les médias. 

"Je demande à tous mes partisans de soutenir mon frère l'hodjatolislam Ebrahim Raissi", a-t-il ajouté. "J'espère que cette décision sera le début d'une évolution économique (...) au profit des déshérités et des démunis".

Avec le retrait de M. Ghalibaf, deux candidats conservateurs restent en lice face au président modéré Rohani: Ebrahim Raissi et Mostafa Mirsalim, un petit candidat peu connu des Iraniens.

M. Rohani devrait recevoir le soutien de Es-Hagh Jahanguiri, candidat réformateur et 1er vice-président d'Iran, qui devrait également annoncer son retrait de la course.

Un autre petit candidat réformateur, Mostafa Hashemitaba, a déjà appelé les électeurs à voter pour M. Rohani.

En annonçant son soutien à M. Raissi, M. Ghalibaf a affirmé qu'il "n'y avait pas d'autre voie que la lutte contre les 4% (de riches) qui contrôlent les réseaux économiques et politiques du pays".

- "Aristocratie" -

Depuis le début de la campagne électorale, le maire de Téhéran et M. Raissi ont développé les mêmes thèmes pour augmenter l'aide aux défavorisés, la création d'un million d'emplois pour faire baisser le taux de chômage qui atteint 12,5% et pour soutenir la production nationale et la lutte contre la contrebande.

A 56 ans, M. Raissi est une figure montante du pouvoir et un pur produit du système conservateur. Il est proche du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui l'avait nommé en 2016 à la tête de la puissante Fondation de charité Astan Qods Razavi.

Cette dernière gère à Mashhad (nord-est) le mausolée de l'imam Reza, huitième successeur du prophète selon les musulmans chiites, et possède de nombreuses sociétés de construction et de services, d'immenses usines, des terres agricoles et des terrains à travers le pays.

M. Raissi a travaillé pendant plus de deux décennies au sein du système judiciaire, contrôlé aujourd'hui par les religieux conservateurs. Ses adversaires le critiquent en affirmant qu'il n'a pas suffisamment d'expérience pour diriger le pays.

"Je représente les ouvriers, les agriculteurs, les femmes démunies", a affirmé vendredi le candidat, en accusant le gouvernement du président Rohani de représenter "l'aristocratie" et de ne pas s'occuper des plus pauvres.

Lundi, le vice-ministre de l'Intérieur chargé d'organiser les élections, Ali Asghar Ahmadi, a affirmé que "selon les dernières estimations, l'envie de participer à l'élection a augmenté pour passer à 57%", a rapporté l'agence Isna.

En 2013, la participation avait été de 72% et M. Rohani avait été élu avec 50,7% des voix dès le premier tour.

 
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